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Canadien : les auditions achèvent en défense

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Josh Brook (à gauche) se bat pour l'un des derniers postes en défense.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

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Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il s’est certainement écrit l’équivalent de l’encyclopédie Britannica sur le flanc gauche décimé de la défense du Canadien depuis trois ans, mais ce camp d’entraînement nous offre un petit chapitre sur le côté droit.

Rien de bien encyclopédique, remarquez. De la littérature jeunesse. Un J’aime lire, tiens.

On sait d’ores et déjà qu’à gauche, après Ben Chiarot, le déluge. Il y a certes Victor Mete, mais ses responsabilités ont considérablement diminué cette saison, sans compter qu’il patine actuellement dans un groupe restreint de cinq joueurs depuis quatre séances.

Brett Kulak, dites-vous? Certes, mais il ne s'est joint au groupe que mercredi. Le monsieur devra prendre les bouchées doubles pour effacer le retard. Mais l’un dans l’autre, ces trois-là, sauf incident sanitaire ou autre, ne devraient pas bouger.

Dans le coin droit par contre, deux rocs, deux certitudes, deux valeurs sûres. Et un poste à pourvoir derrière le capitaine Shea Weber et son acolyte Jeff Petry.

Claude Julien a bien caché son jeu pour le moment en ce qui concerne le troisième arrière droitier. Privé de quelques-uns de ses arrières, quatre défenseurs en audition exécutent un joyeux rigodon qui les fait passer d’un côté à l’autre de la patinoire en changeant fréquemment de partenaire.

Noah Juulsen, Christian Folin, Josh Brook et Gustav Olofsson sont ces hommes. On peut ajouter Cale Fleury dans le lot, qui a disputé 41 matchs à Montréal avant d’être cédé au Rocket de Laval cet hiver.

Le cogneur au visage de chérubin peine toutefois à se faire justice puisqu’il est lui aussi coincé dans le groupe des cinq. Il ne peut néanmoins être écarté de l’équation.

Pour ce qui est de la candidature d’Olofsson, remis de multiples blessures à l’épaule, il y a matière à douter de sa valeur aux yeux de l’entraîneur. Il a disputé 24 minutes en trois matchs avec le Canadien et même le plus admirable des camps d’entraînement ne suffira pas à faire oublier la bien vilaine première impression qu’il a laissée à son patron.

Il reste donc Juulsen, Folin et Brook.

Julien a encensé Noah Juulsen depuis la reprise. Vrai que le jeune homme de Surrey fait bonne impression ces jours-ci. Ses problèmes de maux de tête et de vision apparus après avoir reçu deux rondelles au visage dans un match le 19 novembre 2018 semblent de l’histoire ancienne.

Toujours est-il qu’il manque de millage depuis deux ans. Julien aime miser sur des vétérans. Osera-t-il lancer un arrière un peu vert dans la mêlée?

Le même constat se pose pour ce qui est de Josh Brook. Le choix de deuxième tour du Canadien en 2017 est encore promis à un bel avenir, mais sa première saison professionnelle n’a pas été de tout repos.

Ce défenseur à caractère offensif a amassé 13 points en 60 matchs à Laval, maintenu un différentiel de -3 et a eu à subir la méthode Joël Bouchard. L’entraîneur de la Ligue américaine l’a laissé de côté à quelques reprises en plus de l’envoyer disputer deux matchs comme 12e attaquant dans une formation à 11 avants et 7 défenseurs au mois de janvier.

À l’époque, Bouchard confiait à La Presse qu’il était beaucoup moins fort physiquement que Cale Fleury l’an passé. En six mois, meublés d’un confinement, difficile de croire que la donne ait tellement changé.

Le numéro 46 a fière allure par moments sur la patinoire, particulièrement lorsqu’il se porte à l’attaque et laisse courir ses instincts, mais la rigueur, l’âpreté du hockey professionnel le menotte encore.

Avec une franchise qui l’honore, Ben Chiarot a laissé tomber qu’il ne voyait pas une grande différence entre le défenseur qu’il a connu au camp d’entraînement en septembre dernier et celui qu’il côtoie actuellement.

Je ne pense pas qu’il a patiné beaucoup avant de venir au camp, mais c’est quand même un bon patineur. Il a un talent offensif, de ce que j’entends. Je ne l’ai vu que dans quelques matchs préparatoires et aux entraînements ici. Il ressemble au même gars [que j’ai vu en septembre], a déclaré le numéro 8 du Tricolore.

Évidemment, Brook l’entend d’une autre oreille.

Il y a eu du progrès. Je pense que je me suis amélioré pendant la saison […] Faire des jeux plus rapidement, mes décisions, être plus fort devant le filet et le long des rampes. C’est le genre de choses sur lesquelles je devais travailler, a estimé le jeune homme de 21 ans.

« J’ai appris que tu dois travailler pour mériter quoi que ce soit. On ne te donnera rien. Je jouais mal quand j’ai été laissé de côté et quand on m’a mis à l’attaque. Tu y réfléchis un peu et tu passes à autre chose. »

— Une citation de  Josh Brook

Son éclosion risque de devoir attendre encore un peu. Mais ce tournoi promet d’être imprévisible et un jeu de dominos pourrait se déclencher si un ou deux joueurs contractent le coronavirus ou si quelques blessures malencontreuses surviennent.

Il n’est pas impossible de penser que Brook fasse ses débuts dans la LNH contre les Penguins de Pittsburgh dans un match sans lendemain. Farfelu un peu, d’accord, mais certainement pas impossible.

Bref, pour l’instant, Christian Folin semble détenir une légère avance. Parce que c’est un vétéran, que Claude Julien aime miser sur des joueurs expérimentés lors de matchs éliminatoires, parce qu’il connaît sa valeur, ses limites et, surtout, parce qu’il pourrait très bien se contenter d’une douzaine de minutes par rencontre derrière les deux gloutons que sont Petry et Weber.

Voilà le scénario le plus plausible, certainement pas le plus amusant.

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