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John Carlos dénonce le règlement interdisant les manifestations aux Olympiques

Tommie Smith et John Carlos, têtes baissées, poings levés / © Tim Dahlberg, AP

Tommie Smith et John Carlos, têtes baissées, poings levés / © Tim Dahlberg, AP

Photo : Tim Dahlberg, AP

Associated Press

L'ancien sprinteur américain John Carlos souhaite l'abolition du règlement qui proscrit les manifestations aux Jeux olympiques.

Carlos a rédigé une lettre en compagnie d'un important groupe d'athlètes américains de renom pour demander au Comité international olympique (CIO) de développer une nouvelle directive en collaboration avec les athlètes des quatre coins du monde.

Carlos et son compatriote Tommie Smith ont levé le poing vers le ciel sur le podium du 200 m des Jeux olympiques de Mexico, en 1968, pour manifester contre la discrimination raciale aux États-Unis. Ils avaient été expulsés pour avoir enfreint le règlement olympique interdisant de telles manifestations aux Jeux.

Ces règlements sont toujours en vigueur, en dépit des manifestations persistantes pour dénoncer la discrimination raciale. Le CIO a récemment exprimé son ouverture à l'idée de remodeler ses directives.

Carlos et Smith ont tout risqué pour lutter pour les droits de l'homme et leurs convictions, et ils continuent d'inspirer les générations suivantes à en faire autant, peut-on lire dans la lettre. Il est temps que les mouvements olympique et paralympique honorent leur bravoure, plutôt que de dénoncer leurs gestes.

Carlos s'est joint au conseil consultatif des athlètes (AAC) du Comité olympique et paralympique américain (USOPC) pour expédier une lettre au CIO et au Comité international paralympique (CIP), samedi. Cette lettre a précisé que l'AAC avait discuté de l'enjeu avec la commission des athlètes du CIO.

Plus tôt en juin, dans la foulée des manifestations aux quatre coins des États-Unis qui ont suivi la mort tragique de George Floyd, le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré que la commission étudierait différentes façons d'exprimer des opinions pendant les Jeux, tout en respectant l'esprit olympique.

Rob Koehler, le directeur du groupe de défense des droits des athlètes Global Athlete, a mentionné que le sport croit qu'il peut opérer selon ses propres règles, mais c'est faux.

Les athlètes travaillent ensemble parce que les dirigeants sportifs sont devenus trop complaisants, a ajouté M. Koehler.

L'USOPC a récemment été critiqué, notamment, pour avoir mis la spécialiste du lancer du marteau Gwen Berry en probation à l'été 2019 après qu'elle eut hissé le poing vers le ciel sur le podium aux Jeux panaméricains.

Les dirigeants de l'USOPC ont déclaré qu'ils tentaient d'amorcer un dialogue à propos de la discrimination raciale, et qu'ils sont enclins à modifier le règlement 50, du CIO, qui interdit les manifestations sur le podium et les sites de compétitions sous sa juridiction.

Les athlètes ne se tairont plus, a-t-on spécifié dans la lettre. Nous sommes à la croisée des chemins. Le CIO et le CIP ne peuvent continuer à punir ou à expulser des athlètes qui expriment leurs convictions profondes, surtout quand ces convictions rejoignent les valeurs olympiques.

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