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Football Québec a besoin d'arbitres en santé

Le reportage de Jean-François Poirier

Photo : Flag media

Jean-François Poirier

La personne la plus vulnérable à la COVID-19 ne porte peut-être pas d'épaulettes ni de casque sur un terrain de football. Plongé au coeur de l'action parmi les jeunes loups, un arbitre d'un certain âge jouera-t-il à un jeu dangereux s'il reprend du service en période de pandémie?

Depuis son apparition, le coronavirus a surtout fauché la vie de gens âgés, plus à risque de souffrir de complications.

Beaucoup de nos arbitres sont des retraités qui possèdent de l'expérience en football, affirme le directeur général de Football Québec Mathieu Joyal. Je n'ai pas le nombre exact, mais il faut être à l'écoute de leurs besoins et demeurer vigilants. Des arbitres de tous âges sont en devoir chaque fin de semaine et nous avons besoin d'eux.

Si Football Québec pense être en mesure de sauver sa saison automnale, la contribution de ces quelque 385 arbitres sera indispensable.

Nous avons déjà entamé des discussions avec l'Association des arbitres de football du Québec. Si la reprise des activités se concrétise en septembre, il faut être prêt à mettre des mesures en place. Être respectueux des demandes des arbitres.

Le transport du ballon est l'une des préoccupations.

Leurs demandes sont raisonnables. Ils voudraient que l'équipe en attaque arrive sur le terrain avec son ballon désinfecté. Ce serait la responsabilité de chacune des formations d'agir ainsi. Normalement, les arbitres se chargent des ballons. Les chaîneurs devraient avoir des gants et des masques. C'est une demande légitime parce que l'un des arbitres est très près d'eux. Et il faudra aussi examiner la question des vestiaires.

Les entraîneurs devraient aussi garder leurs distances.

On demande normalement aux entraîneurs de rester à une verge du terrain et c'est difficile de faire respecter ce règlement. Les arbitres voudraient les garder à deux mètres. Peut-être que la COVID-19 va régler cette situation-là. Ça serait catastrophique si nos arbitres étaient placés en quarantaine. Nous en avons besoin de six ou sept par rencontre. Le même arbitre est embauché pour plusieurs matchs chaque fin de semaine. Et on ne peut pas les remplacer par de bons volontaires parce que le sport est fédéré, ainsi que pour une question d'assurances.

Point encourageant : Football Québec vient de recevoir le feu vert de la Direction du sport, du loisir et de l'activité physique pour préparer ses calendriers en vue d'une saison, début septembre. En ce moment, seuls des joueurs d'âge mineur pratiquent le football. Les matchs intraéquipe sont permis, mais les duels face à des rivaux sont interdits.

Les joueurs d'une même équipe ont droit à une quinzaine de minutes de contacts entre eux durant l'entraînement.

Au football, on semble toujours en contact avec quelqu'un. Je pense aux affrontements entre les joueurs de lignes, précise Mathieu Joyal. Ils ne durent que quelques secondes. Un match disputé à un train d'enfer peut nécessiter 120 jeux d'une durée moyenne de 5 secondes. C'est 600 secondes d'affrontements et de contacts. La règle de 15 minutes est donc respectée.

Environ 12 000 personnes jouent au football en sol québécois.

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