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Place au tournoi de relance de la MLS

Ils marchent dans l'hôtel.

Des joueurs et membres du personnel du Fire de Chicago

Photo : Major League Soccer

Olivier Tremblay

Présenter l’aperçu d’un tournoi qui était déjà imprévisible avant qu’une équipe en soit exclue : voilà le défi que s’est proposé Radio-Canada Sports.

La MLS se relance mercredi soir avec un duel tout floridien entre Orlando et Miami. Quelque 25 clubs (pour l’instant) tenteront de se qualifier pour la phase éliminatoire de la compétition, qui s’amorce le 25 juillet (pour l’instant) et se conclura par une finale le 11 août (pour l’instant) avec, à l’enjeu, un billet pour la prochaine Ligue des champions de la CONCACAF.

Avec seulement trois matchs à jouer en phase de groupe, la moindre erreur peut faire basculer le destin de toute équipe. Qu’importe, voici notre aperçu des groupes B et C, qui comprennent des équipes canadiennes, comme on les connaît au moment de publier (l’exclusion de Dallas du groupe B pourrait mener à certains ajustements).

Groupe B

Il regarde par terre pendant une séance d'entraînement.

Le meneur de jeu Nicolas Lodeiro a profité de la pandémie pour se remettre d'une blessure.

Photo : Major League Soccer

Sounders de Seattle

Fiche à l’arrêt de1-1-0 : les champions de la MLS n’ont pas perdu leurs matchs contre Chicago et Columbus, mais ils ont chaque fois dû combler un retard sur leur propre terrain de polyéthylène. Ils ont également subi l’élimination en tirs de barrage contre les Honduriens d’Olimpia en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Attentes : les Sounders sont assurément une équipe de tournois. À leurs six premières saisons en MLS, ils ont atteint quatre finales de la Coupe des États-Unis et en ont gagné trois. Ils ont joué trois des quatre dernières finales de la Coupe MLS et en ont remporté deux. Leur effectif s’avérera probablement meilleur que celui de l’an passé, malgré la retraite prématurée de Harry Shipp. Ils viseront les grands honneurs.

Joueur à surveiller : Joao Paulo, du milieu de terrain, a inscrit deux buts et une passe décisive en quatre matchs, toutes compétitions confondues. Un départ encourageant, d’un point de vue statistique, pour ce Brésilien qui n’est pas tout à fait un marqueur né. De toute façon, les Sounders attendent plutôt de lui qu’il fasse jouer les Lodeiro, Ruidiaz et autres Morris en avant.

Ils gagneront le groupe si… le meneur de jeu Nicolas Lodeiro reprend son rythme après huit mois sans le moindre match, et si l’équipe en général se met à jouer en juillet avec l’assurance qu’elle affiche habituellement en novembre.

Il tente d'arrêter le ballon en plongeant.

Le gardien québécois Maxime Crépeau a été le joueur de l'année des Whitecaps en 2019.

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Whitecaps de Vancouver

Fiche à l’arrêt de1-0-1 : qui êtes-vous, Whitecaps? Défaits par un Sporting froid et calculateur sur leur propre terrain, les Vancouvérois ont réagi avec un récital défensif et une victoire de 1-0 contre le Galaxy à Los Angeles, rien de moins.

Attentes : peut-on légitimement aspirer à autre chose que créer la surprise quand on a terminé dernier de son association la saison précédente et que trois attaquants ont préféré ne pas se rendre à Orlando? Reste à voir comment la MLS ajustera le groupe B après le départ de Dallas. Marc Dos Santos a du pain sur la planche.

Joueur à surveiller : le milieu de terrain sud-coréen Hwang In-beom, 18 mois après son arrivée à Vancouver, commence à évoquer son désir de jouer en Europe. C’était à prévoir, car il était déjà bien établi en équipe nationale quand il a signé en MLS. La pandémie a peut-être changé le marché. Mais s’il veut attirer l’attention du Vieux Continent, c’est la saison (le tournoi?) de la confirmation.

Ils gagneront le groupe si… l’effectif montre une profondeur insoupçonnée et les ailiers David Milinkovic et Cristian Dajome trouvent leurs souliers de buteurs.

Il maîtrise un ballon du pied droit avant un entraînement.

L'entraîneur Matías Almeyda a voulu que ses Earthquakes se déplacent à Orlando le plus tôt possible.

