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Les sports de combat peuvent reprendre au Québec

Une boxeuse atteint sa rivale avec un direct au corps.

Aucun combat n'a été présenté devant public au Québec depuis le mois de mars.

Photo : Courtoisie Boxe Canada - Virgil Barrow

Radio-Canada

La longue attente des athlètes de sports de combat est presque terminée. La ministre Isabelle Charest a dévoilé mardi le plan du gouvernement du Québec pour poursuivre le déconfinement de la boxe, du judo, du karaté, de la lutte, du taekwondo et du kick-boxing.

Exclus des mesures de déconfinement jusqu’ici en raison des risques accrus de propagation de la COVID-19, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux, les contacts à l'entraînement dans les sports de combat seront de nouveau permis dès mercredi. Les gymnases avaient rouvert leurs portes le 22 juin dernier, mais les combattants devaient se limiter à des entraînements individuels.

Je veux souligner la résilience et la patience des amateurs et amatrices de sports de combat, a déclaré la ministre Charest par communiqué. Je suis convaincue que les sportifs seront ravis et qu'ils et elles respecteront les règles établies afin que tous puissent pratiquer leur discipline en toute sécurité. Le déconfinement des sports au Québec s'est très bien déroulé jusqu'à présent, et j'ai confiance qu'avec cette nouvelle phase et la collaboration de chacun, la situation demeurera sous contrôle.

Les athlètes devront respecter la distanciation physique en tout temps jusqu'à l'échauffement avant les combats, qui seront de nouveau permis. Les groupes d'entraînement devront cependant être composés d'au plus quatre personnes.

En conférence de presse, la ministre Charest et le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique de la Direction générale de la santé publique, ont prié les athlètes d'être des modèles de respect des consignes lorsqu'ils sortent des gymnases.

J’invite particulièrement les participants à penser à leur comportement en dehors de leur pratique sportive, a indiqué la ministre Charest. On le sait, il y a des risques liés à l’activité, et on ne voudrait surtout pas que ça rende vulnérable le milieu à l’extérieur de leur bulle sportive.

Suite logique de cette annonce, la levée de l’interdiction des affrontements devant public dans les sports de combat professionnels, précise le gouvernement, sera confirmée dans les prochains jours. Les autorités doivent toujours étudier différents enjeux liés à ces événements, notamment en ce qui a trait à la présence du public et aux protocoles à mettre en œuvre si des athlètes de l'étranger y participent.

Un promoteur qui désire obtenir un permis auprès de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) devra soumettre un plan de gestion des risques liés à la COVID-19. La RACJ, a mentionné le Dr Massé, prendra sa décision événement par événement.

En boxe professionnelle, athlètes et promoteurs militaient farouchement pour la reprise de leurs activités. Les premiers galas de boxe organisés au Québec depuis le 12 mars devront cependant respecter une limite de 250 spectateurs.

Les représentants des fédérations de sports de combat et des intervenants du milieu de la boxe professionnelle avaient présenté leurs arguments au directeur national de santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, le 11 août.

Avec le recul, a reconnu le Dr Massé, l'annonce de mardi aurait pu survenir avant, mais le gouvernement a préféré faire preuve de prudence.

On y est allé très progressivement, lentement […] Cet été, on a déjà eu notre lot de défis quand on a vu l’augmentation [de cas] au mois de juillet, et on voulait être sûr que les choses soient vraiment sécuritaires, a-t-il affirmé.

En réaction à l'annonce, le directeur général de SportsQuébec, Alain Deschamps, s'est dit heureux de la reprise des activités, mais a soutenu que le délai de trois semaines entre la réunion [avec le Dr Arruda] et l’annonce aurait pu être réduit pour permettre aux acteurs sur le terrain de bien préparer le retour sur les surfaces de combat.

Certains boxeurs professionnels sont retournés dans le ring, mais à l’extérieur du pays, tandis que les judokas d’élite qui s’entraînaient habituellement à l'Institut national du sport (INS Québec) ont dû fouler les tatamis à Lethbridge, en Alberta, pour avoir droit aux contacts.

La reprise des compétitions de sports de combat au niveau amateur n'est cependant pas pour tout de suite, a précisé la ministre Charest.

Des compétitions de style amateur, ça implique plusieurs opposants, a-t-elle souligné. C’est rare que seuls quatre participants vont se battre l’un contre l’autre. Dans un premier temps, on se concentre sur une première phase et on va s’assurer que tout se passe bien.

« Un gros pas en avant »

L'équipe nationale de judo a d'ailleurs commencé mardi un troisième camp d'entraînement en Alberta, où les groupes de 10 athlètes sont permis sur les tatamis.

Très heureux de pouvoir retrouver ma deuxième maison, le dojo de l'INS Québec, a lancé Antoine Valois-Fortier au micro de Radio-Canada Sports. Je suis persuadé que mes coéquipiers pensent pareil. Très content de pouvoir aller de l'avant dans le déconfinement plus sérieusement, c'est un gros pas en avant.

Ce qui est annoncé aujourd'hui cadre dans ce qu'avait demandé Judo Québec, ajoute Valois-Fortier. Content de pouvoir pratiquer notre sport avec contacts. On comprend qu'on doit limiter le nombre de partenaires à qui on a accès. On espère que tout va bien se dérouler.

Antoine Valois-Fortier et les membres de l'équipe nationale en sont à leur troisième camp en Alberta. Une certaine routine s'est installée dans la façon de travailler. Veulent-ils aller au bout de ce camp de trois semaines, ou revenir dès que possible?

Il y a déjà un plan de match établi pour les trois semaines, mais c'est quand même une annonce importante, affirme le médaillé de bronze des Jeux olympiques de Londres. Est-ce que ça vaut la peine de casser ce camp-là? C'est à l'équipe d'entraîneurs, incluant Nicolas (Gill, directeur général de Judo Canada), de décider. Ils doivent en discuter avec l'INS Québec, voir quelles sont les restrictions de leur côté.

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