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Le rugby donne un second souffle aux Néo-Zélandais

Un joueur en bleu transporte le ballon devant un adversaire en jaune.

Les Blues d'Auckland affrontaient le week-end dernier les Hurricanes de Wellington.

Photo : afp via getty images / MICHAEL BRADLEY

Dimanche, le plus grand stade de Nouvelle-Zélande, l’Eden Park, était plein à craquer. Ils étaient 43 000 pour la reprise du championnat de rugby, le Super Rugby Aotearoa. C’est le premier sport professionnel qui autorise les rassemblements de masse.

Pour les spécialistes de la santé de l’archipel, la barre fatidique des 28 jours sans cas de COVID étant franchie, c’était synonyme que le virus avait disparu. C’est donc avec une certaine tranquillité que les partisans se sont rendus assister à la rencontre entre les Blues d’Auckland et les Hurricanes de Wellington.

Parmi les spectateurs, il y avait Gaston Bruneau, un Montréalais installé en Nouvelle-Zélande et ancien membre de la Fédération québécoise de rugby. Il a raconté sa journée à Radio-Canada Sports.

C’était formidable, on attendait cela depuis si longtemps, dit-il. C’était comme un jour de fête! Il y avait toute une ambiance dans le stade. On avait l’impression de vivre l’événement de l’année! Pour un match de championnat, c’était quand même extraordinaire. Et puis, quand on y pense, c’était vraiment l’événement de l’année.

Les Néo-Zélandais doivent se consoler, car la reprise de leur championnat se fait uniquement avec les équipes locales. Il comprend normalement l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Japon et l’Australie, mais pas cette année.

Le spectacle est tout de même au rendez-vous. Et tout cela, dans une ambiance sécuritaire, comme l’explique Gaston Bruneau.

Les joueurs sur le terrain, ils en voulaient en tous cas. C’était bien de les voir sur le terrain, de voir tout le monde s’amuser. Avant le match, on a pris les précautions d’usage en se désinfectant et en se lavant les mains à plusieurs reprises. Peu de gens portaient des masques. On peut pressentir que ceux qui en avaient se protégeaient d’une légère toux. Je suis certain que les précautions sanitaires sont encore là et les campagnes de sensibilisation sont encore présentes.

Les Allez les Bleus fusaient pour encourager les Blues, raconte Gaston Bruneau en riant abondamment. Les gens qui se retrouvaient dans le stade après des mois parlaient peu de la pandémie, comme s’ils voulaient passer à autre chose.

Le spectacle sur le terrain ressemblait à un match de grande finale. Même les avions de l’armée sont passés au-dessus du stade avant le coup d’envoi. Il faut dire que les deux équipes jouaient dans un stade mythique, l’Eden Park.

C’est là où les All Blacks jouent, mentionne Gaston Bruneau. C’est leur temple et c’est le plus grand stade de Nouvelle-Zélande. Un peu comme celui de Wembley en Angleterre. On dit des All Blacks qu’ils sont à peu près imbattables à l’Eden Park, car c’est une forteresse. C’est un stade qui accueille un peu plus de 40 000 personnes en temps normal et pour les grands événements comme la Coupe du monde, on peut aller jusqu’à 60 000. C’est un stade où il y a une belle ambiance. Un de ces vieux stades, un peu comme l’ancien Forum à Montréal.

Dimanche, on a vu des gens qui voulaient passer à autre chose. Des gens qui voulaient s’amuser et retrouver un peu de normalité, ajoute-t-il en guise de conclusion d’une journée mémorable.

Un stade plein avant un match de rugby

L'Eden Park était rempli.

Photo : afp via getty images / MICHAEL BRADLEY

Les Blues ont battu les Hurricanes 30-20. Ce peuple qui a vécu en apnée durant des mois a enfin retrouvé son souffle, grâce au rugby.

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