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Claude Julien optimiste à l'aube de l'ouverture des camps de la LNH

L'entraîneur-chef sourit en entrevue. Il porte sa casquette du Canadien.

Claude Julien

Photo : Radio-Canada / Serge Clavet

Jean-François Chabot

À l'approche de l’ouverture officielle des camps, Claude Julien estime que la Ligue nationale de hockey (LNH) prendra toutes les mesures afin de protéger les joueurs et le personnel des équipes.

L’entraîneur-chef du Canadien s’est adressé aux journalistes, jeudi, dans une téléconférence, la dernière prévue avant d’entamer la phase 3 vers la reprise des activités et la tenue du tournoi préliminaire aux séries éliminatoires.

Même si beaucoup de questions demeurent en suspens quant à l’identité des villes bulles ou l’admissibilité des joueurs nouvellement sous contrat, comme le défenseur Alexander Romanov, Julien y est allé d’une nouvelle profession de foi.

Nous n’avons pas encore reçu les consignes ou les informations de la ligue. Mais chose certaine, on voudra bien faire les choses. Je ne sais pas si je devrai porter un masque derrière le banc, mais je suis prêt à le faire. Déjà dans la vie de tous les jours, je n’ai pas honte de porter un masque et des gants quand je fais l’épicerie, a-t-il d’abord indiqué.

Ce qu’il y a de rassurant, c’est que les joueurs seront testés sur une base quotidienne ou peut-être tous les deux jours. On sera plus à l’aise quand tout le monde aura testé négatif, a-t-il enchaîné.

Rappelant que la situation est nouvelle pour tout le monde, Claude Julien a blagué en rappelant qu’avant la pandémie, les entraîneurs se cachaient la bouche pour éviter que les caméras de télévision permettent à l’adversaire de lire sur leurs lèvres.

En portant un masque, on n’a pas à se soucier de ça, a-t-il lancé.

Tout le monde en forme

Quant au retour des joueurs à Brossard, Julien n’a aucune inquiétude à propos de leur condition physique, même si seulement cinq d’entre eux, dont deux sont de la Ligue américaine, ont patiné.

Il a souligné que des contacts constants avaient été établis avec les joueurs, peu importe où ils se trouvaient. Julien a dit que ceux-ci avaient maintenu une excellente forme en ayant accès à des patinoires et en suivant le plan qui leur avait été soumis.

Beaucoup sont déjà rentrés à Montréal et ils sont en meilleure forme qu’on s’attendait. Ce n’est pas un problème parce qu’ils ont bien travaillé.

Claude Julien, entraîneur-chef du Canadien de Montréal

Julien a ainsi balayé du revers de la main l’idée que ses joueurs ont pris du retard dans leur préparation par rapport aux Penguins, leurs adversaires au tour préliminaire, qui patinent en équipe, à Pittsburgh, depuis un bon moment déjà.

Du temps pour la stratégie

Autre conséquence de l’arrêt des activités, c’est que les entraîneurs ont hérité d’une commodité habituellement trop rare : le temps.

Ceux dont l’équipe doit prendre part au tournoi préliminaire ont eu tout le temps voulu pour préparer leur stratégie en vue d’affronter un adversaire qu’ils connaissent depuis plusieurs semaines.

En temps normal, l’identité de l’équipe rivale peut n’être connue que lors du dernier week-end de la saison. Pour Julien, ce qui en soi apparaît comme un net avantage peut s’avérer un couteau à double tranchant.

C’est un avantage pour les coachs, mais il faut faire attention en limitant la quantité d’informations que l’on fournit aux joueurs. On doit essayer de diluer et de nous concentrer sur le plus important. Avec notre personnel d’entraîneurs, on a tenu des téléconférences toutes les semaines. On a regardé des vidéos et on a préparé notre stratégie pour affronter les Penguins.

Claude Julien

Même si Julien concède à Pittsburgh un avantage sur le plan de l’expérience dans les séries avec la présence de joueurs aguerris comme Crosby, Malkin, Letang ou le gardien Murray qui ont gagné des Coupes Stanley, l’entraîneur vante les qualités de sa troupe.

Du côté du Canadien, seuls Brendan Gallagher, Carey Price et Shea Weber possèdent un bagage de 40 matchs ou plus en séries. Tous les autres se situent sous la barre des 20 rencontres.

Nous avons nous aussi de bons vétérans capables d’être de bons leaders, a-t-il dit. Ils n’ont peut-être pas l’expérience de Coupe Stanley. On voit qu’il y a des surprises chaque année. Tout ce que tu peux faire, c’est de bien te préparer à jouer avec confiance. On a toujours bien joué contre Pittsburgh cette saison, je ne vois pas pourquoi ça changerait.

Il a aussi reconnu qu’il aurait aimé avoir une boule de cristal à la fin février. Il a fait allusion aux joueurs comme Ilya Kovalchuk et Nick Cousins, dont le Tricolore s’est départi à la date limite des échanges et qu’il aimerait bien avoir sous la main maintenant que les effets de la pandémie lui ont offert une place dans ce tournoi.

Julien estime aussi que peu importe l’adversaire, ça restera une bonne expérience pour les jeunes de jouer des matchs éliminatoires. En mars, on ne pensait pas y être. Voilà donc une belle opportunité. Et on va jouer pour gagner, a-t-il souligné.

Et Lafrenière?

Cette affirmation de la recherche de victoires peut faire sursauter des amateurs qui espèrent voir le Tricolore s’incliner devant Pittsburgh afin de s’inscrire au second tour de la loterie qui lui offrira 12,5 % des chances de mettre la main sur Alexis Lafrenière.

C’est sûr que ça rend les choses alléchantes. Les équipes se lèchent les babines en y pensant. On sait qu’on pourrait avoir une chance sur huit d’obtenir le premier choix. Mais les chances de ne pas l’avoir sont encore plus grandes. C’est une situation qui fait rêver que de mettre la main sur un joueur d’impact. On n’a jamais connu ça dans la LNH.

Claude Julien

Et Alexander Romanov? S’il aimerait bien voir le jeune défenseur russe dans l'uniforme à la relance de la LNH, Julien s’est contenté de dire qu’il n’y avait encore aucune confirmation dans un sens ou dans l’autre.

Pour lui, tout reste à l’état de rumeurs au cœur des négociations qui ont cours entre la LNH et l’Association des joueurs.

Par contre, il se réjouit à l’idée de revoir Jesperi Kotkaniemi dans l’entourage de l’équipe.

Il est en santé. La pause lui a permis de guérir la blessure qui l’a envoyé à l’écart. On a hâte de le revoir et de pouvoir le réévaluer, a dit Julien.

Revenant sur la notion d’équipe, il n’a pas été en mesure de préciser combien de joueurs seront à la disposition de chacune des équipes une fois qu’elles auront pris la direction des villes bulles. Il n’y a encore rien d’officiel, même si le nombre de 28 joueurs en plus de 3 gardiens a été évoqué.

Toutes les équipes seront dans la même situation. On se prépare. On veut tirer avantage de la situation. Au lieu d’avoir un long été devant nous, on se retrouve en séries. On voudra faire du mieux qu’on peut. On aura deux ou trois semaines pour motiver les joueurs et mettre les choses en marche, a-t-il conclu.

Enfin, il ne s’inquiète pas plus qu’il ne le faut de voir tout le monde passer une longue période, confiné à l’hôtel, loin de la famille.

Là aussi, il se contente de dire que tout le monde sera sur le même pied dans des circonstances inhabituelles.

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