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Une première semaine fort concluante pour Hugo Houle au Tour de France

Hugo Houle en action au Tour de France

Hugo Houle en action au Tour de France

Photo : Compte Twitter d'Astana

Michael Roy

La première semaine du Tour de France n’a pas été de tout repos pour Hugo Houle, le seul Canadien présent dans le peloton cette année. Sans faire trop de bruit, il a accompli de grandes choses.

En neuf jours de compétition, le coureur de l’équipe Astana a terminé quatre fois dans le top 20 de l’étape du jour en plus d’épauler avec brio son meneur Miguel Angel Lopez.

Entre-temps, la bagarre au classement général s’annonce des plus palpitantes. Il y a des années que l’on n’avait pas vu autant de parités au sein des favoris à la victoire finale.

Voici le résumé de l’entretien de Radio-Canada Sports avec Hugo Houle enregistré lundi lors d’une première journée de repos fort méritée.

Q. Quelles sont tes impressions sur ta première semaine au Tour?

R. En général, ça a très bien été. J’ai réussi à bien gérer la course et éviter les chutes. J’ai été en mesure de bien économiser mes énergies depuis le départ et je me sens encore très bien pour le chemin que j’ai parcouru. Pour le moment, tout va très bien et même un peu mieux que ce que j’anticipais.

Q. Quel a été le moment fort de ta semaine?

R. C’est lorsque j’ai terminé 11e lors de la septième étape alors que je roulais aux avant-postes pendant plus de 30 km dans un coup de bordure. C’était une belle étape pour moi. J’ai pu me faire valoir en tant que coéquipier et prouver que je pouvais être présent dans les moments clés pour faire du gros travail pour faire la différence.

Hugo Houle devant ses adversaires au Tour de France

Hugo Houle devant ses adversaires au Tour de France

Photo : Instagram Hugo Houle

Q. Considères-tu que ton expérience fait en sorte que tu es plus reposé cette année après la première semaine du Tour?

R. Je suis en tout cas en meilleure forme physique et pour deux raisons : d’abord les entraînements que j’ai effectués près de chez moi dans la région de Nice et Monaco. Ces séances avec beaucoup de dénivelés m’ont vraiment permis de m’améliorer.

Évidemment, la pause en raison de la COVID-19 où j’ai pu me reposer complètement pendant deux mois a été très bénéfique parce que j’avais eu une très grosse année l’an passé autant sur le plan sportif que personnel.

L’année dernière, on avait fait un gros camp d’entraînement en altitude avant le Tour et on avait aussi travaillé très fort au Critérium du Dauphiné que nous avions gagné [Jakob Fuglsang NDLR]. On avait dû gérer la course, donc j’y avais mis beaucoup d’efforts. L’an passé, j’étais arrivé au Tour de France aussi fatigué que je le suis aujourd’hui après une semaine de course et des centaines de kilomètres de parcourus. J’aimerais bâtir ma forme tout au long du Tour avec comme objectif de prendre part au Giro par la suite si tout se passe pour le mieux.

Q. Quelle est ton évaluation de la semaine de ton équipe et du travail de ton meneur Miguel Angel Lopez?

R. On a été très très bons, que ce soit avec Miguel ou lors de la victoire d’Alexey Lutsenko lors de la sixième étape. Une victoire d’étape, c’est déjà mission accomplie, nous avons ça en poche. Miguel a perdu un peu de temps lors de la neuvième étape, mais ce n’est pas une catastrophe, on parle de 40 secondes. La grosse différence se fera en haute montagne dans les deux prochaines semaines. Nous sommes en bonne position et toujours dans le coup.

Ils sont côte à côte, debout sur leurs pédales.

Primoz Rogic et Tadej Pogacar lors de la 9e étape du Tour de France

Photo : Getty Images / KENZO TRIBOUILLARD

Q. Quant au classement général du Tour, est-ce que Primoz Roglic (Jumbo-Visma) et Tadej Pogacar (UEA Emirates) sont les deux hommes à battre à la lumière de la première semaine de course?

R. Certainement! Roglic est arrivé ici en tant que grand favori. Il a prouvé qu’il était très solide avec une équipe très, très forte autour de lui qui est capable de gérer la course sans aucun problème. Pour moi, c’est encore le favori numéro un pour la victoire finale, il n’y a pas de photo là-dessus.

Pogacar semble être très agressif présentement. C’est un coureur un peu plus jeune, alors peut-être qu’en troisième semaine, il peut avoir un peu moins d’énergie. Tout dépend de la façon dont il va gérer tout ça.

Après ces deux coureurs, il y a des gars comme Mikel Landa (Bahrain-McLaren) qui fait moins de bruit, mais qui est toujours là. Rigoberto Uran (Education First) et Nairo Quintana (Areka-Samsic) sont aussi discrets, mais sont toujours dans les temps, donc ils sont aussi à surveiller.

Q. Comment entrevois-tu la deuxième semaine de compétition?

R. Les deux prochaines étapes devraient se terminer au sprint et on prévoit peu de vent. C’est une bonne nouvelle, on devrait bien s’en tirer.

Après, les leaders vont se tester en montagne, mais je crois surtout qu’il y aura beaucoup d’opportunités pour des échappées. Elles vont partir tôt et, par la suite, le peloton fera sa course pour le général derrière. Il y aura donc de belles échappées qui pourraient se rendre jusqu’au bout, je garderai définitivement un oeil là-dessus. C’est pas mal mon objectif personnel en plus d’aider mon leader.

Il faut beaucoup d’expérience pour prendre la bonne échappée. Il faut flairer le bon coup, ce n’est pas simple. Et une fois dans l’échappée, il faut avoir les jambes pour conclure parce qu’il y a tout le temps des coureurs très costauds. J’ai confiance que vous allez me voir dans une échappée au cours des deux prochaines semaines.

Q. Comment se déroule le Tour en pleine pandémie de COVID-19?

R. Tous les coureurs ont fait un test lundi. Et les membres des équipes, c’était dimanche. Pour le moment, dans mon équipe en tout cas, tous les tests sont négatifs. C’est très efficace. En 10 minutes, tout le monde est testé et les équipes ne se croisent jamais afin d’éviter les contacts.

La bulle sanitaire, ça va très bien. L’organisation fait tout un travail pour nous isoler dans les zones de départ et arrivée, on a zéro contact avec l’extérieur. Je me sens pleinement en sécurité, beaucoup plus que quand je suis à la maison même. La seule chose, c’est dans les cols.

Évidemment, on ne peut pas contrôler tout le monde et la plupart des gens portent le masque et font attention, mais il y a toujours certains qui ne respectent pas les règles. On demande à ces gens-là de faire attention et de nous respecter pour éviter que des coureurs puissent être contaminés par des spectateurs qui sont vraiment très proches à l’arrivée des cols.

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