Photo : Major League Soccer

Earthquakes de San José

Fiche à l’arrêtde0-1-1 : lamentables en fin de saison dernière, les hommes de Matías Almeyda ont poursuivi leur débâcle. Ils ont à peu de choses près montré leur pire visage en deux matchs à domicile, dont un cuisant revers de 5-2 contre le Minnesota. Quatre buts marqués, sept buts accordés, un petit point et beaucoup d’interrogations.

Attentes : les Earthquakes ont été les premiers à se rendre à Orlando pour le tournoi, car les autorités de San José n’avaient toujours pas donné à l’équipe la permission de s’entraîner normalement. Il y a donc beaucoup de rattrapage à faire, surtout quand on prend en considération le style exigeant de soccer que pratiquent les Quakes, avec un marquage individuel serré. Mais s’il est une chose que l’on connaît de l’entraîneur Almeyda, c’est bien ses antécédents enviables en situation de tournoi, lui qui en a gagné quatre en un peu moins de quatre ans à la tête de Chivas, au Mexique.

Joueur à surveiller : dans un contexte où les Earthquakes n’auront possiblement pas eu l’occasion de développer la même cohésion que les autres équipes de la MLS, l’aptitude d’un Cristian Espinosa à changer le cours d’un match avec la bonne action en solo ou la bonne passe décisive (il en a donné 13 la saison dernière) pourrait être cruciale.

Ils gagneront le groupe si… le premier match contre Seattle se termine avec une victoire qui installe le doute dans la tête des champions en titre de la MLS.

Groupe C

Alejandro Pozuelo

Alejandro Pozuelo possède les clés de l'attaque des Torontois.

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Toronto FC

Fiche à l’arrêt de1-1-0 : les Reds ont fait de bonnes affaires en début de saison, avec une victoire à domicile et un nul (un peu frustrant, compte tenu de l’avance de 2-0) à l’étranger. Mais surtout, ils ont créé occasion par-dessus occasion dans les deux rencontres.

Attentes : finalistes de la dernière Coupe MLS, les Torontois font partie des favoris de ce tournoi. Le meneur de jeu Alejandro Pozuelo demeure redoutable, le nouveau joueur désigné Pablo Piatti semble prêt à faire ses débuts en MLS, et l’Américain Michael Bradley est physiquement apte à diriger les opérations après avoir raté les premiers matchs de la saison. Mais Jozy Altidore reste relativement fragile, et le TFC a déjà perdu une option en attaque avec la fin de saison prématurée de l’espoir Ifunanyachi Achara, touché à un genou. Ajoutez à cela l’ajustement imposé au calendrier…

Joueur à surveiller : coïncidence ou pas, les Torontois n’ont perdu que trois matchs depuis l’arrivée du défenseur central Omar Gonzalez l’été dernier : une défaite un brin malchanceuse au New Jersey, une autre à domicile où Gonzalez était sur le banc, et la finale de la Coupe MLS où Gonzalez est revenu au jeu après une blessure aux ischios. L’Américain a l’habitude de gagner des tournois. Champion universitaire avec le Maryland, il a ensuite été au cœur de trois conquêtes de la Coupe MLS à Los Angeles, d’un championnat et d’une Ligue des champions au Mexique avec Pachuca et d’une Gold Cup avec les États-Unis (deux en comptant son apparition éclair en 2013).

Ils gagneront le groupe si… Pozuelo est en réussite plus qu’il ne laisse ses collègues dans l’entrejeu se débrouiller après une balle perdue inutilement.

Il s'adresse aux médias au cours de sa présentation comme entraîneur-chef et directeur sportif du Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

L'entraîneur-chef Bruce Arena a gagné cinq Coupes MLS.

Photo : Associated Press / Steven Senne

Revolution de la Nouvelle-Angleterre

Fiche à l’arrêt de0-1-1 : le Revolution a quelques regrets, puisqu’il avait pris l’avance à Montréal (défaite de 2-1) et à domicile contre Chicago (nul de 1-1). Mais les hommes de Bruce Arena ont tout de même montré qu’ils pouvaient trouver des failles dans les blocs adverses, car ils ont cadré 11 frappes en 2 matchs sans leur meneur de jeu Carles Gil.

