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Réjouissant retour au travail pour Meaghan Benfeito et les plongeurs canadiens

Meaghan Benfeito

Meaghan Benfeito

Photo : Twitter/@DivingCanada

Michel Chabot

Après un arrêt forcé par la pandémie du coronavirus, plusieurs athlètes ont pu réintégrer leurs bureaux à l’Institut national du sport (INS), à Montréal, lundi. C’est le cas des membres de l’équipe canadienne de plongeon qui ont accueilli ce retour au travail avec joie.

Ça fait trois mois que je n’avais pas vu la piscine. Et juste avant d’entrer, j’avais des papillons dans le ventre, confie Meaghan Benfeito. Je savais qu’il y avait plein de règlements, mais ça s’est super bien déroulé. Les questions en entrant, aller dans les vestiaires, porter nos masques, garder nos distances.

Tout le monde a bien fait ça. Juste retrouver la gang au bord de la piscine, ç’a tellement fait de bien, c’est tellement un changement comparativement à mon salon.

Plan général des locaux de l'INSQ en bordure des piscines du Stade olympique de Montréal

Les locaux de l'INSQ en bordure des piscines du Stade olympique de Montréal

Photo : INS Québec

Beaucoup de précautions ont été mises en place pour que tout le monde, pas juste les plongeurs, mais les athlètes de tous les sports puissent s’entraîner ensemble, en sécurité, dit l’entraîneur national Aaron Dziver. J’ai posé la question aux athlètes quand on est arrivé, si leur niveau d’anxiété était haut, bas ou moyen. 95 % des athlètes n’avaient aucune anxiété.

Nous sommes très heureux d’être revenus, de pouvoir utiliser de l’équipement qui n’était pas disponible durant les trois derniers mois, dont les trampolines et les tremplins à sec et que les athlètes soient capables de faire des acrobaties dans les airs et d’aller dans l’eau. On les voyait sourires. Et les entraîneurs aussi, nous avions de grands sourires.

Malgré cette pause forcée, les athlètes n’étaient pas en vacances et ils ont maintenu leur forme physique si bien que les premiers échauffements en groupes étaient les mêmes que si la saison n’avait jamais été interrompue.

Ils ont fait beaucoup d’entraînement général à la maison, mais là nous allons faire des entraînements plus spécifiques aux acrobaties, explique Dziver. Et nous allons mettre l’accent sur des techniques identifiées en début de saison l’an passé et que nous voulons continuer d’améliorer dans les deux prochains mois.

Les premiers plongeons n’ont toutefois pas été de tout repos pour certains.

Je vais être honnête, je n’étais pas très bonne hier, a dit Benfeito en rigolant. Trois mois, ça fait une différence. Mais c’est pour se réhabituer à entrer dans l’eau et à l’impact de l’eau. Nous sommes montés au trois mètres, et aujourd’hui je suis courbaturée à cause de l’impact sur les poignets, les coudes, les épaules et les trapèzes. Ce sont vraiment des muscles particuliers qui font mal quand tu plonges.

Dans le but de se ménager un peu, la Montréalaise de 31 ans a l’intention de prendre son temps avant d’exécuter des sauts du 10 m.

À Tokyo, l’an prochain, elle compte plonger de la plateforme seule et en duo. Mais à 14 mois de ses quatrièmes JO, rien ne presse et elle pense attendre environ 5 ou 6 semaines avant d’exécuter son premier plongeon de cette hauteur depuis l’hiver.

Il va faire mal. C’est vraiment comme si on frappait un mur de béton. On ne peut pas y retourner du jour au lendemain, mais j’ai hâte. C’est une douleur à laquelle nous sommes habitués. Je ne pensais jamais dire ça dans ma vie, mais je m’ennuie vraiment de tout ça.

Meaghan Benfeito, triple médaillée olympique

Avenir incertain

Les athlètes devront s’armer de patience parce que la FINA n’a pas encore avancé de date quant à un retour à la compétition. Du côté de Plongeon Canada, on n’a aucune idée de la suite des choses.

Nous attendons de connaître notre calendrier international, indique Aaron Dziver. Il y a eu beaucoup de compétitions annulées ou retardées à l’automne. C’est possible que la saison commence un peu plus tôt. Mais si elle est annulée cet automne, nous pourrons avoir une bonne période de préparation et les compétitions commenceraient à la fin décembre ou au début de janvier.

Les dirigeants de la FINA ont une tâche colossale devant eux avant d’établir le calendrier des prochaines compétitions. Les mesures sanitaires varient d’un pays à l’autre, selon la gravité de la situation, et les nations qui accueilleront les délégations étrangères devront prouver qu’elles pourront leur offrir des conditions idéales en matière de santé.

Il y a des considérations importantes, dit Dziver. Est-ce que nous sommes capables de gérer la situation pour assurer la sécurité des athlètes, des entraîneurs et des officiels? Il y a beaucoup de choses à déterminer encore.

De son côté, Meaghan Benfeito prend les choses avec philosophie et se concentre sur son entraînement quotidien, sans regarder trop loin devant.

Oui, l’objectif, c’est les Olympiques, mais c’est la santé avant tout. Je me croise les doigts pour qu’on puisse compétitionner bientôt. Je vais commencer ma 24e saison au mois de septembre. Je ne suis pas inquiète de retrouver la piscine, je n’ai pas peur. Je sais que mon expérience va jouer un grand rôle quand je vais remonter au 10 m.

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