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COVID-19 : Wilfried Seyi coincé au Cameroun

Il s'apprête à frapper son adversaire pendant un combat.

Le boxeur Wilfried Seyi

Photo : Getty Images / AFP/Anthony Wallace

Jean-François Chabot

Wilfried Seyi a été refoulé à l’aéroport de Yaoundé, samedi dernier, au moment où il tentait de rentrer à Montréal.

Le jeune boxeur camerounais de 22 ans est détenteur d’un simple permis de travail et ne possède pas le statut de résident permanent. Il est donc contraint d’attendre un changement dans les conditions qui prévalent en ce moment.

Je suis en communication avec mon gérant, mon entraîneur Stéphan Larouche et mon promoteur Yvon Michel. J’espère qu’ils pourront m’aider, a dit Seyi, joint par Radio-Canada Sports.

Le hic est que son permis de travail indique qu’il est boxeur professionnel. Or, la boxe est à l’arrêt complet au Québec depuis le 12 mars et attend toujours le feu vert de la santé publique pour la reprise des activités.

Pas de boxe, pas de permis de travail. Pas de permis de travail, pas de retour possible à Montréal.

Invité à commenter la situation, le promoteur Yvon Michel a reconnu qu’il n’avait pas de solution à offrir à son protégé pour le moment.

Je comprends bien qu’il ne peut pas venir ici parce que les services de boxeur au Canada ne sont pas un service essentiel. Et en plus, le sport n’a pas été déconfiné. Je m’y attendais. On va voir comment les choses vont évoluer. Aussitôt qu’on verra qu’il y a une possibilité, à ce moment-là on va intercéder pour lui. Mais pour le moment, il n’y a rien qu’on puisse faire.

Yvon Michel, promoteur et président de GYM

Pris au piège

Rentré à la maison en février pour participer aux sélections olympiques africaines et pour passer du temps avec sa famille, Wilfried Seyi s’est retrouvé coincé quand l’éclosion du coronavirus a entraîné la fermeture des frontières à la mi-mars.

Comme il n’existe pas de vol direct entre Yaoundé et Montréal, il devait d’abord passer par Paris, ce qui s’est avéré impossible. La visite auprès des siens va donc se prolonger bien au-delà de sa volonté.

Ce père de deux enfants a, en plus de sa petite amie, 11 frères et sœurs qui dépendent directement de lui. Ses revenus de boxe étant inexistants, il peut compter sur la Prestation canadienne d'urgence (PCU) pour subvenir à leurs besoins.

Il est clair que Seyi (8-0, 4 K.-O.) souhaite rentrer le plus vite possible pour poursuivre sa carrière, mais il n’a pas toutes les cartes entre les mains.

En attendant, il continue de s’entraîner du mieux qu’il le peut dans un gymnase avec des équipements qu’il qualifie de limités.

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