Attentes : quand Arena a pris la tête de l’équipe, en mai dernier, les Revs n’avaient remporté que 2 de leurs 12 matchs et étaient essentiellement condamnés à gagner s’ils voulaient se donner une chance de participer aux éliminatoires. Ils n’en ont perdu que trois par la suite. Mission accomplie. Aujourd’hui, hormis le milieu défensif Luis Caicedo, le Revolution n’a plus de blessés, les options en attaque sont nombreuses, et l’entraîneur est un gagnant qui voudra, au minimum, sortir du groupe.

Joueur à surveiller : avec la fin de saison prématurée de Caicedo, Wilfried Zahibo perd son partenaire devant la défense, et les Revs n’ont pas exactement le profil pour le remplacer. Il sera intéressant de voir comment Zahibo gérera une situation où il devra continuer de distribuer de bons ballons et, sans doute, accroître sa contribution défensive tout à la fois.

Ils gagneront le groupe si… le nouveau venu Adam Buksa conclut les actions au poste d’attaquant et la défense parvient à demeurer cohérente quand elle se met à souffrir du trou en forme de Luis Caicedo devant elle.

Il observe une séance d'entraînement, une main sur son menton.

Thierry Henry a mené l'Impact de Montréal à un bon début de saison 2020.

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Impact de Montréal

Fiche à l’arrêt de1-1-0 : l’ère Thierry Henry a fort bien commencé à Montréal, exception faite d’une petite déception dans le match aller des quarts de finale de la Ligue des champions de la CONCACAF. Deux matchs, trois buts de Maxi Urruti et quatre points constituent un bon bilan, malgré les deux buts accordés à Dallas en fin de rencontre.

Attentes : l’Impact a été parmi les dernières équipes à reprendre l’entraînement collectif. Ça n’a pas empêché Bojan d’affirmer qu’aucun rival du groupe C n’était meilleur que le Bleu-blanc-noir. Le Catalan a souligné, à juste titre, que l’Impact avait défait le Toronto FC en finale du Championnat canadien de 2019. Il aurait pu ajouter que les Montréalais gagnent plus souvent qu’ils ne perdent contre le Revolution et qu’ils ont remporté leur seul match éliminatoire contre le D.C. United.

Joueur à surveiller : il n’a pas encore joué en MLS, mais Victor Wanyama a fait belle impression en Ligue des champions. Ses débuts dans le circuit Garber ne se font pas dans le contexte le plus facile, mais sa ténacité pourrait rendre grand service aux Montréalais devant la défense, contre les Bou, Pozuelo et Gressel de ce monde.

Ils gagneront le groupe si… Zachary Brault-Guillard continue sur sa lancée comme piston infatigable sur le côté droit et la sauce prend rapidement dans l’axe de la défense après tout ce temps sans jouer.

Il regarde le ballon s'éloigner après avoir fait une passe.

Le Français Frédéric Brillant était au cœur d'une des défenses centrales les plus solides de la MLS la saison dernière.

Photo : Major League Soccer

D.C. United

Fiche à l’arrêt de 1-0-1 : l’équipe de la capitale américaine ne l’a pas eue facile en deux matchs pourtant disputés à domicile. Après une défaite contre les surprenants Rapids, les Noir et Rouge ont eu besoin de toutes leurs ressources pour vaincre un Inter Miami réduit à 10.

Attentes : Ben Olsen a rajeuni son attaque après le départ de Wayne Rooney, sans oublier d’acquérir le vétéran Federico Higuain pour jouer le rôle vacant du Reggie Dunlop du District de Columbia. La défense est intacte, mais, à l’autre bout du terrain, l’entente n’y était pas au début de la saison. Le D.C. United tiendra au moins à montrer qu’il a un plan pour bien faire fonctionner la machine offensive qu’il veut créer.

Joueur à surveiller : que sera Edison Flores en MLS? Le Péruvien de 26 ans a occupé à peu près tous les postes en attaque au cours de sa carrière. Remplace-t-il Lucas Rodriguez à gauche? Reprend-il du service comme ailier droit? Vient-il en appui derrière Ola Kamara? La réponse à toutes ces questions donnera une bonne idée de ce qui attend le reste de l’équipe cette saison (si saison il y a).

Ils gagneront le groupe si… la défense évite les blessures et si Kamara trouve rapidement le fond du filet (avec un peu d’aide de Higuaín, comme à l’époque du Crew?).

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