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L'Impact à Orlando : inquiétude modérée

Il court sur le terrain.

Samuel Piette pendant un entraînement de l'Impact à Orlando

Photo : Courtoisie / Impact de Montréal / Paul Michael Ochoa

Michel Chabot

À deux jours de son premier match du tournoi de la Major League Soccer (MLS), l’état d’esprit semble bon dans l’Impact de Montréal malgré le climat d’inquiétude qui sévit à Orlando, en Floride.

Au lendemain du retrait du FC Dallas, dont un grand nombre de joueurs sont infectés par le coronavirus, les membres du onze montréalais tentent de ne pas trop s’en faire.

Évidemment, on lit ce qui s’écrit et on entend ce qui se dit, que Dallas est lourdement touché par la COVID-19, admet Samuel Piette lors d'une visioconférence mardi. Mais ce n’est qu’une seule des équipes qui sont présentes ici. On entend qu’il y a des cas dans d’autres équipes, il y a beaucoup de rumeurs.

Dans la nôtre, c’est sûr que nous sommes inquiets face à ça, mais nous n’avons pas été en contact avec Dallas et nous nous faisons tester chaque deux jours, comme ç’a été le cas hier, ajoute le Repentignois. Tout semble correct pour nous, donc on ne s’en fait pas jusqu’à ce qu’il y ait quelques cas dans notre équipe.

Piette dit ne pas avoir songé à se retirer du tournoi, comme l’a fait Carlos Vela du Los Angeles FC lundi. Sa femme est enceinte, mais bien entourée de sa famille à Montréal. Et avec le protocole en place à Orlando, l’équipe est seule sur l’étage de son hôtel, les inquiétudes sont modérées.

Nous n’avons pas nécessairement peur, mais nous ne faisons pas exprès de sortir de nos chambres. À Montréal, nous sommes un peu plus libres, nous pouvons voir nos familles. Ici, nous sommes isolés. Je ne me plains pas. J’ai hâte de jouer au foot et que ça commence. C’est le fun d’être sur le terrain et de voir les gars. Mais, évidemment, ce n’est pas comme une saison régulière normale.

Samuel Piette

L’Impact est effectivement loin de la normalité, même que la routine au royaume de Disney n’est pas si féérique.

Ça se passe relativement bien, mais ce ne sont pas des conditions idéales, explique le milieu de terrain de 25 ans. S’entraîner à 8 h du matin, depuis mon arrivée avec le club, on n’a jamais fait ça, donc c’est très tôt. Je sais qu’il faut s’adapter. Quand tu arrives sur le terrain, il fait déjà 30 degrés, c’est assez difficile.

Samuel Piette

Samuel Piette

Photo : USA Today Sports

Rude printemps pour Wanyama

Victor Wanyama, lui, est heureux que les quelques derniers mois soient du passé. Arrivé avec le club tout juste avant la pandémie, il confie avoir vécu des moments ardus pendant le confinement.

Ç'a été très difficile, dit le Kényan. Tu arrives avec une nouvelle équipe, tu joues un match et la pandémie arrive. Ç’a été une période très dure, mais je devais demeurer positif et garder la forme.

Cet isolement forcé en Floride est pour lui une excellente occasion de côtoyer des collègues de travail avec qui il n’avait pas vraiment eu le temps de se familiariser.

J’essaie de parler avec mes coéquipiers pour mieux les connaître, dit l’athlète de 29 ans. Je passe du temps dans la salle de jeu avec eux, nous jouons à des jeux. Sinon, je regarde la télévision dans ma chambre. J’essaie de rester occupé.

Un tournoi imprévisible

C’est donc jeudi soir que les hommes de Thierry Henry commenceront le tournoi de relance baptisé MLS is Back. Ils affronteront alors le Revolution de la Nouvelle-Angleterre qu’ils avaient vaincu 2-1 au stade olympique le 29 février.

Il est bien périlleux de prédire ce qui se passera durant ce prochain match. Henry a répété à maintes reprises en conférence de presse, mardi soir, qu'il se trouvait face à l'inconnu.

