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Hyperandrogénie : Caster Semenya déboutée par la justice suisse

L'athlète sud-africaine est en pleine course.

Caster Semenya

Photo : Getty Images / Francois Nel

Agence France-Presse

Le Tribunal fédéral, équivalent de la Cour suprême en Suisse, a rejeté mardi au nom de « l’équité sportive » le recours de l’athlète sud-africaine Caster Semenya, qui entendait courir sur sa distance fétiche du 800 m sans prendre de traitement pour faire baisser son taux de testostérone.

La sportive hyperandrogène, dont le bras de fer avec World Athletics dure depuis 2009, a aussitôt annoncé qu’elle envisageait tous les recours nationaux et internationaux.

L’arrêt, publié mardi soir, mais qui remonte au 25 août, confirme la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS), qui avait débouté l’athlète l’an dernier. Le TAS avait rejeté le recours de Semenya, mais avait sommé World Athletics d'ajuster son règlement, qui définissait un seuil maximal de testostérone pour courir avec les femmes sur des distances allant du 400 m au mile (1609 m), après avoir exprimé de sérieuses préoccupations.

Concrètement, World Athletics impose depuis avril 2018 aux femmes présentant un excès naturel d’hormones sexuelles mâles de faire baisser leur taux de testostérone par un traitement afin de participer aux épreuves internationales.

Semenya, révélée en 2009 aux Championnats du monde de Berlin et aussitôt au cœur d’une controverse liée à sa carrure musculeuse, voit dans ce règlement une discrimination, ainsi qu’une violation de sa dignité humaine.

Le Tribunal fédéral a fait prévaloir l’équité des compétitions, principe cardinal du sport, soulignant qu’un taux de testostérone comparable à celui des hommes confère aux athlètes féminines un avantage insurmontable.

La cour a certes admis qu’un traitement hormonal portait sérieusement atteinte au droit à l’intégrité physique, mais elle a dit que les athlètes concernées pouvaient librement refuser de le suivre.

En mars dernier, la double championne olympique s’était montrée optimiste sur ses chances de réaliser les standards nécessaires pour courir le 200 m des Jeux olympiques de Tokyo, une distance non concernée par le règlement de l’IAAF.

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