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La chef de mission du Canada optimiste à un an des Jeux de Tokyo

Elle s'adresse à l'auditoire.

Marnie McBean lors de sa nomination en tant que chef de mission de la délégation canadienne aux Jeux de Tokyo

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

En théorie, la chef de mission canadienne Marnie McBean aurait dû passer la journée de jeudi à accueillir des athlètes canadiens au village olympique à Tokyo, entre deux repas de sushis frais.

La théorie, comme tout le monde le sait, a pris le bord il y a déjà plusieurs mois quand la pandémie de COVID-19 a forcé le report des Jeux d’été.

Au lieu d’être à la veille d’allumer la vasque olympique, la planète sportive rallume son compte à rebours, à un an jour pour jour du début projeté des Jeux d’été de 2021.

Dans sa résidence de Toronto, Marnie McBean affirme avoir plusieurs raisons d'être optimiste que le grand bal aura bel et bien lieu dans un an, même si le président du comité organisateur, Yoshiro Mori, a fait d'un vaccin un élément indispensable à la tenue de l'événement.

Cela dit, c’est historiquement le rôle de la chef de mission de motiver, d’encourager et d’unir les troupes.

Quand je regarde tout le travail qui a été fait pour établir des protocoles pour limiter la propagation du virus, ça me donne espoir, explique la triple médaillée d’or olympique en aviron en entrevue avec Radio-Canada Sports. Je ne sais pas à quoi ces Jeux ressembleront, mais je crois que de faire vivre l’esprit olympique sera l’une des façons de célébrer la résilience dont le monde a fait preuve au cours de la pandémie, en particulier les travailleurs de la santé.

Un homme d'origine asiatique porte un masque sanitaire. Derrière lui, un bandeau fait la promotion des Jeux olympiques de Tokyo.

Un homme masqué à Tokyo

Photo : Reuters / Issei Kato

Les derniers mois ont été éprouvants pour tous, y compris les athlètes. McBean les encourage à reconnaître qu’une participation aux Jeux olympiques est un privilège.

Tous les Canadiens ou presque ont été confinés. Et de voir les Jeux être reportés, pour les athlètes, c’est l’équivalent d’être mis à pied d’un emploi. Le sport est un privilège et je crois que nos athlètes en sont conscients, dit-elle. Tout le monde a été affecté par la pandémie et tout le monde a dû se réajuster. La normalité ne sera plus la même, mais on veut simplement retrouver nos passions et pouvoir se fixer de nouveaux objectifs.

Si l’inconnu fait partie intégrante de la vie des athlètes olympiques canadiens, Marnie McBean s’attend toutefois à ce que, sportivement, les Jeux de Tokyo soient extraordinaires.

Elle estime que la bulle sportive, soit le village et les plateaux de compétition, ne devrait pas être trop différente des autres Jeux. Le reste de la bulle olympique, qui englobe les festivités pour le public et les familles, sera toutefois sans pareil aux écosystèmes de tous les autres Jeux.

L’essence même des Jeux demeure le sport. Et McBean s’est réjouie de voir le bonheur pur des athlètes qui reprennent l’entraînement, comme Jennifer Abel et Meaghan Benfeito à leur retour à la piscine après des mois confinés à leur appartement.

Je pense qu’on assistera à des performances extraordinaires parce que la pandémie a permis à plusieurs athlètes de revenir à l’essence de leur sport. D’être privé de compétition a fait en sorte que plusieurs ont réalisé à quel point ils aimaient leur sport, ce que certains oublient parfois. Ils ont eu cinq mois pour soigner des blessures qui traînaient depuis parfois des années. Les athlètes seront tellement heureux à Tokyo.

Marnie McBean

Un plan de match mis à la poubelle

Bien sûr, les plans du Comité olympique canadien pour les Jeux de 2020 ont été depuis longtemps remisés. Le COC planche sur une multitude de scénarios pour la prochaine année, sans négliger les athlètes des sports d’hiver qui auront leurs Jeux six mois plus tard, en 2022.

Notre priorité a toujours été d’assurer un environnement sécuritaire pour nos athlètes et nous devons trouver une solution canadienne pour avoir une approche cohérente pour les prochains Jeux, explique McBean. Tous les employés du COC sont en mode solution depuis l’annonce du report des Jeux.

Elle-même a dû affronter son lot d’imprévus au cours de sa carrière d’athlète, mais jamais de l’ampleur d’une pandémie.

Marnie McBean montre sa médaille d'or.

Marnie McBean montre sa médaille d'or aux Jeux panaméricains à Minnedosa Lake, au Manitoba, le 28 juillet 1999.

Photo : La Presse canadienne / FRANK GUNN

En 1996, à Atlanta, une bombe a explosé la veille de sa compétition. Puis, en 2000, elle s’est blessée au dos quelques semaines avant le début des JO de Sydney. Cela a bousillé trois années de préparation.

Des imprévus et des épreuves bien précises, avec une temporalité définie. Ce qui n’est pas le cas avec la pandémie.

À mes yeux, les défis que pose la pandémie sont semblables à ceux qui attendent un lutteur tous les jours. Chaque jour, quelqu’un veut l’envoyer au tapis pour ruiner ses plans. La pandémie, c’est comme un gigantesque match de lutte au cours duquel on doit trouver une façon de rester sur nos pieds.

Marnie McBean

Et rester sur ses pieds, quand la fatigue de la pandémie vous bouscule depuis des mois, c’est déjà un bon défi.

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