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L'Impact devra retrouver sa combativité contre le Toronto FC

Il lève les bras au ciel.

Thierry Henry et l'Impact se sont inclinés 1-0 devant le Revolution de la Nouvelle-Angleterre dans leur premier match du tournoi.

Photo : Peter Casey-USA TODAY Sports

Olivier Tremblay

Qu’on joue au stade ou à Disney World, pas besoin de grand discours pour motiver une troupe montréalaise avant d’affronter Toronto.

Voilà entre autres pourquoi, après la défaite contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre en ouverture du tournoi de relance de la MLS, Thierry Henry ne met pas l’accent sur la proverbiale réaction qu’un entraîneur peut être tenté d’exiger : la soif de vaincre, son équipe saura la trouver en elle-même.

Le choc contre Toronto, c’est celui que tu ne veux pas perdre, a souligné le technicien montréalais. C’est un match particulier pour les gens qui appartiennent à ce club. Le match pour lequel on doit se battre.

C’est dans ce contexte qu'Henry a tenu à bien faire comprendre ses propos d’après le match contre le Revolution. Il avait alors lancé qu’il n’avait pas aimé l’attitude de son équipe, qui avait perdu tous [ses] duels, perdu des ballons sans pression. Et s’il avait semblé si irrité, c’est tout simplement parce que son Impact l’avait habitué à un certain standard.

Vous m’avez mal compris : j’ai dit à la fin du match que nous avions l’habitude de nous battre, a affirmé Henry. Et nous n’avions pas ça ce soir-là […] Ça peut arriver, et j’espère que ça n’arrivera plus. J’ai joué pour des équipes où ça se produisait, certains matchs. Il nous manquait ça. Je ne faisais que rapporter des faits relatifs à la journée même. On ne peut rien faire quand on n’apporte pas cela dans un match.

On l’avait toujours eu, depuis le début de cette saison, et on ne l’a pas eu contre New England. J’espère que c’était juste un petit hic sur le plan de la combativité et que ça reviendra.

Thierry Henry, entraîneur, Impact de Montréal

L’histoire récente indique que l’entraîneur n’a pas à s’inquiéter pour les duels, puisque l’Impact en a gagné davantage que le Toronto FC dans les quatre dernières rencontres entre les deux équipes, toutes compétitions confondues. La fiche des Montréalais : trois défaites pour une seule victoire, mais avec une conquête de la Coupe des Voyageurs et un billet pour la Ligue des champions en prime.

Le tournoi de relance de la MLS n’offre à personne des conditions optimales. Les rivaux canadiens devaient s’affronter mercredi, mais voilà que la MLS a dû remettre le match de 24 heures.

Un résultat de test non concluant dans le camp torontois, dimanche, s’est avéré négatif, mais il a tout de même contribué à ce que la rencontre prévue ce jour-là entre le TFC et le D.C. United soit finalement joué lundi matin. Le match nul de 2-2, forcément, a fait l’affaire du Bleu-blanc-noir.

Pour des raisons physiques, l’entraîneur torontois Greg Vanney a dû, à la 64e minute, remplacer ses deux défenseurs centraux. C’est une manœuvre d'une extrême rareté dans les matchs officiels. De quoi soutenir les propos de Henry, qui souligne à grands traits depuis des semaines les effets néfastes de l’absence des matchs préparatoires, qui donnent le droit à l’erreur.

Quand on est fatigué physiquement, on voit plus d’erreurs, car on n’a pas la fraîcheur pour penser clairement et prendre les bonnes décisions, a expliqué Henry. C’est pourquoi on voit des buts et beaucoup d’erreurs individuelles. Habituellement, ça arrive en présaison. On corrige des trucs, et après quatre ou cinq matchs, on voit ce qu’on doit changer sur le plan tactique. […] Mais ce ne sont que des excuses. Nous sommes tous au même niveau. C’est cependant un fait que ça devient plus difficile à la fin.

Par conséquent, trouver la bonne recette sur le terrain est d’autant plus compliqué. S’il a évité les questions tactiques à propos du revers contre le Revolution – Je disais juste que, si tu n’as pas [la combativité] dans un match, c’est difficile de gagner, a précisé Henry –, il s’est laissé tenter par celle d’un collègue qui se questionnait sur l’utilisation des ailiers.

L’Impact a amorcé le match contre la Nouvelle-Angleterre avec un seul vrai ailier, Orji Okwonkwo, qui s’est buté à Alexander Büttner pendant les 45 minutes qu’il a passées sur le terrain. Henry a concédé que son équipe s’était mise à mieux jouer après la pause, avec une animation différente et le remplacement d’Okwonkwo par Zachary Brault-Guillard.

Le Français a surtout avancé qu’après cette longue pause qui a effacé certains progrès physiques, il devait aussi se familiariser à nouveau, dans une certaine mesure, avec l’équipe qu’il n’a concrètement dirigée que pour trois mois.

Il faut se rappeler de qui nous sommes, revenir sur ce que nous avons fait à l’entraînement, sur comment on veut jouer, a soutenu Henry. Mais dans les circonstances, nous n’avons pas de matchs présaison pour voir la réaction des joueurs. Nous avons plutôt des matchs officiels, et on verra le genre d’erreurs qu’on voit habituellement en préparation. Il faut trouver la bonne formule, et c’est plus facile quand ça fait quatre, cinq, six ans qu’on est au club, que tout le monde connaît certaines manières de jouer et qu’une pause ne change rien à ça.

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