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Pas de Coupe du monde de ski alpin en Amérique du Nord cette saison

Une skieuse dans le portillon de départ

Marie-Michèle Gagnon, à Lake Louise, en Alberta

Photo : Getty Images / Christophe Pallot/Agence Zoom

Agence France-Presse

La Coupe du monde de ski alpin 2020-2021 ne débarquera pas en Amérique du Nord en novembre et en décembre comme de coutume, en raison de la pandémie de COVID-19, a annoncé jeudi la Fédération internationale de ski (FIS).

Les deux étapes canadiennes de Lake Louise (vitesse femmes et vitesse hommes), l'étape américaine de Killington (technique femmes) et l'étape américaine de Beaver Creek (vitesse et technique hommes), soit 10 courses au total programmées du 25 novembre au 6 décembre, sont en partie récupérées par les stations de Val d'Isère (France), de Courchevel (France) et de Saint-Moritz (Suisse).

La modification temporaire des calendriers de la Coupe du monde répond à l'objectif de la FIS de protéger avant tout la santé des athlètes, de réduire les trajets et d'offrir aux sportifs un calendrier de compétitions détaillé (le plus rapidement possible), note la FIS dans un communiqué.

Les courses de début de saison présentent des problématiques de logistiques uniques avec les restrictions liées au voyage des personnes et des mesures de quarantaines à l'aller comme au retour, qui ont conduit à prendre cette décision, explique le directeur de la Coupe du monde masculine Markus Waldner, cité dans le communiqué.

C'est la deuxième fois seulement dans son histoire après la saison 1973-1974 que la Coupe du monde de ski alpin ne fera escale ni aux États-Unis ni au Canada.

C'est sûr qu'on s'y en attendait, mais c'est sûr aussi qu'on est déçues, affirme Laurence St-Germain en entrevue à Radio-Canada Sports. Ce sont les seuls moments où nos familles peuvent venir nous regarder.

À Killington, c'est tellement facile pour nos familles de venir voir nos courses, et pour nos amis. C'est seulement 4 h de voiture. Et Lake Louise, c'est la seule au Canada. C'est décevant, mais on comprend. C'est presque impossible avec la quarantaine d'apporter tous les skieurs du monde au Canada et aux États-Unis. C'est pas vraiment une bonne situation en ce moment. On s'y attendait, mais là on le sait officiellement.

Valérie Grenier, skieuse alpine du Canada

Les États-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie tant en nombre de morts que de cas, avec plus de 173 000 décès pour 5 530 000 cas recensés, selon le comptage de l'Université Johns Hopkins, et continuent d'appliquer des restrictions draconiennes de voyage.

La FIS a annoncé le réaménagement pour l'instant de quatre courses avant que son Conseil valide définitivement le calendrier le 3 octobre.

La station française de Val d'Isère accueillerait un super-G et une descente pour les hommes les 12 et 13 décembre en plus de son week-end de courses techniques masculines avancé aux 5 et 6 décembre et de son week-end de vitesse des femmes (19 et 20 décembre), soit trois week-ends de compétitions consécutifs.

Courchevel présenterait une course technique féminine en plus de son géant, et Saint-Moritz ajouterait une descente féminine à son programme le premier week-end de décembre.

Le début de la saison de ski alpin avait déjà été devancé d'une semaine aux 17 et 18 octobre avec les traditionnels géants féminin et masculin sur le glacier du Rettenbach, à Sölden, en Autriche. Ils doivent se tenir à huis clos.

On sait que ça ne sera vraiment pas comme une saison normale, on s'est préparées à ça, dit Valérie Grenier. On sait qu'il faut être flexible.

Il faut être prêtes à tout et on espère pouvoir skier, renchérit St-Germain. En ce moment, on peut, donc on espère que ça va bien aller et qu'on va pouvoir avoir une saison plus ou moins normale.

La COVID-19 a déjà causé l'annulation des 13 dernières courses de la saison au printemps, dont les finales en Italie, et a précipité les sacres de l'Italienne Federica Brignone et du Norvégien Aleksander Aamodt Kilde.

La FIS a d'ailleurs publié mercredi son protocole de tests pour la COVID-19 pour la saison à venir dans toutes ses disciplines. Elle rend obligatoire un test PCR pour les sportifs avant chaque événement à renouveler tous les trois ou quatre jours.

(Avec les informations de Justine Roberge)

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