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COVID-19 : Hockey Québec devant le spectre des éclosions

Des joueurs sont sur une patinoire.

Des hockeyeurs s'entraînent.

Photo : Coutoisie

Alexandre Couture

À moins d’un mois du retour sur glace de milliers de jeunes hockeyeurs, Hockey Québec ne cache pas son inquiétude face aux récentes éclosions de la COVID-19 qui ont notamment frappé de plein fouet une école de hockey et un tournoi de hockey-balle.

Forcée de stopper ses opérations à la mi-mars en raison de la pandémie, la fédération s’apprête à mettre en pratique son plan de relance avec le début de la saison 2020-2021, prévu en août pour le hockey scolaire et à la fête du Travail pour la majorité des associations mineures.

Le directeur général de Hockey Québec, Paul Ménard, assure que le plan de relance de son organisation est solide, mais se dit néanmoins préoccupé par les cas de COVID-19 qui ont fait les manchettes dans les dernières semaines.

À la question "est-ce que ça nous inquiète", la réponse est oui. Ne sachant pas ce qu'il s’est passé, ça nous inquiète encore plus.

Paul Ménard, directeur général de Hockey Québec

À la mi-juillet, cinq cas ont été découverts après un tournoi de hockey-balle à Mirabel. Deux semaines plus tard, c’était au tour d’une école de hockey d’être paralysée par la COVID-19.

Bien que les deux événements n’étaient pas sanctionnés par Hockey Québec, le directeur général est conscient que le hockey mineur n’est pas à l’abri.

Ça nous inquiète beaucoup, le confinement qui nous amené à la phase 5 a permis à des groupes, des entrepreneurs d’organiser des événements, c’est sûr que ça nous inquiète étant donné qu’on n'a pas de suivi au niveau de ces événements-là. Ces événements n’étant pas sanctionnés, que ça soit au niveau des règles de Hockey Canada ou des règles de Hockey Québec, explique-t-il.

On n’a pas de suivi, pas de contrôle. C’est vraiment regrettable. Tout ce qu’on souhaite, c’est que ça ne fera pas en sorte de nuire au retour du hockey mineur. Mais on considère toujours que la santé des jeunes et de leurs familles est une priorité, on pense à ça en premier. On a une inquiétude de ce que ça peut être.

Rassurer les parents et partager la responsabilité

Hockey Québec, qui est toujours en attente de la santé publique pour passer à la phase 6, soit le retour du hockey tel qu’on le connaît, assure qu’elle concentrera ses efforts sur la communication pour rassurer les parents, les joueurs et les entraîneurs.

Quand on a présenté notre plan, on s’est assurés d’avoir des phases, que peu importe la décision de la santé publique, on pouvait faire un retour et permettre aux jeunes de pratiquer leur sport. Le déconfinement du 1er juin nous a amenés directement à la phase 5, à ce moment-là, le retour du hockey tel qu’on le connaît est à la phase 6.

On envoie énormément d’informations, beaucoup de communication, ajoute-t-il. On informe les membres, nos associations de hockey mineur, nos régions. On va s’adresser plus directement aux parents dans les prochains jours étant donné que ça va débuter.

Des joueurs de hockey sont au centre de la glace et s'apprêtent à faire la mise au jeu.

Des équipes de hockey de plusieurs régions du Québec s'affrontent cette fin de semaine à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Pour Paul Ménard, le retour des hockeyeurs et hockeyeuses de la province sera un succès si la responsabilité est partagée par tous, autant sur la glace qu’en dehors. L’actualité a prouvé que la reprise du sport en temps de pandémie était fragile.

C’est la participation de tous qui est au cœur du succès. On doit avoir tout ce qui est en place pour aider nos régions et associations, elles doivent s’assurer que tout est sécuritaire, dit-il. Mais on a aussi nos participants, nos parents qui doivent s’assurer que tout est respecté, de cette façon, on va être en mesure d’avoir du hockey qui est somme toute très sécuritaire.

Les associations de hockey mineur, du nombre de 232 au Québec, seront chargées de nommer des responsables qui veilleront au respect des consignes sanitaires, comme le lavage des mains à l’entrée de l’aréna et le port du masque.

Est-ce qu’on en demande trop à des bénévoles?

On en demande beaucoup à nos bénévoles, on en convient. Par contre, on ne veut pas que nos bénévoles deviennent des agents de sécurité à ce niveau-là, on veut qu’ils s’assurent que tout est en place, mais pas nécessairement entrer en conflit avec des personnes.

Paul Ménard

Le responsable n’est pas un agent de sécurité COVID, n’est pas un policier COVID, cette personne-là va informer les gens, s’assurer que les présences sont prises. Lorsque cette personne-là va indiquer aux gens que le port du masque est obligatoire, elle ne va pas procéder à une arrestation s’ils ne le font pas.

Comme bien des fédérations sportives, Hockey Québec se croise les doigts pour un retour sans anicroche. Mais surtout, la fédération veut éviter toute éclosion de COVID-19 qui forcerait des milliers de jeunes hockeyeurs et hockeyeuses à raccrocher leur patin.

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