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Une enquête dévoile des cas d'abus dans le patinage artistique français

Deux paires de patins

Deux paires de patins

Photo : The Associated Press / Pavel Golovkin

Associated Press

Plus de 20 entraîneurs travaillant avec la Fédération française de patinage artistique ou ses clubs ont été identifiés à la suite d'une enquête sur des accusations d'agression sexuelle, de harcèlement ou de violence.

C'est ce qu'a annoncé mardi le ministère français des Sports.

L'enquête a été lancée en février à la demande du ministère après que la championne de France Sarah Abitbol eut déclaré dans un livre qu'elle avait été violée par l'entraîneur Gilles Beyer de 1990 à 1992, quand elle était adolescente.

Ses révélations ont conduit à la démission du responsable de longue date de la Fédération française de patinage, Didier Gailhaguet, qui a nié avoir protégé l'entraîneur.

À la suite des accusations de Sarah Abitbol, davantage de patineuses se sont manifestées pour dénoncer les violences sexuelles présumées des entraîneurs sur une période de 30 ans.

Sarah Abitbol en couverture du Nouvel Observateur

Sarah Abitbol en couverture du « Nouvel Observateur »

Photo : Le Nouvel Observateur

Après avoir mené des auditions et analysé les témoignages d'athlètes sur une plateforme mise en place par le ministère, l'enquête a découvert que 12 entraîneurs avaient été accusés de harcèlement ou d'agression sexuelle, dont 3 condamnés à des peines de prison.

En outre, sept cas de violences physiques ou verbales ont été signalés, tandis que deux autres cas concernaient des entraîneurs décédés avant la fin de la procédure judiciaire.

Le volume de cas identifiés est révélateur de pratiques et de comportements qui ont été reproduits à travers des générations d'entraîneurs, a révélé le ministère. Il est sans précédent au niveau international.

L'enquête a également mis en évidence un vrai problème d'alcool chez certains entraîneurs de patinage.

Les procureurs de Paris ont ouvert une enquête pénale après que Sarah Abitbol eut accusé Gilles Beyer.

Selon le ministère des Sports, un entraîneur a été placé en détention en février, tandis que cinq autres se sont vu interdire en avril de diriger des athlètes. Toutes les enquêtes administratives qui s'étaient arrêtées en raison du confinement en France ont repris.

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