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Les entreprises partenaires des Jeux olympiques de Tokyo sont inquiètes

Le site devant le stade national de Tokyo est désert.

Les anneaux olympiques sont déployés devant le stade national de Tokyo, le 20 avril 2020.

Photo : AFP / PHILIP FONG

Agence France-Presse

Selon un sondage de la chaîne japonaise de télévision publique NHK, près des deux tiers (65 %) des partenaires des Jeux olympiques de Tokyo, reportés d'un an en raison de la pandémie planétaire, ne sont pas certains de maintenir leurs engagements.

Certains partenaires se sont dits inquiets des conséquences pour leurs opérations promotionnelles durant les Jeux dont l'envergure sera réduite, face au risque de propagation du virus et de la montée des coûts pour les organisateurs.

Nous cherchons [...] des moyens de simplifier l'organisation des Jeux, voir comment nous pouvons réduire la complexité des Jeux et leur coût, avait notamment souligné mercredi le président du CIO Thomas Bach dans un entretien à l'AFP, sans toutefois évoquer un éventuel huis clos.

Les commanditaires redoutent aussi une annulation pure et simple des Jeux olympiques de Tokyo, les organisateurs ayant souligné que 2021 était la dernière option pour les tenir.

Beaucoup d'entre eux ont également expliqué qu'ils n'avaient pas encore pris leur décision parce que la renégociation de leurs contrats avec les organisateurs n'a pas encore commencé.

Toshiro Muto, directeur général du comité organisateur, a confirmé lors d'une rencontre de presse vendredi que ces renégociations n'avaient pu être menées pour l'instant parce que le Japon était entré en état d'urgence au début avril, peu de temps après la décision de reporter les Jeux.

Pas de garantie

Personne ne peut garantir à 100 % que les Jeux auront bien lieu en 2021, mais son comité est déterminé à ce qu'ils aient lieu d'une façon ou d'une autre, a-t-il dit pour rassurer.

Deux hommes japonais en mêlée de presse

Yoshiro Mori et Toshiro Muto répondent aux questions des journalistes dans les bureaux de Tokyo 2020.

Photo : Getty Images / PHILIP FONG

Toshiro Muto a aussi précisé que 80 % des sites prévus pour les Jeux de Tokyo ont déjà été réservés avec succès pour l'été 2021, et que les négociations se poursuivaient pour les autres, notamment le site du village olympique et le centre des médias.

Les organisateurs n'ont pas donné une estimation des coûts additionnels liés au report d'un an de l'événement. Le CIO de son côté a annoncé à la mi-mai avoir dégagé 800 millions de dollars américains pour faire face à la pandémie planétaire.

La valse des milliards

Le dernier budget prévisionnel des Jeux, publié à la fin décembre par les organisateurs, donc avant la pandémie et la décision du report, était de 1350 milliards de yens, soit plus de 16 milliards de dollars canadiens, pour la partie japonaise.

Cependant, selon l'équivalent japonais du Bureau du vérificateur général du Canada, l'État japonais a investi presque autant entre l'attribution des Jeux à Tokyo en 2013 et l'exercice 2018-2019, sans que cet engagement figure au budget officiel.

De nombreuses grandes entreprises nippones sont partenaires des Jeux de Tokyo et comptaient mettre 348 milliards de yens sur la table, soit près de la moitié des recettes attendues de l'événement.

Par ailleurs, ce montant n'inclut pas les participations de Toyota, de Panasonic et de Bridgestone, lesquels sont partenaires mondiaux du CIO à long terme.

Plus des deux tiers des répondants au sondage de la NHK (68 %) ont souligné que la pandémie planétaire avait aussi nui à leur propre situation financière.

Il a été mené auprès de 78 entreprises commanditaires, et 57 d'entre elles ont répondu.

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