•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La série Canadien-Flyers est déjà commencée dans la salle de presse

Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Claude Julien, Joel Armia, Artturi Lehkonen et Dominique Ducharme au banc du Canadien

Claude Julien (au centre)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Olivier Tremblay

Ah! les cachettes entre entraîneurs. Mesdames, messieurs, le hockey des séries est bel et bien commencé.

On peut comprendre les Claude Julien de ce monde. Lorsque l’enjeu devient si grand et quand on affronte la meilleure équipe qu’on a vue dans la bulle, on veut que l’adversaire soit obligé de remuer ciel et terre pour trouver la moindre information qui peut lui conférer un avantage.

C’est pourquoi l’entraîneur du Canadien, mardi, a insisté pour ne rien dévoiler de ses intentions avant le premier match de la série quart de finale d’Association que son équipe amorcera mercredi soir, à Toronto, contre les Flyers de Philadelphie.

Et puisque son vis-à-vis Alain Vigneault avait eu l’honneur de rencontrer les médias plus tôt dans la journée, Julien a eu tout le loisir, en prime, d’annoncer qu’il n’allait pas jouer la game que Philadelphie joue.

Vous savez tous que nous sommes une équipe qui patine bien, dont l’échec avant peut créer des occasions, dont la vitesse peut créer des chances de marquer, qui peut mettre les défenseurs sur les talons, des fois, a rappelé Julien. C’est ce qu’il faudra faire. Ce n’est pas un secret. Notre patin donne beaucoup d’aspects positifs à notre jeu. C’est ce qu’il va falloir créer.

Ce que les Flyers vont faire pour contrer ça, je ne le sais pas, mais, de notre côté, on prévoit essayer de continuer de jouer avec une certaine rapidité.

Claude Julien
Il déjoue le gardien Matt Murray qui est étendu devant son filet.

Paul Byron

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le début de la première rencontre, a prédit Julien avec toute la clairvoyance du monde, fournira beaucoup de réponses. Du côté des Flyers, déjà, on attend avec impatience la composition de la première unité d’attaque, puisque Jakub Voracek n’était pas aux côtés de Claude Giroux et Sean Couturier pour le dernier match des Flyers dans le tournoi de classement.

Si Vigneault y a été d’une prudente variation sur le thème il jouera s’il est prêt, Voracek lui-même s’est dit prêt à affronter le Canadien, tout en glissant au passage que son équipe faisait partie des favoris pour soulever la coupe Stanley.

Pour ce qui est du premier trio du Canadien, compte tenu du mutisme de l’entraîneur, il faut plutôt analyser les propos d’un des principaux intéressés, en l’occurrence Brendan Gallagher. Questionné sur les différences entre les joueurs de centre Phillip Danault et Nick Suzuki, Gallagher a semblé indiquer qu’il continuera de jouer avec la recrue.

Ce sont des joueurs différents, mais leur grande similitude, c’est leur intelligence du jeu, a souligné Gallagher. Ils ont une belle vision. Tant pour moi que pour Tomas Tatar, la transition de Danault à Suzuki se fera plus facilement que si c’était une autre combinaison de joueurs. On communique bien. On n’essaie pas tant de réussir plusieurs jeux individuels que de bien travailler en équipe pour créer des espaces et des occasions pour les autres.

Danault continuerait donc à épauler Paul Byron et Artturi Lehkonen, bien en réussite contre les Penguins avec, respectivement, quatre et trois points. Et si la porte tournante à la gauche du quatrième trio soulève toujours des questions, personne ne sera surpris si Jonathan Drouin, Jesperi Kotkaniemi et Joel Armia poursuivaient leur cohabitation, d’autant plus que ce dernier a utilisé le futur simple pour en parler.

Des joueurs de hockey se félicitent.

Jesperi Kotkaniemi (à droite) a inscrit deux buts dans la série contre les Penguins.

Photo : Getty Images / Andre Ringuette/Freestyle Photo

Le jeu abouti du Finlandais de 20 ans, auteur de deux buts contre Pittsburgh, ravit nécessairement ses nouveaux compagnons. Drouin, fort en verve, a parlé de lui comme d’un facteur déterminant dans la précédente série.

Il était un peu timide quand il est arrivé dans la ligue, mais c’est la même chose pour tous les jeunes. Tu étudies le jeu, tu ne sais pas quel joueur frapper, etc. Maintenant, c’est complètement différent. Il utilise sa taille. Il a pris du muscle. S’il continue à jouer ainsi, il aura beaucoup de succès dans la ligue. Il frappe, il va vers la rondelle, il n’attend pas de la recevoir. Il veut être le premier à y toucher.

Dans notre trio, on se dit qu’il faut toujours être le premier, peu importe ton numéro, peu importe ton salaire. Il faut aller chercher la rondelle.

Jonathan Drouin

Pendant que la robustesse de Kotkaniemi lui attire des éloges, l’indiscipline d’Armia a l’effet inverse. Le Finlandais a fait amende honorable, mardi, et a reconnu qu’il pouvait améliorer beaucoup d’aspects de son jeu. Celui-là, tout particulièrement, pourrait faire mal au CH, car les Flyers ne voudront pas faire chou blanc en avantage numérique pour une 12e fois de suite depuis la relance des activités.

Et on en revient à la carte que Claude Julien a bien voulu sortir de son jeu, celle que le Canadien brandit bien haut depuis des lustres : celle de la vitesse. Et pour bien exploiter cette vitesse, le Canadien se sentira toujours mieux à forces égales.

On aime le hockey à cinq contre cinq, a assuré Drouin. On ne veut pas prendre de punitions. On prend notre élan comme ça. Les Flyers forment une bonne équipe sur le plan défensif. Leurs cinq joueurs sont toujours près de la rondelle. Il y aura des moments où il faudra exploiter notre échec avant, envoyer la rondelle en fond de zone et la faire circuler. S’ils laissent des espaces à la ligne bleue, il faut réussir des jeux quand on y arrive. Si notre équipe peut bien gérer la rondelle et prendre de bonnes décisions, ça nous aidera à gagner la série.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !