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Gagner contre le Toronto FC, la « seule option » pour Romell Quioto

Vêtu d'un dossard vert sur son maillot de soccer, il regarde devant lui pendant une séance d'entraînement.

Romell Quioto (à gauche) a joué 33 minutes dans le premier match de l'Impact au tournoi de relance de la MLS.

Photo : Major League Soccer

Olivier Tremblay

L’Impact de Montréal n’est pas acculé au mur, mais pour Romell Quioto, c’est tout comme.

L’attaquant hondurien n’est pas passé par quatre chemins, mercredi matin, pour décrire l’enjeu du match du Bleu-blanc-noir de jeudi soir contre le Toronto FC, au tournoi de relance de la MLS, à Orlando. Pour Quioto, contre le rival torontois, gagner est pour ainsi dire la seule possibilité.

Le match de demain sera fort compliqué, a reconnu Quioto en conférence web. Mais nous allons tenter de montrer un bon niveau de jeu. Nous allons tenter d’être entreprenants, car nous savons que, l’important, c’est d’y aller pour la victoire. Nous n’avons pas d’autre option.

Nous voulons montrer aux gens de quoi l’Impact est capable.

Romell Quioto

Un revers contre Michael Bradley et ses copains serait dur à encaisser, mais il ne serait pas fatal non plus pour les Montréalais. Aux fins de comparaison, prenons l’exemple des compétitions internationales majeures à 24 équipes dans lesquels on donne 3 points pour une victoire et 0, comme c’est le cas au tournoi floridien.

Au fil de trois Mondiaux (dont deux féminins), d’un Euro, d’une Coupe d’Asie et d’une Coupe d’Afrique dans ce format, 21 équipes ont récolté 3 points en phase de groupe. De ces nations, 12 se sont qualifiées pour la phase éliminatoire comme équipe de 3e place, mais seulement 4 d’entre elles avaient une différence de buts négative. Enfin, cinq sélections ont accroché leur qualification grâce à une victoire dans leur troisième match.

Bref, il y a encore beaucoup de soccer à jouer pour les Montréalais, mais ils ne tiennent pas à courir le risque d’affronter les statistiques la semaine prochaine. Une victoire dès jeudi leur permettrait de s'approcher des éliminatoires.

Le capitaine Jukka Raitala a tenté de diminuer la pression sur ses camarades en affirmant qu’il n’était pas impératif de gagner le choc contre Toronto tout particulièrement, mais qu’il fallait simplement avoir la soif de vaincre dans chaque rencontre.

Cela dit, le Finlandais est, à sa troisième saison à Montréal, bien conscient de l’enjeu du classique canadien.

Je n’ai pas besoin de dire quoi que ce soit de plus [à mes coéquipiers] à propos de ce match, a mentionné Raitala. Nous devons aborder ce match comme n’importe quel autre, même si c’est un moment très spécial, un derby. Je n’en ai pas parlé aux gars, mais c’est un grand match. Ça ne surprendra personne.

Il botte le ballon du pied gauche devant un adversaire.

Jukka Raitala est le capitaine de l'Impact de Montréal depuis le début de la saison 2020.

Photo : Matt Stith & Devin L'Amoreaux/Major League Soccer

Il faut jouer au ballon

L’entraîneur-chef Thierry Henry, mercredi, avait étoffé ses propos sur le manque de combativité observé contre le Revolution en ouverture de tournoi. Jeudi, Raitala et Quioto ont abondé dans ce sens, évidemment. Mais ils ont également tous deux souligné l’importance de la possession du ballon, particulièrement compte tenu de l’équation juillet + Floride = ouf.

Jeudi dernier, les Montréalais ont à peu près cédé le ballon à l’adversaire toute la première mi-temps. La réaction, après la pause, a été immédiate.

Le taux de possession de balle est une statistique souvent trompeuse, mais elle vaut la peine d’être soulignée ici, ne serait-ce que parce qu’elle est à peine croyable. Dans les cinq premières minutes de la seconde période, contre un Revolution certes plus passif qu’avant, l’Impact a gardé le ballon 92,9 % du temps.

Cette séquence heureuse s’est conclue par deux occasions nettes que le gardien Matt Turner a stoppées, ironiquement tout juste après que l’Impact eut perdu le ballon et que Samuel Piette eut forcé Kelyn Rowe à l’envoyer directement dans les pieds de Victor Wanyama. Un bon exemple de la combativité à retrouver, par ailleurs.

Raitala, qui n’était à peu près pas entré dans le dernier tiers en première mi-temps, était soudainement bien haut sur le terrain, alors que l’on a surtout vu en défense centrale depuis un an et demi. Les Montréalais, a-t-il confirmé, ne se donnaient pas assez d’options en possession du ballon contre le Revolution. Contre Toronto, qui a plutôt monopolisé le cuir dans son frustrant verdict nul contre le D.C. United, il espère que ça changera.

Il faut jouer simplement, a affirmé Raitala. En deuxième mi-temps [contre le Revolution], nous avons changé la formation, nous avons fait jouer les latéraux un peu plus haut, et ç’a créé de nouveaux problèmes pour l’adversaire. C’était une bonne décision.

Il faut pouvoir garder le ballon, faire courir l’adversaire. Quand tu fais ça, dans ces conditions, tu les fatigues.

Jukka Raitala

Or, comme l’a précisé le capitaine, l’équipe a accordé un but après avoir connu ses meilleurs moments.

La bonne nouvelle pour les supporteurs montréalais, c’est que jusqu’ici, en 2020, le TFC en a justement fait une habitude.

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