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La Russie doit payer ses amendes pour éviter l'expulsion

Natalya Antyukh

Natalya Antyukh

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

Agence France-Presse

La Fédération russe d'athlétisme (RUSAF) devra s'acquitter de ses amendes avant le 15 août, sans quoi une procédure d'exclusion de la Fédération internationale (World Athletics) sera enclenchée.

Une exclusion compromettrait grandement la présence d'athlètes russes, même sous bannière neutre, aux Jeux olympiques de Tokyo dans un an.

L'équipe d'enquête chargée d'évaluer les progrès de la Russie en matière de lutte antidopage dans l'athlétisme a décidé d'accorder une dernière chance à la Fédération russe : elle dispose d'un délai de deux semaines pour payer 6,31 millions de dollars américains pour violation des règles antidopage.

La Russie avait jusqu'au 1er juillet pour régler les versements, mais le ministre russe des Sports, Oleg Matytsine, dans une lettre envoyée jeudi à World Athletics, a promis de payer l'intégralité des sommes dues au 15 août.

La recommandation faite jeudi d'exclure la RUSAF de la Fédération internationale est suspendue, mais elle entrera immédiatement et automatiquement en vigueur, si la Russie ne paie pas ses amendes avant ce dernier délai.

Un congrès de World Athletics, seul habilité à exclure une fédération membre, se réunira dès que possible pour se prononcer sur cette recommandation.

Aucun statut d'athlète neutre (ANA), qui permet aux athlètes russes de participer aux compétitions internationales, ne sera accordé pour 2020 tant que les sommes dues ne seront pas réglées.

Rune Andersen, président de l'équipe d'enquête, a regretté jeudi lors d'une conférence de presse à distance le peu de changements observés dans la culture de l'athlétisme russe au cours des cinq dernières années.

Je pense que la décision d'aujourd'hui est constructive. Nous voyons un désir de World Athletics de collaborer avec la partie russe. Nous avons un chemin très difficile ensemble pour créer les conditions du retour de la RUSAF, mais je pense que nous avons conclu des accords qui nous permettent d'espérer une étape constructive, a dit jeudi Oleg Matytsine, cité par les agences russes.

Au-delà de l'athlétisme, c'est l'ensemble du sport russe qui est montré du doigt depuis près de cinq ans.

En raison des violations répétées des règles, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé en décembre 2019 de suspendre l'Agence russe antidopage (RUSADA) pour quatre ans, ainsi que d'exclure la Russie des grandes compétitions, dont les Jeux olympiques d'été et d'hiver pour cette même durée.

La RUSADA a contesté cette suspension et c'est désormais le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui devra se prononcer, avec une audience prévue au début novembre.

Si la juridiction suprême du monde sportif confirme les quatre ans de suspension, le drapeau russe serait absent des JO de 2020 à Tokyo, de 2022 à Pékin et de 2024 à Paris. Les sportifs russes pourraient toutefois, sous de strictes conditions, y participer sous bannière neutre.

Le cross-country au programme olympique à Paris

Des participants à une épreuve de cross-country

Des participants à une épreuve de cross-country

Photo : getty images for european athlet / Oliver Hardt

L'épreuve proposée par World Athletics jeudi prendrait la forme d'un relais mixte composé de deux hommes et de deux femmes, chaque athlète devant courir deux fois 2,5 kilomètres. Quinze pays seraient au départ de cette nouvelle épreuve.

Mon amour pour l'athlétisme a commencé avec le cross-country, a expliqué le président de World Athletics, le Britannique Sebastian Coe, dans un communiqué.

Coe y a rappelé que le président de son premier club d'athlétisme était Joe Williams, qui a disputé la dernière course de cross-country de l'histoire olympique aux Jeux de 1924 à Paris.

World Athletics rencontrera le comité organisateur de Paris 2024 pour travailler sur les détails, notamment l'emplacement de l'épreuve.

Le programme olympique de 2024 doit être finalisé par le Comité international olympique (CIO) à la fin de l'année.

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