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L'ABC des séries éliminatoires de la LNH dans les villes bulles

La Place Banque Scotia, dans sa nouvelle configuration, en vue des matchs de l'Association de l'Est.

La Place Banque Scotia, dans sa nouvelle configuration, en vue des matchs de l'Association de l'Est.

Photo : The Canadian Press / Nathan Denette

Radio-Canada

La Ligue nationale de hockey (LNH) relance sa saison ce week-end, avec ses séries, après une pause de près de cinq mois. Comment se passera ce retour au jeu? Tour d'horizon.

Il y a tout d’abord lieu de se demander s’il sera possible que tous les matchs prévus au calendrier, qui se met en branle samedi, pourront être disputés en pleine pandémie. Les joueurs sont arrivés en début de semaine à Toronto et à Edmonton, les deux villes bulles choisies par la LNH pour y relancer la saison.

La plupart des hockeyeurs sont venus des États-Unis, où le coronavirus continue de faire des ravages. La MLS avait aussi convié les joueurs à Orlando quelques jours avant le début de son tournoi de relance et deux équipes, Dallas et Nashville, avaient dû se retirer en raison d’une éclosion de cas dans leurs rangs.

Et cette semaine, c’est le baseball majeur qui a été ébranlé après le premier week-end de son calendrier. Les Marlins de Miami ont été très affectés par le virus et ont dû suspendre leurs activités.

Plusieurs observateurs se demandent conséquemment s’il est justifié que les ligues de sport professionnel tentent de se relancer en période de crise.

Des joueurs de la LNH assistent à un match dans les gradins de la Place Rogers, à Edmonton

Des joueurs de la LNH assistent à un match dans les gradins de la Place Rogers, à Edmonton

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Lundi, la LNH a annoncé que tous les joueurs avaient reçu des résultats négatifs à la suite de tests menés la semaine précédente, à la fin de la phase 2, celle où les équipes s’entraînaient dans leur ville respective et qui était considérée comme la partie la plus risquée de la reprise des activités.

Un protocole strict

Depuis leur arrivée à Toronto et à Edmonton, les joueurs sont testés quotidiennement. Si des cas de COVID-19 surviennent, les joueurs asymptomatiques seront isolés jusqu’à ce qu’ils affichent deux tests négatifs dans une période de 48 heures, ou après 10 jours. Ceux qui sont symptomatiques pourront rejoindre leurs coéquipiers après 72 heures sans symptômes ainsi qu’une période d’isolement de 10 jours.

À Toronto, les cinq équipes les mieux classées résident à l’Hôtel X, près du lac Ontario, tandis que les autres logent au Fairmount Royal York, à proximité de la Place Banque Scotia. Le stade BMO, domicile du Toronto FC, sera mis à la disposition des joueurs.

Du côté d’Edmonton, les meilleures équipes séjournent au JW Marriott, attenant à la Place Rogers, et les autres se retrouvent au Sutton Place, tout près de l’amphithéâtre.

La Place Rogers, domicile des Oilers d'Edmonton

La Place Rogers, domicile des Oilers d'Edmonton

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Les équipes ont été autorisées à emmener 52 personnes, dont 30 joueurs. Quatorze restaurants ont été mis à la disposition des joueurs, lesquels peuvent aussi accéder à une piscine, des tables de ping-pong, des terrains de basketball et de soccer ainsi que des salons pour se réunir.

Les joueurs ont tous leur propre chambre et les rassemblements y sont interdits. À l’extérieur de leur chambre, ils doivent porter un masque en tout temps sauf s’ils prennent part à des activités physiques.

Les familles des joueurs seront admises pendant les deux derniers tours des séries, qui se dérouleront à Edmonton. Pour être autorisées à rester dans la même chambre qu'un joueur, elles devront d’abord observer une quarantaine et faire des tests quotidiens à l'intérieur de la bulle.

Des matchs autrement

Les téléspectateurs verront quant à eux l’action de façon différente. Douze caméras ont été ajoutées dans le but de fournir de nouveaux points de vue. Ils entendront aussi des bruits de foule, empruntés au géant du jeu vidéo EA Sports.

Les sièges du parterre seront recouverts de toiles. Des écrans géants, où on verra des graphiques ou des vidéos de partisans, seront aussi installés derrière les bancs des deux équipes.

Les Rangers et les Islanders de New York durant leur match préparatoire du 29 juillet, à Toronto

Les Rangers et les Islanders de New York durant leur match préparatoire du 29 juillet, à Toronto

Photo : The Canadian Press / Chris Young

Le déroulement des séries

Vingt-quatre équipes, 12 dans chaque association, participent au tournoi éliminatoire, mais le tiers d’entre elles disparaîtront rapidement. Les qualifications seront dans des séries 3 de 5, une première en 34 ans. Les confrontations iront comme suit : les équipes de 5e place se mesureront aux 12es, les 6es aux 11es, les 7es aux 10es et les 8es aux 9es.

