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Jean Pascal : l'optimisme d'un champion en attente

Il présente sa ceinture.

Jean Pascal

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Jean-François Chabot

Le boxeur québécois Jean Pascal voit son avenir d’un bon œil. Le détenteur du titre des mi-lourds de la WBA occupe aussi la position d’aspirant obligatoire à la ceinture du WBC que détient Artur Beterbiev.

Le WBC a placé Pascal dans cette situation favorable, ce qui a d’abord étonné le principal intéressé.

J’ai été un peu surpris, compte tenu que je suis no 3 au monde. Mais avec l’expérience que j’ai, le nom que j’ai, le classement entre être no 3 ou aspirant obligatoire, ça ne fait pas une grosse différence. Je suis encore champion du monde. J’ai un nom qui vend, a candidement déclaré Pascal, joint par Radio-Canada Sports.

Il est clair que la perspective d’un combat d’unification a de quoi faire saliver, mais les amateurs de boxe du Québec savent qu’ils ne doivent pas retenir leur souffle, puisque la santé publique n’a toujours pas donné le feu vert pour la relance des sports de combat sur son territoire.

Au-delà de ce fait, Pascal doute qu’un duel contre Beterbiev (15-0, 15 K.-O.) puisse avoir lieu prochainement.

« Artur a un peu la même mentalité que moi. Il veut se battre contre les meilleurs pour prouver qu’il est le meilleur. Du côté des athlètes, ce combat pourrait facilement se matérialiser. Ce qui serait un peu plus difficile, c’est que nous sommes avec deux associations différentes. Il est avec Top Rank et boxe sur ESPN. Je suis avec PBC et je boxe sur Fox et Showtime. Ça rend ce combat difficilement réalisable dans un avenir rapproché.  »

— Une citation de  Jean Pascal, boxeur

Mauvais souvenir

Comme les amateurs, Pascal (35-6-1, 20 K.-O.) conserve un souvenir amer de la première fois où il avait mérité le statut d’aspirant obligatoire pour cette même ceinture du WBC en l’emportant devant Lucian Bute dans un Centre Bell rempli à craquer, en janvier 2014.

À cette époque, Adonis Stevenson était le champion en titre. Le Québec en entier se frottait les mains en pensant aux étincelles qu’aurait provoquées un duel contre Jean Pascal.

On connaît tous la raison pourquoi le combat ne s’est pas matérialisé. Stevenson ne voulait pas m’affronter. J’étais agent libre. Ce qui est arrivé, c’est quand Adonis a switché pour Showtime, ils n’ont pas pu faire le combat avec Sergey Kovalev qui était avec HBO à l’époque. Quand j’étais aspirant obligatoire à la ceinture d’Adonis, je n’étais avec aucun réseau associé. J’aurais pu me battre sur Showtime ou sur HBO.

« Le vrai problème, c’est qu’Adonis ne voulait pas m’affronter. Il a trouvé toutes les excuses au monde. Il ne voulait pas affronter un boxeur du Québec. Il a aussi refusé de se battre contre Eleider Alvarez. »

— Une citation de  Jean Pascal

Agendas séparés

En attendant que Beterbiev défende ses ceintures du WBC et de l'IBF contre l'Allemand Adam Deines* (19-1-1, 10 K.-O.), le 25 septembre, à Ekaterinbourg, en Russie, le clan Pascal cherche une manière de renouer avec l’action.

*Changement de programme

Le Groupe Top Rank a été contraint de procéder à un changement d'adversaire étant donné que le Chinois Fanlong Meng (16-0, 10 K.-O.) est aux prises avec des problèmes de visa qui l'empêchent de se rendre en Russie.

Meng est présentement en sol américain avec un visa qui lui permet d'y demeurer jusqu'à ce qu'il ait livré son prochain combat. Or, en quittant pour la Russie, Meng ne pourrait revenir aux États-Unis sans faire une nouvelle demande de visa depuis son pays d'origine. La situation de la COVID-19 fait aussi en sorte que la frontière entre la Russie et la Chine est fermée.

C'est donc l'Allemand Adam Deines (19-1-1, 10 K.-O.) qui se rendra à Ekaterinbourg pour y affronter Artur Beterbiev, le 25 septembre. Deines, un gaucher comme Meng, s'était incliné dans un combat éliminatoire face au Chinois.

Top Rank tentera de faire reconnaître le duel comme une défense obligatoire auprès de l'IBF étant donnée la non-disponibilité de Meng.

Maintenant âgé de 37 ans [38 ans le 28 octobre prochain, NDLR], Pascal n’a pas boxé depuis sa victoire contre Badou Jack, le 28 décembre dernier, à Atlanta.

Jean Pascal

Jean Pascal

Photo : Radio-Canada / Julien Lamoureux

Mon agent (Greg Leon) sait déjà que je suis prêt à affronter n’importe qui. Mais je crois qu’il avait peut-être déjà d’autres projets pour moi. J’étais supposé boxer contre Badou Jack, mais il avait choisi de boxer sur la carte de Roy Jones/Mike Tyson au mois de novembre. Je ne sais donc pas qui sera mon prochain adversaire.

Dans les conversations qui ont cours, il a également été question d’un combat contre l’Américain David Benevidez (23-0, 20 K.-O.). S’il a gagné son combat il y a 10 jours, ce dernier n’a pas respecté la limite de 168 lb des super-moyens.

Jean Pascal croit que Benevidez pourrait être tenté de monter chez les mi-lourds et qu’il pourrait lui donner une chance de se battre pour la ceinture de la WBA. On est encore loin d’apposer l’encre au bas d’un contrat, mais Pascal tente de rester prêt au cas où le téléphone sonne.

Quant à la reprise de la boxe au Québec, Pascal se montre optimiste.

Je me croise les doigts et j’avais signé la pétition parce que j’étais solidaire avec mes confrères boxeurs et boxeuses, dit-il. C’est important pour moi de les appuyer. Compte tenu que ça me touche moins, parce que mes derniers combats ont été aux États-Unis où la boxe a repris depuis le mois de juin. Ça s’est rendu jusqu’au ministre et j’ai un bon feeling que ça va débloquer de manière positive.

C’est silence radio, depuis deux semaines, de la part de la santé publique.

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