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Le sort de Tokyo influera sur celui de Pékin, selon Richard Pound

Richard Pound répond à une question en pointant son index gauche.

Richard Pound

Photo : AFP / Photo/Andres Leighton

Reuters

Si les Jeux olympiques de Tokyo n’ont pas lieu l’année prochaine en raison de la COVID-19, les JO de Pékin en 2022 seront aussi touchés, estime l’avocat canadien Richard Pound, membre du Comité international olympique (CIO).

S’il n’y a pas de vaccin et que les pays sont incapables de maîtriser la pandémie qui continue de faire rage dans diverses régions du monde (580 000 morts), alors le CIO pourrait être forcé de retarder ou d’annuler les Jeux de Tokyo.

Cette décision aurait un effet néfaste sur Pékin, a dit Richard Pound. Les Jeux d’hiver doivent se dérouler du 4 au 20 février 2022, six mois à peine après ceux de Tokyo qui ont été reportés d’un an en raison de la propagation du nouveau coronavirus, et qui sont maintenant prévus du 23 juillet au 8 août 2021.

Oublions l’aspect politique pour le moment, disons qu’il y a un problème relié à la COVID-19 en juillet et août l’année prochaine à Tokyo, il est difficile d’imaginer qu’il n’y aura pas de répercussions dans la même région cinq mois plus tard, a-t-il expliqué.

L’organisation des Jeux olympiques de Pékin pourrait être complexifiée par un certain nombre de situations politiques, dont l’instabilité à Hong Kong et des élections américaines qui modifieraient les relations entre les États-Unis et la Chine.

Le président américain Donald Trump a nommé la pandémie comme étant le virus de la Chine et a blâmé ce pays pour l’éclosion dans la ville chinoise de Wuhan.

Depuis des mois, M. Trump répète que la Chine doit être tenue responsable de son incapacité à contenir le virus.

Richard Pound, ancien président de l’Agence mondiale antidopage, y est allé d'hypothèses quant aux scénarios possibles.

Parmi ceux-là, une menace de la Chine qui pourrait empêcher les États-Unis de participer aux Jeux si la nation américaine n’arrive pas à circonscrire le coronavirus.

Au moins une partie des États-Unis planifie une campagne électorale complètement anti-Chine, a-t-il ajouté. Si vous êtes un complotiste, vous pourriez dire que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est grandement influencée par la Chine et que les Chinois pourraient aller à une réunion de l’OMS, de laquelle les États-Unis se seront dissociés, et dire que ce n’est pas positif au niveau de la santé.

C’est une supposition extrême, a poursuivi M. Pound. Plusieurs événements fous pourraient se produire. Les États-Unis pourraient avoir le plus grand nombre de cas au monde et ce serait dangereux que les Américains se rendent en Chine.

L'avocat canadien a souligné que les Jeux de Tokyo sont la seule préoccupation du CIO, mais que Pékin sera aussi sur leur radar d’ici la fin de l’année.

La Chine ne fera pas partie des discussions lors de la prochaine réunion du CIO vendredi. Il sera surtout question de rapports et d’inquiétudes ainsi que de la façon dont nous allons gérer Tokyo.

Pékin n’est pas sur la table en ce moment et je pense que ce une chose inutilement compliquée à soulever parce que nous ne savons encore ce qui va se passer, a-t-il conclu.

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