Les gagnants passeront aux séries éliminatoires, disputées dans le format classique 4 de 7.

Pendant la phase qualificative, les quatre équipes du haut du classement prendront part à un tournoi afin de déterminer leurs positions pour le début des séries.

Les huit formations éliminées en qualifications pourront se consoler avec 12,5 % des chances d’obtenir le tout premier choix du prochain repêchage, qui sera vraisemblablement Alexis Lafrenière.

Il retourne au banc de son équipe.

Alexis Lafrenière le 14 février, à Rimouski

Photo : Folio Photo/Iften Redjah

Les équipes canadiennes

Six des sept équipes canadiennes sont des séries. Seuls les Sénateurs d'Ottawa en sont exclus. Le Canadien de Montréal, 12e dans l’Est, a rendez-vous avec Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh (5es).

Les Maple Leafs de Toronto (8es) se retrouvent contre les dangereux Blue Jackets de Columbus (9es), tombeurs du puissant Lightning de Tampa Bay au premier tour en 2019. S’ils les battent, ils pourraient se retrouver face aux Bruins de Boston, une équipe qui les a fait souffrir dans les séries.

L’unique duel tout canadien opposera les Flames de Calgary (8es) aux Jets de Winnipeg (9es). Les jeunes et impressionnants Canucks de Vancouver (7es) affronteront le Wild du Minnesota (10e), une formation qui a pris un meilleur rythme après que Dean Evason eut remplacé Bruce Boudreau derrière le banc.

Les Oilers d'Edmonton célèbrent un but face aux Flames de Calgary lors d'un match préparatoire le 28 juillet.

Les Oilers d'Edmonton célèbrent un but face aux Flames de Calgary lors d'un match préparatoire le 28 juillet.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Les Oilers d’Edmonton (5es), avec Connor McDavid et Leon Draisaitl, candidat au titre de joueur par excellence, joueront contre les Blackhawks de Chicago, 12es dans l’Ouest. Les Hawks ont perdu de leur superbe depuis quelques années, mais ils comptent toujours sur les vedettes que sont Patrick Kane et Jonathan Toews.

Les autres séries du tour qualificatif opposeront, dans l’Est, les Hurricanes de Caroline (6es) aux Rangers de New York (11es) et les Islanders de New York (7es) aux Panthers de Floride (10es). Dans l’Ouest, les Predators de Nashville (6es) et les Coyotes d'Arizona (11es) ont aussi rendez-vous.

Des faits historiques

L'équipe championne pourrait avoir besoin de 19 victoires pour soulever la coupe Stanley, le plus haut total, toutes époques confondues.

Il faut reculer de plusieurs années. À l'époque, nous avions des séries trois de cinq et nous jouions quatre matchs en cinq soirs dès le début, a affirmé Joel Quenneville, entraîneur-chef des Panthers. C'était tout un effort. Lors du match numéro quatre, tu te demandais parfois si tes jambes étaient encore là.

Joel Quenneville, entraîneur-chef des Panthers de la Floride, donne des instructions à ses joueurs durant un entraînement.

Joel Quenneville, entraîneur-chef des Panthers de la Floride, donne des instructions à ses joueurs durant un entraînement.

Photo : AP / Lynne Sladky

Eddie Olczyk a gagné et a perdu une série trois de cinq au début de sa carrière, avec les Blackhawks.

Le premier match sera absolument crucial dans ces séries de qualifications, a mentionné celui qui est maintenant analyste au réseau NBC Sports.

Il y aura toutefois plus de temps de repos cette année : les séries s'étendront sur huit ou neuf jours, et il n'y aura pas de déplacements. Il y a toutefois une possibilité de deux matchs en 24 heures dans chacune des séries de qualifications, ce qui s'est vu très rarement ces dernières années.

De grandes interrogations

De nombreux observateurs se demandent si les bonnes équipes joueront à la hauteur de leur talent après ce long hiatus, et si elles reprendront là où elles s'étaient arrêtées en mars. Seront-elles plus rouillées que reposées? Une chose est sûre, la condition physique des joueurs sera déterminante dès le départ.

D’autres grandes questions se posent : le Lightning rebondira-t-il après son élimination précoce de l’an passé? Quel genre de défense les Blues, champions en titre, présenteront-ils? Combien de surprises surviendront dans le tour qualificatif? Et aurons-nous droit à un autre duel Crosby-Ovechkin?

Les réponses tomberont bientôt.

Avec les informations de CBC, et La Presse canadienne

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