•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les joueuses brésiliennes remportent le match de l'égalité salariale

Elles sont sur le terrain et posent pour la photo avant un match.

Les joueuses brésiliennes de soccer lors du Mondial en 2019

Photo : Getty Images / LOIC VENANCE

Agence France-Presse

Les joueuses de l'équipe brésilienne de soccer ont remporté leur combat pour l'égalité salariale avec l'annonce historique, mercredi par leur fédération, de primes équivalentes à celles de Neymar et des autres vedettes de la sélection masculine.

Le président de la Confédération brésilienne de soccer (CBF), Rogério Caboclo, a annoncé en conférence de presse sa décision d'accorder le même montant pour les primes et les indemnités journalières aux hommes et aux femmes en sélection.

Ainsi, les joueuses vont gagner autant que les joueurs, il n'y a plus de différence de genre, la CBF traite hommes et femmes de façon égalitaire, a-t-il ajouté.

C'est loin d'être le cas au sein des clubs, avec une différence de salaires abyssale entre hommes et femmes, dans le monde entier.

Grâce aux mesures annoncées par la CBF, les joueuses appelées en sélection gagneront les mêmes montants que les hommes à chaque rassemblement, y compris pour les primes de match attribuées dans les compétitions internationales.

L'an prochain, elles gagneront les mêmes primes que les hommes aux Jeux olympiques. Et pour la prochaine Coupe du monde (en 2023), les primes seront les mêmes, proportionnellement à ce qui est attribué par la FIFA, a expliqué M. Caboclo.

La Fédération australienne de soccer avait déjà annoncé l'égalité salariale entre hommes et femmes en novembre 2019.

En mai dernier, les championnes du monde américaines ont été déboutées par un magistrat pour leur demande d'égalité de rémunération.

Marta face aux Canadiennes

Marta face aux Canadiennes

Photo : Getty Images / Alexandre Schneider

La Suédoise Pia Sundhage, sélectionneuse du Brésil depuis juillet 2019, n'a pas caché sa satisfaction à l'annonce de cette avancée historique pour l'égalité hommes-femmes dans un pays pourtant connu pour être traditionnellement machiste.

J'espère que tout le monde arrive à voir le sourire dans mes yeux (elle portait un masque en conférence de presse). C'est historique. C'est très spécial de pouvoir faire partie de tout ça. Nous allons travailler avec ardeur, je suis chanceuse, a-t-elle déclaré.

Les joueuses brésiliennes avaient déjà touché des primes équivalentes à celles des hommes lors du Tournoi de France en mars.

La sélectionneuse de 60 ans, qui a mené les Américaines à deux titres olympiques en 2008 et 2012, a également célébré l'arrivée d'une femme, Duda Luizelli, à la coordination des sélections féminines, poste occupé auparavant par un homme.

Et la Confédération a également créé un nouveau poste clé : Aline Pellegrino, coordinatrice des compétitions de soccer féminin, sera chargée de l'organisation des tournois de clubs au Brésil.

Le pays compte 36 clubs professionnels, répartis dans deux divisions. En 2010, la CBF a payé les mêmes primes aux hommes et aux femmes pour ses championnats nationaux.

Pourtant, au pays du roi Pelé, où la Seleçao détient le record de titres mondiaux avec cinq, le soccer féminin a souvent de mal à se faire une place, malgré la popularité de Marta, élue six fois meilleure joueuse du monde.

Vice-championne du monde en 2007 et médaillée d'argent aux Jeux olympiques de 2004 et 2008, la sélection féminine a été éliminée en huitièmes de finale par la France (2-1 a.p) lors du dernier Mondial en 2019.

Ce match avait vu Marta et ses coéquipières battre un record d'audience à la télé brésilienne pour un match féminin, avec plus de 35 millions de téléspectateurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !