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Les Flyers, autres clients difficiles pour le Canadien

Deux joueurs de hockey patinent.

Le capitaine du Canadien Shea Weber (à gauche) a récolté quatre points depuis la relance de la LNH.

Photo : Reuters / USA Today Sports

Radio-Canada

La série Canadien-Flyers s’amorce mercredi soir, à 20 h (HAE), à Toronto. Le Tricolore, équipe la moins bien classée à avoir été invitée dans la bulle, s’est faufilé en quarts de finale d’association avec une victoire en quatre matchs sur les Penguins. Les Flyers ont battu tous leurs rivaux dans le tournoi de classement et ont désormais gagné 12 de leurs 13 dernières rencontres. Aperçu.

Sorti vainqueur d’une série dont il était l’extrême négligé, le CH est gonflé à bloc à l’aube d’une série dont il est l’extrême négligé.

Après une saison difficile de 71 points en 71 matchs, les joueurs montréalais ont fait le plein de confiance contre Pittsburgh. Ils ont réussi à accrocher trois victoires en misant sur la rigueur défensive et sur la profondeur de l'effectif. Les clients habituels que sont Tomas Tatar, Brendan Gallagher, Jonathan Drouin et Phillip Danault ont récolté un total de quatre points. Paul Byron et Artturi Lehkonen, en revanche, ont uni leurs efforts pour sept points.

De la même façon, les Flyers ont vu huit joueurs toucher la cible contre Boston, Tampa Bay et Washington dans le tournoi de classement. Mais si le rendement du Canadien contre les Penguins renversait une tendance, les Flyers semblent plutôt sur un élan irrésistible depuis des mois.

Dans le tournoi de classement, les Flyers n’ont donné qu’un maigre but par match à l’adversaire. Ils ont joué avec l’intensité d’une équipe prête à affronter plusieurs séries quatre de sept. Le trio de Sean Couturier est susceptible de débloquer à tout moment, surtout si Jakub Voracek revient au jeu mercredi soir. C’est une grosse équipe équilibrée qui compte sur quatre bons trios et qui a de la profondeur à toutes les positions, selon Claude Julien.

Durant son point de presse mercredi matin, Julien a réitéré que la confiance dans sa formation était au beau fixe.

La confiance était quand même là au début. On croyait vraiment qu’on était capables de patiner avec les Penguins. On les respectait, mais pas au point d’avoir peur de perdre. C’est la même chose avec Philadelphie. C’est l’équipe qui m’a le plus impressionné depuis qu’on est arrivés ici… beaucoup de stabilité dans toutes les positions. C’est un autre gros défi pour nous.

Claude Julien, entraîneur-chef du Canadien de Montréal

Le seul hic, pourrait-on dire, c’est que l’avantage numérique des Flyers, qui tournait au rythme de 20,8 % de réussite cette saison, a été blanchi en 11 occasions ces derniers jours. Ce n’est pas bien mieux du côté du Bleu-blanc-rouge, incapable de profiter de ses 12 séquences à cinq contre quatre.

Sur le papier, néanmoins, l’attaque des Flyers a tous les arguments pour faire fléchir son adversaire. Mais les vétérans défenseurs du CH, contre les Penguins, ont jeté le livre de statistiques par la fenêtre. Au risque de vous répéter ce que les joueurs ne cesseront de dire d’ici à ce que la rondelle circule, la série se jouera sur la patinoire.

Quand on a demandé à Claude Julien ce qu'il ferait dans une situation semblable à celle des Bruins de Boston et des Hurricanes de la Caroline qui ont vu leur duel reporté à mercredi matin en raison du match-marathon entre Tampa Bay et Columbus, il a reconnu un certain degré d'impuissance.

Il n’y a rien qu’on peut faire, a-t-il répondu. Je pense que c’est les ajustements qu’on doit faire depuis qu’on est ici. On a dû s’ajuster à toutes sortes de choses. Les équipes sont dans les mêmes hôtels, les équipes sont à l’aréna en même temps. Certains jouent, certains se préparent.

Je pense qu’en bout de ligne, rien ne garantit qu’on va jouer le match de ce soir, parce qu’il y a deux autres matchs qui vont être joués avant nous. Si les deux matchs vont en prolongation, il y a toujours une chance qu’on ne joue pas le match ce soir non plus. Tu t’ajustes en conséquence. Mais la clé dans tout ça, si tu es bien préparé, que ce soit ce soir ou demain matin, ça ne change pas vraiment les choses.

Claude Julien

La série en chiffres

Fiche en saison 2019-2020

  • Flyers : 41-21-7 (89 points, 4e rang dans l’Est)
  • Canadien : 31-31-9 (71 points, 12e rang dans l’Est)

Résultats en saison 2019-2020

  • Canadien 2-3 Flyers (7 novembre 2019)
  • Flyers 4-3 Canadien (30 novembre 2019)
  • Canadien 4-1 Flyers (16 janvier 2020)

Dernière rencontre en éliminatoires

  • Finale de l’Association de l’Est 2009-2010 : victoire des Flyers en cinq matchs

Fiches des entraîneurs en éliminatoires avant 2020

  • Alain Vigneault : 69 victoires, 71 défaites, 13 séries gagnées
  • Claude Julien : 63 victoires, 51 défaites, 11 séries gagnées, 1 Coupe Stanley (Boston, 2011)

Meilleur pointeur en éliminatoires 2020

  • Flyers : Scott Laughton (5 points)
  • Canadien : Paul Byron et Shea Weber (4 points)

À surveiller pour les Flyers

Les hommes d’Alain Vigneault devraient, en théorie, être en mesure d’empêcher le Tricolore d’exploiter sa vitesse à fond. Les Flyers sont plus robustes que les Penguins. Ils sont tenaces en fond de territoire et forcent les attaquants adverses à déployer leur énergie dans l’aspect défensif du jeu. Lorsque leurs rivaux récupèrent la rondelle, les Flyers s’organisent fort bien en zone neutre. Le Canadien pourrait éprouver des difficultés à mettre en œuvre son plan de match.


À surveiller pour le Canadien

Brett Kulak demeure-t-il le partenaire idéal pour Jeff Petry? L’arrière de 26 ans a joué du hockey simple, mais efficace, contre les Penguins, pendant que son collègue se distinguait dans toutes les facettes du jeu. S’ils parviennent à garder une dynamique semblable contre la puissante attaque des Flyers, ce sera un mal de tête de moins pour Claude Julien, dont l’équipe a tardé à se mettre en marche dans les deux premiers matchs de la série contre Pittsburgh, lorsqu’il n’avait pas le dernier changement.


Devant le filet

Que dire de Carey Price après la série contre les Penguins? Formidable contre les Penguins, le vétéran gardien a réalisé le genre d’exploits qui ont jadis fait écarquiller les yeux d’un jeune… Carter Hart. Le portier de 21 ans des Flyers a grandi avec Price pour idole. Hart n’a jamais joué de vrai match éliminatoire, mais il a été solide dans ses deux départs contre Boston et Tampa Bay. Si la pression des séries ne l’atteint pas – et les Flyers ont semblé avoir déjà activé le mode des éliminatoires dans le tournoi à la ronde –, un grand duel de gardiens pointera le bout de son nez.

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