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« Kim St-Pierre a été plus grande que son sport » - Danièle Sauvageau

Une gardienne de but au hockey fait flotter le drapeau canadien au-dessus de sa tête. Elle a une médaille d'or autour du cou.

La Québécoise Kim St-Pierre a aidé le Canada à remporter des médailles d'or en hockey féminin aux Jeux olympiques de Salt Lake City, de Turin et de Vancouver.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Première gardienne à être nommée au Temple de la renommée du hockey, Kim St-Pierre a brisé un autre plafond de verre, mercredi, pour obtenir l'ultime honneur individuel. Le point final à une carrière sportive riche en succès pour une athlète qui « a été plus grande que son sport », considère son ancienne entraîneuse Danièle Sauvageau.

Déjà, en 2003, une année après avoir mené le Canada à la première médaille d'or olympique de son histoire en hockey féminin, Kim St-Pierre avait posé un pied dans la porte.

Son bâton utilisé lors d'une victoire de la formation masculine de l'Université McGill contre l'Université Ryerson en novembre, une première pour une gardienne dans les rangs universitaires canadiens, figure depuis parmi les pièces d'équipement historiques qui se retrouvent au panthéon.

Kim St-Pierre est également devenue la deuxième femme à s'exercer avec des joueurs de la Ligue nationale de hockey, en 2008 au cours d'un entraînement du Canadien de Montréal, succédant à Manon Rhéaume, une idole de la future intronisée.

Ce sont des indicateurs de l'impact qu'elle a eu sur le hockey en général, tant féminin que masculin, prend le soin de préciser Danièle Sauvageau, qui accorde à St-Pierre le statut de pionnière.

Je parlais avec des amis hier [samedi], et je disais qu'il y a des athlètes qui sont plus grands que leur sport. C'est sûr qu'on parle bien souvent d'athlètes masculins, parce que ce sont eux que l'on connaît davantage, mais Kim St-Pierre a été plus grande que son sport.

Danièle Sauvageau, ex-entraîneuse du programme national de hockey féminin au Canada

Pierre d'assise durant l'ascension de l'équipe unifoliée au tournant des années 2000, St-Pierre retrouvera au panthéon ses coéquipières de longue date Danielle Goyette, Jayna Hefford et Hayley Wickenheiser, élues à tour de rôle depuis la cuvée 2017.

Liste des 8 hockeyeuses nommées au Temple de la renommée

  • 2010 : Cammi Granato, attaquante américaine
  • 2010 : Angela James, attaquante canadienne
  • 2013 : Geraldine Heaney, défenseuse canadienne
  • 2015 : Angela Ruggiero, défenseuse américaine
  • 2017 : Danielle Goyette, attaquante canadienne
  • 2018 : Jayna Hefford, attaquante canadienne
  • 2019 : Hayley Wickenheiser, attaquante canadienne
  • 2020 : Kim St-Pierre, gardienne canadienne

C'est un grand bonheur pour une grande femme, une athlète exceptionnelle, dit Danièle Sauvageau. Ce qui ressort de Kim, c'est qu'elle a compris dès son jeune âge que pour être meilleure, il faut d'abord que tu rendes les autres autour de toi meilleurs. Et l'ascenseur te revient.

C'est exactement comment je pourrais définir la carrière de Kim, quelqu'un qui est humble, calme, une personne qui fait confiance, poursuit-elle. J'ai eu un grand privilège d'avoir été son entraîneuse pendant quelques années.

Kim St-Pierre

Kim St-Pierre

Photo : AFP de Getty Images / George Frey

Un baptême olympique marquant

Le premier titre olympique d'une trilogie pour St-Pierre a été signé aux Jeux de Salt Lake City à l'issue d'un tournoi où elle s'est dressée de façon sensationnelle dans un environnement peu commode.

C'était le début d'une époque dorée aux Olympiques pour le programme national, après avoir été outrageusement dominé par le programme américain (aucune victoire, huit défaites) dans les huit duels précédant les Jeux d'hiver de 2002.

L'équipe canadienne n'était pas centralisée pendant ces années-là. On avait réuni l'équipe six mois avant les Jeux olympiques, donc on avait quand même une petite pente à remonter [...] Ce qui est intéressant, c'est que malgré les défaites, on continuait de progresser. Kim continuait de progresser, c'est-à-dire d'être beaucoup plus confiante, et de donner cette confiance à ses défenseuses.

Palmarès collectif de Kim St-Pierre

  • Trois médailles d'or olympiques
  • Cinq titres mondiaux
  • Une conquête de la Coupe des quatre nations
  • Un championnat de la Ligue canadienne de hockey féminin

La gardienne par excellence du tournoi olympique en Utah a largement contribué à ce changement de garde au sommet de l'échiquier mondial en hockey féminin, estime Danièle Sauvageau.

Personne ne s'attendait à ce qu'on gagne, et Kim a été quasi parfaite. Une des choses qu'elle m'a dites après le match, c'est : "J'ai été faible sur le deuxième but." Et on venait de gagner [par un pointage de 3-2]. Ça démontre qui est Kim St-Pierre, pour elle, c'était d'arrêter les rondelles, c'était devenu ça son ADN, de stopper l'ensemble des tirs, et même dans les entraînements.

Danièle Sauvageau, ex-entraîneuse du programme national de hockey féminin au Canada

Les Canadiennes ont ensuite protégé leur trône olympique à trois occasions, à Turin, à Vancouver et à Sotchi, avant de céder l'or à leurs éternelles rivales américaines aux Jeux de Pyeongchang, en 2018.

Cammi Granato (no 21) et Kim St-Pierre (no 33)

Cammi Granato (no 21) et Kim St-Pierre (no 33)

Photo : Associated Press / Rusty Kennedy

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