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Cas de COVID au tennis : « les joueurs doivent partager la responsabilité »

Deux joueurs se donnent l'accolade avant un match.

Novak Djokovic donne l'accolade à Alexander Zverev le 14 juin à Belgrade, avant un match de l'Adria Tour.

Photo : Getty Images / Srdjan Stevanovic

Diane Sauvé

La nouvelle directrice des Internationaux de tennis des États-Unis, Stacey Allaster, ne mâche pas ses mots au sujet des joueurs atteints de la COVID-19 à la suite de l’Adria Tour, tournoi caritatif organisé par Novak Djokovic dans les Balkans.

Avant même que Djokovic annonce qu’il était le quatrième joueur infecté après avoir participé à l'événement, la dirigeante canadienne a lancé cette remarque cinglante. 

Il y a des joueurs qui croyaient peut-être que notre plan était trop extrême. Peut-être qu’après ce week-end, certains d'entre eux changeront d’attitude.

Stacey Allaster, directrice des Internationaux des États-Unis

Elle faisait référence aux commentaires de Novak Djokovic sur les mesures proposées par les Internationaux des États-Unis en vue du tournoi, qui sera tenu à huis clos du 31 août au 13 septembre.

Le Serbe avait déclaré ceci à la télévision de son pays au début juin : Les conditions qu’ils veulent vous imposer sont vraiment extrêmes.

Le premier joueur mondial en voulait au fait de devoir dormir dans des hôtels près de l'aéroport, d'être testé deux à trois fois par semaine et de ne pouvoir être accompagné que d’une seule personne. Ces mesures ont depuis été allégées par les organisateurs. Et Djokovic a adouci ses propos.

Reste qu’il y a quatre joueurs de tennis malades de la COVID-19 à la suite d’un tournoi amical disputé sans grande mesure de distanciation physique, à 10 semaines de l’ouverture des Internationaux des États-Unis.

Vue du stade où s'entraînent des joueurs.

Le stade Arthur-Ashe, principal site des Internationaux des États-Unis, est le plus grand stade de tennis du monde.

Photo : Associated Press / Peter Morgan

Tous les yeux sont donc rivés sur ce mythique tournoi du grand chelem et Stacey Allaster le sait très bien.

Nous sommes sous les feux de très gros projecteurs, lance-t-elle. Nous sommes le plus important événement international en relance ou à tenter une relance, basée sur ce que nous savons aujourd’hui. Et ça peut changer d’ici l'ouverture de l’hôtel officiel du tournoi le 15 août. Nous devons bien faire les choses.

Elle ajoute que son tournoi opère avec toute une équipe de spécialistes pour ce retour au travail des joueurs. Si elle dit observer ce que les autres ligues sportives font, elle note toutefois une différence au tennis.

Nous composons avec différentes cultures et des pays qui ont été touchés différemment par la COVID-19. Notre population est très diversifiée contrairement aux autres ligues, explique Stacey Allaster.

Nous avons reçu une tonne de courriels d’autres tournois qui nous regardent ouvrir la voie. Nous en tirons une grande responsabilité. Et les athlètes doivent partager cette responsabilité. Nous devons tous porter notre masque et respecter la distanciation physique. Ça demande un engagement.

Stacey Allaster
Une femme sur une scène

Stacey Allaster aux finales de la WTA à Singapour, le 25 octobre 2014

Photo : Getty Images / Julian Finney

Eugène Lapierre, directeur de la Coupe Rogers à Montréal, sympathise avec sa compatriote. Tennis Canada a déjà annulé ses tournois montréalais et torontois. Mais Lapierre convient que les Internationaux des États-Unis, menés par la Fédération américaine (USTA), sont importants pour le développement du sport.

Le jeu en vaut la chandelle, j'imagine, dit-il. Mais personne n'est à l'abri d’une deuxième vague, comme on dit. Dans certains États, il y a une recrudescence des cas. Alors, si ça arrivait à New York, à une semaine du tournoi, ou pendant le tournoi... C'est un challenge important. C'est un gros gamble.

Il sourit en regardant le journaliste à la droite de l'écran.

Le directeur de la Coupe Rogers à Montréal, Eugène Lapierre

Photo : Radio-Canada Sports

Stacey Allaster, elle-même ancienne directrice de la Coupe Rogers à Toronto, est bien consciente que tout peut arriver.

C’est une intention de jouer. Il se peut que le gouvernement nous dise que ce n’est pas possible d’aller de l'avant. Nous le savons. Mais notre plan est basé sur ce que nous savons. Et présentement, New York a un des plus faibles taux de propagation du virus au pays. Nous y allons un jour à la fois jusqu’à l’ouverture du tournoi. Ça arrivera peut-être pendant le tournoi.

A-t-elle hâte que les Internationaux des États-Unis soient derrière elle? Sa réponse dit tout.

Je serai très contente de commencer le tournoi et je serai super heureuse quand les champions seront couronnés à la dernière journée, le 13 septembre.

Stacey Allaster

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