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Le joyeux retour en prudence des hockeyeurs

Les hockeyeurs de retour sur la glace

Photo : Radio-Canada

Jean-François Poirier

Le purgatoire est terminé, ou presque. Des hockeyeurs d'élite s'entraînent depuis le 29 juin au Centre sportif Gaétan-Boucher à Saint-Hubert. Ensemble, ils vivent dans l'espoir de disputer une saison à l'automne.

C'est notre premier entraînement depuis la mi-mars. À part ça, on était en quarantaine, déclare Maxime Borduas, un attaquant des Cadets de l'Université Norwich au Vermont.

Sa remarque fait éclater de rire ses coéquipiers, tellement contents de revivre cette sensation de camaraderie. Ils ne sont que sept joueurs dans le vestiaire. C'est le nombre maximal autorisé afin de respecter les consignes de distanciation sociale imposées par l'Institut national de santé publique du Québec.

Le nombre de places est limité, précise Martin Laflamme, directeur général du Centre sportif Gaétan-Boucher. Il faut respecter un écart de deux mètres pour les personnes de 17 ans et plus. Nous faisons un roulement entre nos neuf chambres. La patinoire est occupée de 6 h à 22 h. Il n'y a pas de place, sauf quelques fois à la première heure. Dès l'annonce du ministère le 22 juin, j'ai reçu 80 courriels ou textos de gens qui s'informaient des procédures pour réserver la glace.

Beaucoup de joueurs de haut calibre sont présents. François Borduas, un entraîneur-spécialiste en habiletés, accueille à tour de rôle des joueurs professionnels, universitaires et des rangs juniors.

J'organise des entraînements ici depuis une dizaine d'années. Je supervise le travail de 175 joueurs de niveau pee-wee à la LNH. Ce qui est le plus dur pour moi, c'est de les calmer. Ils sont tellement excités d'aller sur la glace. Mais après 10 à 15 minutes, ils ont la langue à terre et commencent à être essoufflés. Il faut être calme dans le but d'éviter les blessures.

François Borduas, un entraîneur-spécialiste en habiletés

L'espoir junior des Oilers d'Edmonton Raphaël Lavoie est parmi les joueurs inscrits au rendez-vous après cette pause COVID-19 forcée.

Je suis un peu rouillé, lance Lavoie. C'est plus difficile de tirer la rondelle sur le filet, mais ça va être correct. L'attente a été dure pour le hockey. J'en ai profité pour recommencer à jouer au golf. J'ai aussi fait du bateau. On a eu du fun.

Ils patinent

Les joueurs sont de retour sur la glace

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

L'attaquant de 19 ans des Saguenéens de Chicoutimi n'a aucune idée de ce qui l'attend dans les prochains mois. Il ne sait pas s'il poursuivra son parcours dans les rangs juniors ou s'il entamera sa carrière professionnelle.

Ils (les Oilers) vont finir la saison avant de se concentrer sur la prochaine. Moi, j'attends et je m'entraîne chez moi.

Les entraînements se déroulent de manière similaire à l'habitude, mais en plus petits groupes. Un maximum de 18 personnes est admis sur la patinoire. On se méfie de la COVID-19, partout.

On désinfecte les bandes aux endroits où sont déposées les gourdes d'eau ainsi que les portes d'entrée qui donnent accès à la patinoire, indique Martin Laflamme. L'entrée et la sortie de l'aréna sont situées dans des zones différentes afin d'éviter les croisements. Les gens ne peuvent pas arriver plus de 20 minutes avant la séance et doivent quitter les lieux en l'espace de 15 à 20 minutes. Les douches sont fermées. Et si le parent rentre dans la chambre pour attacher les patins de son fils, il faut qu'il porte un masque. C'est beaucoup de gymnastique, mais on y arrive.

Félix Brassard est le capitaine des Cadets de l'Université Norwich. Ce processus de retour au jeu crée un mélange d'émotions chez lui.

Je ressens de la peur et de l'excitation en même temps. Selon ce qu'on a entendu des autorités, ils pourraient rouvrir les frontières le 21 juillet. En espérant qu'on puisse y aller (aux États-Unis) à la fin août.

D'ici là, la priorité de ces hockeyeurs sera de retrouver la forme.

On est un peu croches, avoue François Borduas, après avoir dirigé la deuxième de ses nombreuses séances d'entraînement de la journée. Je le répète à tout le monde au Québec, prenez votre temps. Ce n'est pas le moment de se blesser.

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