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Le Canada intéressé par l'organisation des Jeux olympiques, le CIO applaudit

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Le Canada reçu aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Le Canada reçu aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada

Dans le nouveau cadre que se donne le Comité international olympique (CIO), le Canada dit être intéressé par une nouvelle candidature olympique. Mais à condition que la facture soit raisonnable et que les installations puissent durer.

Si le CIO permet aux planètes de s'aligner grâce à l'Agenda 2020, le Canada pourrait ajouter une autre candidature à son histoire olympique déjà riche, après Montréal en 1976, Calgary en 1988 et Vancouver en 2010.

Nous en sommes aux premières étapes de l'exploration d'une candidature. Nous ne savons pas si nous voulons organiser des Jeux d'été ou des Jeux d'hiver, et nous n'avons pas encore identifié une ville hôte en particulier, a précisé à Radio-Canada Photi Sotiropoulos, directeur des communications et des relations avec les médias du Comité olympique canadien.

L'idée même que le Canada pense déposer une candidature réjouit le président du Comité international olympique.

Nous sommes tout à fait intéressés par une candidature d'un pays sportif comme le Canada, a dit Thomas Bach à Radio-Canada vendredi en marge d'une réunion du conseil exécutif du CIO. La population canadienne adore le sport, et le Canada nous a présenté déjà des Jeux olympiques splendides en été et en hiver.

Thomas Bach, président du CIO.

Thomas Bach, président du CIO

Photo : Getty Images / AFP/Fabrice Coffrini

En novembre 2018, les conseillers municipaux de Calgary avaient voté à l'unanimité pour la fin des négociations avec le CIO et le démantèlement de la société de candidature pour les JO de 2026.

Le Comité olympique canadien sait qu'il devra calquer ses modèles sur ceux de l'Agenda 2020.

Toute candidature que nous envisagerons aura une répercussion à long terme pour être conforme à l'Agenda olympique 2020, rappelle M. Photi Sotiropoulos. Elle sera durable et s'alignera sur les objectifs locaux, régionaux et nationaux de développement à long terme.

Nous comptons profiter des infrastructures en place au Canada afin de réduire considérablement le coût de l'accueil des Jeux et d'établir un modèle durable qui pourra être repris par de futurs hôtes, précise le responsable du COC.

Un nouveau modèle

Le COC rejoint l'avis de la ministre québécoise déléguée à l'Éducation, responsable des dossiers du sport, Isabelle Charest, ancienne athlète elle-même.

Je pense que le Canada pourrait faire quelque chose de super intéressant en organisant des Jeux à la hauteur de ses moyens, croit la médaillée olympique (1994 et 1998) en patinage de vitesse sur courte piste.

J'ai participé aux Jeux d'hiver de 1994, à Lillehammer en Norvège. Les infrastructures étaient en bois, et j'y suis retournée 25 ans plus tard, et les infrastructures étaient encore utilisées. Il faut que les infrastructures soient plus modestes [qu'aujourd'hui], et que le projet soit à la hauteur des moyens d'utilisation par la suite. Une ville doit être capable de supporter ces infrastructures après pour qu'elles soient aussi pertinentes pour la population.

Isabelle Charest
Isabelle Charest sourit, debout devant son bureau.

Isabelle Charest, ministre déléguée à l'Éducation au sein du gouvernement du Québec

Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Il n'est pas question de tomber dans le gigantisme, prévient Sylvie Bernier.

Mon cœur de petite fille qui était assise dans les estrades [en 1976] te dirait : "C'est extrêmement bénéfique, ça fait rêver une génération de gens qui seront plus actifs, qui bougeront plus", explique l'ancienne plongeuse et championne olympique en 1984. D'un autre côté, assurons-nous d'avoir des Jeux qui nous permettent de renouveler nos équipements. Il ne faut pas créer un monstre. Mais j'y crois profondément.

La plongeuse canadienne se tient debout sur le podium après avoir reçu sa médaille d'or.

Sylvie Bernier (centre) sur le podium aux Jeux olympiques de 1984

Photo : ABC via getty images / Steve Fenn

En ce sens, les candidatures olympiques conjointes se multiplient, et c'est vers cela que le Canada devrait tendre.

Il pourrait y avoir jumelage entre des villes. Si on pense à Montréal pour des Jeux d'été, Toronto a aussi des infrastructures qui ont servi pour les Jeux panaméricains. Donc, il pourrait y avoir un partenariat comme celui-là.

Isabelle Charest

Et pour limiter le montant de la facture, pourquoi ne pas proposer une candidature conjointe avec les États-Unis?

Je suis plutôt contre l'idée qu'on fasse des Jeux d'été au Canada, à moins qu'il y ait un lien avec les États-Unis, dit Philip Merrigan, professeur au Département de sciences économiques de l'UQAM. Je ne vois pas les Canadiens s'embarquer dans l'énorme projet que sont les Jeux. Si les choses sont faites correctement, il est possible que ça ne devienne pas un gouffre financier pour les gouvernements.

Le Comité olympique canadien sait que les Jeux olympiques offrent l'occasion de stimuler le développement social et économique d'une ville ou d'une région hôte. Il faut pour cela bien définir les objectifs.

Au cours des prochains mois, nous aurons d'autres discussions officielles avec les parties concernées, précise Photi Sotiropoulos. Et nous continuerons de travailler avec nos communautés sportives pour définir l'héritage que nous cherchons à léguer.

Entre-temps, nous continuerons nos efforts pour garantir que le sport de haute performance au Canada profite des ressources nécessaires pour assurer un retour au sport en sécurité, conclut-il.

Une tendance globale

Le CIO a confirmé vendredi lors de la réunion de son conseil exécutif discuter avec 15 parties pour l'organisation de futurs Jeux olympiques d'été, d'hiver et de la jeunesse.

Le CIO rapporte que les parties intéressées sont persuadées que les Jeux peuvent jouer un rôle déterminant dans les efforts de reprise de leurs régions respectives après la pandémie planétaire.

Les parties appuient les réformes plus flexibles engagées dans le cadre de l'Agenda 2020 qui permettent de fondre plus facilement les candidatures olympiques et leurs plans futurs de développement.

La flexibilité est l'un des principaux moteurs de la nouvelle approche du CIO, ce qui permet aux discussions d'avancer à des rythmes différents selon chaque contexte.

Un drapeau blanc paré des anneaux olympiques flotte devant la vasque de bronze où brûle la flamme olympique.

Le drapeau olympique devant une vasque où brûle la flamme olympique.

Photo : Getty Images / Getty/Allsports UK

Le CIO dit se réjouir de tenir des discussions sans engagement avec un certain nombre de parties intéressées sur les futures possibilités d'accueil des Jeux ou des Jeux de la jeunesse.

Certaines examinent la possibilité d'organiser simultanément une édition d'été ou d'hiver, précise le CIO, qui y voit une preuve supplémentaire de l'importance des valeurs olympiques dans le monde incertain d'aujourd'hui.

Les parties ont demandé au CIO que les détails de l'avancement de leurs projets olympiques restent confidentiels.

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