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L'arrivée prochaine de Chris Froome enchante ses futurs coéquipiers canadiens

Gros plan de son visage avec son casque et ses lunettes de vélo

Guillaume Boivin de l'équipe Israel Start-Up Nation

Photo : Israel Start-Up Nation / Mason Hender

Michel Chabot

La nouvelle de l’arrivée de Chris Froome dans l'équipe Israel Start-Up Nation (ISN) a été reçue avec joie. Deux de ses coéquipiers, Guillaume Boivin et Alex Cataford, sont heureux de la venue de cette légende du vélo avec eux en 2021.

Comme tout le monde, on avait vu les rumeurs dans les médias. Il n’y a pas de fumée sans feu, mais c’était une belle surprise. On était en train de rouler avec les gars quand on a appris ça. C’est pas mal cool, a confié Guillaume Boivin à Radio-Canada Sports.

Le progrès que l’équipe a fait dans les dernières années et de voir Chris Froome qui se joint à l’équipe, c’est assez impressionnant. Moi, je suis là depuis le début et je trouve ça pas mal plaisant.

Guillaume Boivin, cycliste professionnel

Je savais qu’il y avait des rumeurs et on disait que ça allait peut-être arriver, mais je ne savais pas si ça allait se faire, a avoué pour sa part Alex Cataford. J’étais surpris, mais vraiment content qu’il ait choisi notre équipe.

L’ancien champion canadien François Parisien s’est quant à lui dit étonné de l'annonce, bien qu’il soit relativement proche du dossier. L'ex-cycliste professionnel dirige les opérations de Power Watts, une compagnie de centres d’entraînement intérieur de vélo qui appartiennent à Paulo Saldanha. Or, Saldanha est aussi directeur de la performance pour ISN. Parisien détenait donc certaines informations privilégiées quant aux négociations avec le Britannique.

Je suis surpris parce que ce que j’entendais la semaine passée, c’est que l’entente était tombée à l’eau, a déclaré Parisien. Alors d’entendre que ç’a été signé et que c’est une entente de cinq ans, pour moi, c’est vraiment une surprise. Ce que j’avais entendu à travers les branches, c’est que Chris Froome voulait venir, mais il y avait un problème à savoir qui il allait emmener avec lui et quel soutien Israel Start-Up Nation était capable de lui offrir pour gagner un prochain Tour de France.

Le Britannique ne viendra pas seul. Des annonces risquent d’être faites dans les semaines ou les mois à venir quant à l’arrivée de cyclistes proches du quadruple champion de la Grande Boucle. Indéniablement, l’équipe israélienne n’aura plus le même visage l’an prochain.

Ça change la dynamique de l’équipe parce qu’avant, au Tour de France, on visait les étapes, a admis l’Ontarien Cataford. Mais là, le but quand on arrive au Tour de France, au Tour d’Espagne ou au Giro d’Italie, c’est de gagner la course au classement général. Alors oui, ça va changer la façon que l’équipe roulera dans les courses et même des coureurs de l’équipe. On va voir des changements l’année prochaine, c’est sûr.

Cataford et Boivin ne semblent pas inquiets de perdre leur place, mais qu’en est-il de James Piccoli? Radio-Canada Sports n’a pu entrer en contact avec le Montréalais qui s’est joint à ISN cette année. Piccoli, qui a un contrat d’un an et qui a gravi 100 fois le mont Royal pendant la pandémie, pourrait-il être une victime des changements à venir?

Pas selon François Parisien.

La bonne nouvelle pour les coureurs canadiens, c’est que le directeur de la performance, celui qui donne son avis sur chacun des coureurs, qui est la personne responsable de la force de l’équipe et de son entraînement, c’est un Canadien. C’est Paulo Saldanha qui travaille ici, de Montréal. On a un propriétaire d’équipe, Sylvan Adams, qui a vécu pendant de longues années au Canada et qui a investi dans le cyclisme canadien. Je ne vois pas de danger pour les coureurs canadiens.

Cela dit, Froome jouira d’un bon accueil, soutient Guillaume Boivin. Le Québécois de 31 ans est convaincu que le Britannique saura encore bien s'en tirer même s’il a subi de multiples fractures, dont une à un fémur, à la suite d’une vilaine chute à l’entraînement en juin 2019. Froome avait ainsi dû déclarer forfait pour le Tour de France l’année dernière.

Le talent, ça ne se perd pas vraiment, a assuré Guillaume Boivin. Il a eu une grosse blessure, mais ce n’est pas le premier ni le dernier à qui ça arrive dans le cyclisme. Et la plupart du temps, on revient encore plus fort après. Il n’y a pas si longtemps, il gagnait au Tour de France et au Tour d’Italie. Donc, je suis persuadé qu’il a encore de bonnes années devant lui.

Il a tellement d’expérience que s’il ne se pensait pas capable de gagner le Tour de France encore, il n’aurait pas couru le risque de changer d’équipe, a pour sa part estimé Alex Cataford. S’il veut continuer, il sait qu’il a toujours la forme pour être capable de gagner.

Être son coéquipier sera un privilège et je serai très enthousiaste de pouvoir l’épauler.

Alex Cataford, cycliste professionnel

Il faut cependant être prudent quant aux attentes suscitées par cette nouvelle. S’il s’agit assurément d’un grand coup de marketing, rien ne garantit que la formation de Sylvan Adams décrochera les honneurs dans les grands tours.

Avec la COVID-19, ça va faire presque deux saisons complètes qu’il n’a pas fait de courses de haut niveau, à sa capacité maximale, a précisé Parisien. Il a gagné le TDF à quatre reprises, mais sera-t-il encore de ce niveau-là, pour le dominer comme il le faisait? Et il ne sera plus dans une grosse formation qui était vraiment structurée pour les grands tours comme Ineos.

Ce n’est pas un calcul direct, ce n’est pas : "On va chercher Chris Froome et on a automatiquement vainqueur d’un grand tour." Ce n’est vraiment pas comme ça que ça se déroule dans le vélo, a-t-il ajouté. C’est sûr que Paulo Saldanha a un très gros travail pour remodeler l’équipe autour de Froome pour gagner un grand tour. Mais on est sur la bonne voie et ils ont les moyens. Le propriétaire n’a pas de problèmes financiers, je peux vous le garantir.

Une chose est certaine, avec la venue de Chris Froome, ISN se verra catapultée au sommet de la pyramide du cyclisme international.

Avec les informations de Michaël Roy

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