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Un bon test de caractère pour Marc Dos Santos et ses Whitecaps

Marc Dos Santos

Marc Dos Santos

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Le moral des joueurs des Whitecaps de Vancouver est mis à rude épreuve depuis que l'équipe est inscrite au tournoi de relance de la MLS en Floride. Au lendemain d'un douloureux échec de 4-3 contre les Earthquakes de San José, l'entraîneur-chef Marc Dos Santos raconte cette séquence d'événements malheureux.

La veille de notre départ de Vancouver, nous avions encore des doutes si nous allions partir. Maintenant que nous sommes ici, nous allons nous battre, insiste l'entraîneur québécois, qui dirige la plus jeune équipe en lice à Orlando.

Cette compétition, qui a déjà perdu le FC Dallas et le Nashville SC avant le début du tournoi, a donc bien failli être amputée d'une troisième formation aux prises avec une forte éclosion de la COVID-19 parmi son effectif.

Il y a une dizaine de jours, les Whitecaps ont été les derniers à faire leur entrée dans la bulle, cet espace réservé au personnel des équipes participantes au tournoi. Leur premier match a même dû être reporté.

Le positif, c'est que même si nous sommes l'équipe la plus affectée après Dallas et Nashville, nous sommes quand même ici. Mais quand on a su que cinq joueurs ne seraient pas dans l'avion, ça nous a fait mal.

Le coup a été dur à prendre parce que les pertes étaient non seulement fortes en nombre, mais aussi en qualité.

Lucas Cavallini, Tosaint Ricketts, Freddy Montero, Andy Rose et Georges Mukumbilwa sont tous à l'écart du jeu.

Nous sommes privés de nos quatre joueurs les plus âgés. Tous des leaders dans une équipe de jeunes. Certains ne sont pas ici pour des raisons médicales liés au coronavirus ou des raisons personnelles. Lucas Cavallini a perdu son oncle et sa grand-mère en l'espace de six jours à cause de la COVID-19. Puis, une fois rendu à Orlando, Janio Bikel, l'un de nos meilleurs joueurs, s'est blessé à l'entraînement. Il ne pourra pas prendre part au tournoi. Dès qu'il est tombé et qu'on a entendu le cri, le jour est devenu lourd. Et ce n'est pas tout, le lendemain, notre gardien auxiliaire, Bryan Meredith, a appris le décès soudain de sa mère en l'espace de 48 heures. Il a quitté [la Floride] pour aller rejoindre son père. Il y a de la joie dans cette équipe, mais il faut rester fort pour jouer.

Mercredi, les Whitecaps ont finalement pu jouer leur premier match contre les Earthquakes, une équipe qui jouissait d'une bien meilleure préparation pour sa deuxième rencontre du tournoi. Pourtant, à la 59e minute, les Whitecaps étaient en avance 3 à 1.

San José a cependant exercé une forte pression sur la défense adverse pour transformer un revers en victoire. Les Earthquakes ont même pu tenter 22 coups pieds de coin, un record de la MLS. Le but vainqueur a été inscrit à la 99e minute durant les arrêts de jeu.

San Jose a procédé à quatre changements à la 65e minute. Tous ces joueurs ont eu impact important sur l'allure de la rencontre. Nous n'avons pas cette profondeur. Parmi nos 8 réservistes, seulement deux déjà joué des minutes en MLS. Tous les autres jeunes proviennent de notre académie. Quand tu arrives à la 70e minute et tu n'es pas prêt physiquement, tu souffres de l'absence de plusieurs joueurs. Nous avons manqué de concentration, mais je ne peux pointer du doigt personne pour un manque d'efforts. Je suis fier d'eux, nous avons une équipe excitante et divertissante. Nous jouions pour la première fois en près de 130 jours.

Et la vie dans un univers fermé, ça va?

Marc Dos Santos reconnaît qu'il s'agit d'un bon test de caractère.

On a créé notre bulle dans la bulle. Le 10e étage de notre hôtel est à nous. Les joueurs sont toujours ensemble. Nous formons un groupe uni. Ce serait plus difficile avec un groupe négatif. La COVID-19 est très présente dans notre esprit. On fait très attention. On est toujours en train de se laver les mains, on porte le masque et on reste le plus souvent possible dans notre chambre. C'est vraiment une ambiance lourde.

La tenue du tournoi de la MLS en Floride, l'État américain le plus touché par la pandémie, fait aussi réfléchir.

La COVID-19, on sait qu'elle est là. On est à Orlando. On voit des gens qui rentrent pour nettoyer l'hôtel et après ils s'en vont. On ne sait pas où, mais c'est quelque part à Orlando dans l'épicentre de la pandémie. On sait qu'ils sont testés, nous pensons être en sécurité, mais c'est quand même dans l'air, tout le temps. On en est conscients. La COVID-19, ça n'arrive pas seulement aux vieux, elle peut faire mal aux plus jeunes aussi.

Les Whitecaps joueront leur deuxième match contre les Sounders de Seattle dimanche.

Je ne sais pas lesquels de mes joueurs seront disponibles. Notre équipe est à 60 % de son potentiel. Les autres formations n'ont pas le même problème que nous, leurs joueurs sont au rendez-vous sauf Los Angeles FC qui est privé de son attaquant étoile Carlos Vela.  C'est un tournoi très atypique.

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