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Relance de la boxe : Camille Estephan retient son souffle

Un homme écoute les questions d'un journaliste en mêlée de presse.

Camille Estephan

Photo : Radio-Canada / Michel Gingras

Jean-François Chabot

La décision de la santé publique se fait toujours attendre sur la relance de la boxe professionnelle, deux semaines après la rencontre tenue à Québec entre le promoteur Camille Estephan et le Dr Horacio Arruda.

Joint mardi par Radio-Canada Sports, le patron d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) révèle qu’il trouve le temps long, mais qu’il ne désespère pas.

Il a indiqué avoir reçu une communication, la semaine dernière, dans laquelle les autorités de la santé publique exprimaient le souhait de tenir une visioconférence pour répondre à des questions supplémentaires.

On leur a envoyé quelques disponibilités. On attend un retour cette semaine pour que l’on puisse avoir cette discussion. Je trouve que c’est vraiment long. Honnêtement, on sait que c’est le secteur public et qu’ils ont beaucoup de choses à faire. Mais je pense qu’on a déjà attendu très longtemps. Ça presse!

Camille Estephan, président d'Eye of the Tiger Management

Le promoteur croit que ses interlocuteurs gouvernementaux veulent obtenir certaines clarifications entourant le protocole prévu pour la reprise des activités dans une bulle et à huis clos, de même que sur la fréquence et le type de tests auxquels les participants seraient soumis.

C’est vraiment de bon augure. Je pense que les questions ont pour but de faire avancer les choses. C’est positif, mais on n’a toujours pas la réponse ni les questions officielles pour lesquelles ils veulent des réponses, a-t-il précisé.

Dur sur les nerfs

La date du 1er septembre a été évoquée par les mandataires des fédérations des sports de combat pour la reprise des activités. Cette échéance approche à grands pas.

On se souviendra qu’Ariane Brochu-Fortin (Boxe Québec) et Patrick Kearney (Judo Québec) avaient exprimé l’urgence d’agir afin de permettre aux clubs de partout au Québec de procéder à la période d’inscriptions cruciales pour leur fonctionnement et leur survie économique.

Camille Estephan continue d’y croire, mais il tourne sa langue sept fois avant d’exprimer son impatience de manière à éviter de froisser les décideurs.

Ce qui s’est dit entre avocats [des deux parties], c’est que ça avait l’air très positif. Quand j’ai de petits doutes dans ma tête, je repense à la conversation qu’il (son avocat) a eue avec eux. C’est crucial que ça arrive bientôt.

Camille Estephan

Plan B, au cas où…

Même s’il veut demeurer optimiste, l’homme d’affaires en lui sait qu’il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

L’annulation d’un gala qui devait être présenté les 28 et 29 août au cap d’Agde, sur les bords de la Méditerranée, en France, y est sans doute aussi pour quelque chose.

Trois de ses protégés devaient y livrer des combats, mais la santé publique locale a mis un frein au projet parce que le promoteur de l’événement se préparait à y accueillir 5000 spectateurs au cœur d’une région où la COVID-19 connaît un nouvel essor.

Alors, Camille Estephan ne s’en cache pas. Il a déjà des options afin d’être prêt à redémarrer la machine d’EOTTM.

Cinq hommes prennent une photo.

Antonin Décarie, Simon Kean, David Lemieux, Arslanbek Makhmudov et Camille Estephan

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

S’il s’avérait qu’il ne peut pas mettre sa bulle en place au Québec [il envisage Shawinigan comme point de chute, NDLR], il a déjà en tête une option pour présenter des événements à huis clos à l’extérieur des frontières.

La priorité serait d’avoir le feu vert ici, au Québec. Le plan serait de mettre David Lemieux, Lexson Mathieu, Simon Keane et Arslanbek Makhmudov à l’affiche sur une même carte. C’est autour d’eux qu’on va bâtir le prochain gala.

Camille Estephan n’a toutefois pas précisé si les adversaires de ses protégés seraient des boxeurs locaux où s’ils proviendraient de l’extérieur du Canada.

Cette dernière option laisserait présager des quarantaines obligatoires pour chacun d’eux à leur arrivée en sol canadien.

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