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Nicolas Gill craint qu'il n'y ait aucun tournoi international de judo en 2020

Deux judokas s'entraînent et s'empoignent.

Antoine Valois-Fortier à Lethbridge

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

La Fédération internationale de judo (FIJ) a envoyé le 26 août une lettre à toutes les fédérations nationales, dont Judo Canada, qui offre une ébauche de calendrier pour les prochains mois. Le directeur général de Judo Canada Nicolas Gill émet des doutes.

Dans cette lettre signée de la main du président de la FIJ, le Hongrois Marius Vizer, il est question d'un premier grand chelem à Budapest fin octobre, d'un grand chelem à Tokyo début décembre et d'un tournoi Masters au Qatar en janvier 2021.

Nicolas Gill, joint par Radio-Canada Sports, admet avoir travaillé fort pour déchiffrer le message de la FIJ.

Sans avoir eu de discussions formelles, on était bien au courant que la Fédération internationale travaillait sur des ébauches de calendrier, explique-t-il en préambule. On était au courant que la fédération internationale planifiait un retour le plus rapidement possible, dans les conditions qu’on connaît.

La fédération a fait une tentative de revenir à la mi-septembre, qui a été reportée à la fin octobre. Donc, cette ébauche n’est pas une surprise. C’est la première ébauche publiée, mais à l’interne, il y a eu plusieurs choses qui ont circulé.

Nicolas Gill parle devant un micro dans un studio de Radio-Canada.

Le judoka Nicolas Gill

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Dupuis

Il était en effet question de relancer la saison internationale avec un tournoi à Zagreb, en Croatie. Le tournoi devait avoir lieu le 15 septembre. Les athlètes canadiens à l'entraînement à Lethbridge, en Alberta, s'y préparaient déjà.

On avait planifié en conséquence, d’où les séjours en Alberta, explique le directeur général de Judo Canada. Mais mes informateurs m’ont dit à la mi-août que le tournoi n’aurait pas lieu, et là, on me dit que le tournoi a été annulé.

La lettre soulève en fait plus de doute que d’espoir d’une reprise, admet Nicolas Gill. C’était déjà dans la tête des athlètes à Lethbridge qu’ils s’entraînaient en fonction de Zagreb. Donc, cette lettre, c’est une déception pour eux.

Depuis la publication de cette lettre, la situation en Europe s’est détériorée. La Hongrie a refermé ses frontières mardi dernier aux étrangers pour un mois minimum.

Je ne peux pas dire que je suis confiant. Il y a encore beaucoup de questions et très peu de certitudes. Mais nous, on travaille pour être prêts pour le 20 octobre. Les instances vont tout faire pour que le grand chelem de Budapest ait lieu.

La lettre de la FIJ aux fédérations nationalesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La lettre de la FIJ aux fédérations nationales

Photo : FIJ

Si la FIJ tient tant à relancer la saison en Hongrie, c'est pour des raisons stratégiques.

Ils vont l’organiser même si la participation ne permet pas d’octroyer des points de sélection pour les Jeux olympiques, précise Nicolas Gill. Ils ont des ententes de commandites et de télévision qui sont mal parties pour honorer en 2020. Il y a des enjeux autres que sportifs, des enjeux économiques qui guident souvent les décisions.

Ce que confirme la lettre. Il est écrit que la FIJ se réserve le droit de modifier la statut de qualification des événements concernés.

Ce n’est pas pour rien que le premier événement ciblé est la Hongrie. Le bureau de la fédération internationale est à Budapest, rappelle-t-il. Le gouvernement hongrois est souvent venu à la rescousse de la fédération internationale. Il y a des proximités politiques. Si ça ne peut pas avoir lieu en Hongrie, je doute qu’il y a ait des événements en 2020.

Nicolas Gill ne croit pas que le Japon organisera un tournoi en décembre.

En me basant sur mes connaissances, les règles sanitaires en Hongrie seront plus favorables qu’au Japon en raison de la culture, du système politique, pour un millier de raisons. J’ai plus confiance dans un tournoi en Hongrie qu'au Japon. Peut-être peut-il être décalé au mois de décembre.

Quant à savoir si un grand chelem à Budapest fait l'affaire des judokas canadiens, Nicolas Gill se veut pragmatique.

Ma préférence irait à une destination qu’on peut atteindre avec un vol direct, fait-il remarquer, avec des déplacements relativement simples. Budapest, c’est un peu plus complexe pour nous autres.

Une destination comme la France serait plus rassurante pour l'équipe canadienne.

Depuis la lettre du 26 août, ce qui a coulé, c’est qu’un tournoi à Paris serait planifié les 6 et 7 février, révèle Nicolas Gill.

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