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Les camps de jour en escalade : un Everest sanitaire

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Plan large d'un centre d'escalade

Des grimpeurs en action au centre Horizon Roc

Photo : Horizon Roc

Le centre d’escalade Horizon Roc à Montréal est encore en plein chantier même s’il a rouvert ses portes aux habitués. On met les bouchées doubles pour être prêt à temps pour l’ouverture des camps de jour, lundi. Un travail titanesque qui a duré des mois. Radio-Canada Sports s’est rendu sur place.

On va recommencer à vivre. C’est le cri du cœur spontané de la jeune Morane Schaker, venue s’entraîner avec son papa. Pour Patrick Schaker, c’est une bouffée d’oxygène pour tous les parents.

C’est la première fois en trois mois que l’on peut faire du sport. Et cela fait du bien autant pour le physique que pour le moral, dit-il.

Pendant que le père et la fille montaient sur leur paroi, la directrice du centre, Maria Izquierdo, nous explique que c’était un véritable Everest sanitaire à surmonter pour que tout soit prêt à temps.

On travaille depuis des mois pour respecter tous les protocoles de la santé publique, dit-elle. Il va y avoir du gel dans tous les espaces. Il y aura un sens pour la circulation. Chaque groupe de neuf jeunes sera dans le même espace durant la journée. Il y aura ensuite une rotation pour éviter les rassemblements. Les jeunes devront se laver les mains avant et après chaque ascension. De plus, on termine d’aménager une nouvelle salle avec de nouveaux parcours qui vont respecter la distanciation, ajoute-t-elle. Si on avait eu le temps, on l’aurait fait à la grandeur du centre.

Plusieurs questions se sont posées pour les animateurs sur la nouvelle manière de travailler en temps de COVID-19. Certains n’étaient pas à l’aise et ont préféré se désister, mais l’équipe en place est prête à accueillir les groupes. La coordonnatrice des camps de jour, Marie Fravallo, explique comment elle s’apprête à affronter la première journée.

Les animateurs vont accueillir les enfants et auront leur masque. Les parents, eux, devront attendre à l’extérieur. Il y aura lavage de mains, prise de température au laser et, quand tout est parfait, le jeune n’aura plus qu’à aller s’amuser. On souhaite leur faire oublier rapidement ces mois de confinement.

Pour les parents qui ont dû concilier télétravail et organisation familiale durant des mois, c’est une libération. Un constat qu’a pu faire la directrice du centre quand elle a ouvert les inscriptions du camp de jour.

On sentait que les parents avaient hâte, lance Maria Izquierdo. Oui, ils posaient plusieurs questions sur la sécurité sanitaire. Mais, en général, ils étaient heureux d’offrir à leurs enfants de faire du sport et de sortir enfin de la maison.

La jeune Morane voulait lancer ce message : J'avais hâte de recommencer le sport parce que j'avais l'impression que tous les jours étaient dimanche.

Grimper le plus haut possible, surmonter les dangers, se dépasser : voilà une activité qui va donner une bouffée d'air frais à tous ces jeunes qui sortent d'un long confinement.

À partir de la semaine prochaine, ils vont pouvoir atteindre leur propre sommet. Une manière comme une autre de défier un virus invisible.

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