En général, quand tu prépares une saison, ou un tournoi, tu fais au moins quatre, voire cinq matchs amicaux pour voir où sont tes joueurs physiquement et mentalement, ou même la tactique, a-t-il dit. On ne pourra pas faire ça.

Ça fait une situation où tu vas apprendre sur le tas, dans la compétition tout de suite, a-t-il ajouté. C’est quelque chose que je n’ai jamais vécu avant.

L'entraîneur-chef du Bleu-blanc-noir a également souligné qu'il était difficile de battre une équipe à deux reprises, sans compter que le Revolution compte sur plusieurs joueurs d'expérience.

On a su les surprendre de par ce qu'on faisait, mais je ne sais pas si on pourra les surprendre à nouveau... on verra bien et on s'adaptera.

Thierry Henry, entraîneur-chef de l'Impact de Montréal

Pour Samuel Piette aussi, rien n'est gagné d'avance.

C’est possible que leur tactique ait complètement changé, indique-t-il. On ne peut pas regarder de vidéos pour observer les équipes adverses, alors il faut nous concentrer sur nous, bien travailler et faire le maximum sur le terrain quand le tournoi va commencer pour essayer de passer aux phases éliminatoires. Mais c’est impossible pour moi de prédire qui a les meilleures chances. Nous partons tous avec les mêmes probabilités de succès.

C’est de l’inconnu, complètement. Un tournoi sous un format de sept matchs maximum, dont trois dans la phase de groupes, ça va extrêmement vite. Moi, chaque année, ça me prend environ deux à trois matchs pour trouver mon rythme et mes repères. Donc, ça va vite, c’est possible que nous affrontions une équipe qui est dans un mauvais jour et que ce soit notre cas lors du match d’après.

Samuel Piette

Victor Wanyama apprend encore à découvrir son entourage, mais il semble aimer le potentiel et les chances de l’Impact.

Nous avons un entraîneur qui est jeune dans le métier après une belle carrière et nous pouvons apprendre de lui, dit Wanyama au sujet de Thierry Henry. C’est un avantage. Je pense que nous avons un bon groupe de jeunes joueurs. Techniquement, il y en a plusieurs qui sont très doués. Ce n’est qu’une question de temps avant que nous cliquions et qu’on puisse créer des surprises.

Une force en milieu de terrain

Après plus de 150 matchs dans la première division anglaise, avec Southampton et Tottenham, Wanyama améliorera sensiblement le jeu de sa nouvelle équipe. C’est du moins ce que souhaitent ses patrons, mais le gaillard de 1,88 m (6 pi 2 po) ne ressent pas de pression sur ses épaules.

Je joue au soccer depuis très longtemps, je sais ce que j’ai à faire et je n’ai rien à prouver. Je ne veux qu’aider mon équipe. Je n’ai pas de pression. Je veux aller sur le terrain, m’amuser, jouer au football, aider mes coéquipiers et faire mon travail.

Victor Wanyama

Assurément, le Bleu-blanc-noir compte maintenant sur un meilleur noyau au milieu du terrain que par le passé. Et les observateurs ont bien hâte de découvrir comment l’entraîneur Henry jouera ses atouts.

Il sourit derrière son micro.

Victor Wanyama en conférence de presse

Photo : Radio-Canada

Je ne peux pas révéler comment on va jouer jeudi soir, mais l’arrivée de Victor apporte de l’expérience, beaucoup de poids, de force et de calme surtout en milieu de terrain, dit Piette. Il faut en tirer profit. Donc, mon rôle pourrait changer un peu. La formation pourrait changer d’un match à l’autre en milieu de terrain.

Que ce soit moi, Wayne, Saphir (Taïder), Amar (Sejdic), qui a joué des matchs en début de saison… Bojan (Krkic) peut jouer là, donc nous avons beaucoup d’options. C’est l’une des bonnes choses pour les entraîneurs de pouvoir mélanger un peu tout ça.

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