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chronique

Sarajevo 1984 : avec les patins de Gaétan, mais sans ceux de Mario

Montage photo

Mario Lemieux et Gaétan Boucher, en 1984

Photo : La Presse canadienne

Dans mon souvenir, deux paires de patins ont particulièrement marqué les Jeux olympiques de Sarajevo en 1984 : ceux de Gaétan Boucher et ceux de Mario Lemieux.

Gaétan Boucher a pratiquement porté à lui seul les espoirs canadiens en Yougoslavie.

À la fin des compétitions, le Canada comptait quatre médailles... Gaétan en avait trois.

L’émission Souvenirs olympiques reviendra sur son formidable exploit samedi à 18 h 30, à ICI Télé. On reverra sa 3e place au 500 m et surtout les deux médailles d’or conquises au 1000 m et au 1500 m.

Il faut savoir qu’avant Sarajevo, le Canada n’avait gagné qu’une médaille dans l’histoire de ce sport, depuis Chamonix, en 1924. C’était une médaille d’argent remportée 4 ans plus tôt à Lake Placid… par Gaétan Boucher.

Gaétan Boucher lors des Jeux olympiques de Sarajevo en 1984

Gaétan Boucher lors des Jeux olympiques de Sarajevo en 1984

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne

Sans Mario

Les patins de Mario Lemieux n’ont jamais foulé la patinoire du Hall olympique de Zetra.

Leur absence fait encore jaser aujourd’hui. Elle demeure une tache indélébile sur la carrière de l’entraîneur et homme de hockey Dave King qui avait écarté Lemieux de sa formation avant les Jeux de 1984 en évoquant ses carences en défense.

Trois fois zéro

L’équipe canadienne a pris la 4e place au tournoi de Sarajevo. Les hommes de King se sont bien débrouillés en phase de groupe contre des rivaux de moindre calibre comme l’Autriche (8-1) ou la Norvège (8-1), mais ils ont été incapables de marquer le moindre but pendant la phase finale.

Trois défaites par jeu blanc, trois lamentables zéros contre la Tchécoslovaquie (4-0), la Suède (2-0) et l’Union soviétique (4-0). Pendant ce temps, Mario Lemieux, 18 ans, emplissait le filet dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Avec les Voisins de Laval, il avait fini l’année avec 133 buts et 282 points en 70 matchs.

Trop faible en défense avait dit King…

Provocante Katarina

D’autres patins, artistiques ceux-là, me sont restés en mémoire.

En 1984, sauf pour son drapeau, il n’y avait pas plus drabe ni plus gris que l’Allemagne de l’Est.

Elle est au centre de la glace et lève le bras droit dans les airs.

Katarina Witt aux Jeux de Sarajevo en 1984

Photo : Getty Images / Steve Powell

Mais c’était avant Katarina Witt.

La somptueuse Allemande de l'Est est venue remporter en Yougoslavie le premier de ses deux titres olympiques. Witt était une patineuse remarquable, mais aussi une séductrice hors pair.

Après qu’elle ait patiné son programme libre sans jupe aux Jeux de Calgary en 1988, l’Union internationale de patinage a établi des règles pour les vêtements, la profondeur du décolleté, le dégagement du tissu sur la fesse, l’obligation de porter une jupe (!).

Dans le milieu, on a appelé, et on appelle encore ce règlement, la règle Katarina .

Orser, meilleur, mais deuxième

L’autre médaille canadienne de Sarajevo appartient à Brian Orser. Le Canadien était le meilleur, mais il a quand même fini 2e. Pourquoi?

Il a dominé le programme court. Il a dominé le programme libre. Tous les juges étaient d’accord. À l’époque toutefois, la compétition commençait par ce qu’on appelait les imposés des mouvements de base que les patineurs devaient exécuter comme on passe un examen scolaire. Orser s’y était pris les pieds dans ses lacets de patins et avait fini 7e.

Ils sont debout, médaille au cou

Scott Hamilton, au centre, Josef Sabovtchik (gauche) et Brian Orser sur le podium des Jeux olympiques de Sarajevo.

Photo : La Presse canadienne / Associated Press

Malgré son brio au programme libre et au programme court, il n’avait pu effacer son retard sur l’Américain Scott Hamilton, médaillé d’or.

Il a subi la même déconvenue quatre ans plus tard à Calgary.

Et en 1990, les imposés ont été retirés du programme olympique. Un peu tard pour Orser.

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