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L'AMA répond point par point aux critiques des États-Unis

Rencontre des dirigeants de l'Agence mondiale antidopage, à Bakou, en Azerbaïdjan.

Rencontre de l'Agence mondiale antidopage

Photo : AFP/Getty Images / TOFIK BABAYEV

Agence France-Presse

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a répondu point par point, vendredi, aux critiques d'un rapport du gouvernement américain menaçant de suspendre son financement à l'agence faute de réformes suffisantes.

Le président de l'AMA, Witold Banka, a transmis la réponse détaillée de l'agence au responsable de l'organe de la Maison-Blanche à l'origine de ces menaces, selon un communiqué de presse.

Il y réaffirme la  grande déception  de l'agence face à ce qu'elle considère comme des erreurs factuelles du rapport et un manque de consultation avant sa rédaction.

Dans les jours qui ont précédé sa publication, vous nous avez informés de l'imminence du rapport et vous nous avez demandé de vérifier trois paragraphes, écrit M. Banka. Nous l'avons fait de bonne foi et, pourtant, vous avez choisi de ne pas intégrer nos explications.

Comme dit le dicton : pourquoi laisser la vérité nuire à une bonne histoire, lance le président.

Dans un rapport de 19 pages, l'ONDCP, organe de la Maison-Blanche chargé de la politique de contrôle des drogues, fait une série de recommandations au Congrès américain s'appuyant sur de nombreuses critiques formulées à l'endroit de l'AMA, notamment sur sa gestion du scandale du dopage russe.

Le rapport remet également en question l'utilisation par l'instance de l'argent des contribuables américains et menace de suspendre son financement si des réformes d'ampleur ne sont pas immédiatement adoptées. Les États-Unis sont le plus grand contributeur à l'AMA.

Le président de l'AMA a joint à sa lettre une version du rapport américain annotée en rouge pour en souligner les « informations trompeuses et les inexactitudes ». Il demande que sa réponse soit transmise au Congrès  sans délai .

Comme elle l'avait fait la veille, l'agence, basée à Montréal, souligne les efforts menés depuis trois ans pour réformer sa structure de gouvernement, critiquée par l'Agence antidopage des États-Unis (USADA).

L'AMA rappelle que les États-Unis comptent plus de représentants dans ses comités et organes consultatifs que tout autre pays, et rejette toute idée d'une représentation des pays proportionnelle à leur contribution financière.

Je reste convaincu que le gouvernement américain a un rôle important à jouer dans la protection d'un sport propre, conclut M. Banka. J'espère sincèrement que nous pourrons travailler en bonne collaboration plutôt que de voir l'AMA contrainte de se défendre contre des attaques infondées par média interposé, ce qui ne fait absolument pas avancer le programme antidopage mondial.

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