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Le public de retour sans restriction dans les stades de Nouvelle-Zélande

Un joueur serre la main d'un jeune supporteur dans les gradins.

Les spectateurs pourront assister aux prochains matchs de rugby en Nouvelle-Zélande.

Photo : Getty Images / Phil Walter

Agence France-Presse

Le Super Rugby Aotearoa, une version du Super Rugby confinée à la Nouvelle-Zélande, sera samedi la première compétition sportive majeure du monde à rouvrir grand ses portes au public, autorisé à venir sans restriction remplir les gradins de ses stades.

Le Super Rugby Aotearoa sera la première compétition professionnelle de rugby du monde à permettre un retour massif des supporteurs à l’ère de la COVID-19 quand elle reprendra samedi à Dunedin, a indiqué fièrement dans un communiqué New Zealand Rugby, la fédération néo-zélandaise.

Cette compétition est une version resserrée du Super Rugby, suspendu cette année à cause de l’épidémie de COVID-19. Elle oppose habituellement à partir du mois de mars des équipes de la Nouvelle-Zélande, de l’Australie, de l’Afrique du Sud, de l’Argentine et du Japon, nations majeures du rugby de l’hémisphère sud.

Le Super Rugby Aotearoa ne rassemblera en effet que les cinq franchises néo-zélandaises du Super Rugby : les Blues, les Chiefs, les Hurricanes, les Crusaders et les Highlanders.

Seules 7 des 24 premières éditions du Super Rugby leur ont échappé, et le premier match de ce tournoi opposera samedi soir à Dunedin, sur l’île du sud, l'équipe locale des Otago Highlanders, vainqueurs du Super Rugby en 2015, aux Waikato Chiefs de Hamilton, titrés en 2012 et 2013.

Dimanche, les Auckland Blues, premiers vainqueurs du Super Rugby en 1996 et 1997, recevront dans le mythique stade Eden Park les Hurricanes de Wellington, vainqueurs en 2016.

Ces rencontres pourront faire le plein de spectateurs, à qui il a été simplement suggéré, sans obligation aucune, de se géolocaliser dans le stade au moyen d’une application sur leur téléphone portable, dans l’éventualité d’un traçage en cas d'infection au coronavirus.

Le monde va avoir les yeux tournés vers nous, a lancé Roger Clark, le président des Highlanders.

Nous sommes incroyablement fiers et reconnaissants d’être la première compétition sportive professionnelle du monde en position de permettre à nos équipes de jouer à nouveau devant leurs supporteurs, a dit le patron de New Zealand Rugby Mark Robinson.

Une poignée de compétitions ont déjà été disputées avec public dans le monde, mais avec des restrictions draconiennes.

En Hongrie, par exemple, la Fédération de soccer a autorisé le dernier week-end de mai les partisans à revenir peupler les gradins, à condition qu’ils n’occupent qu’un siège sur quatre et qu’ils laissent au moins un rang horizontal de séparation entre eux.

À Prague, un mini-tournoi de tennis réservé à l’élite tchèque a également été disputé pendant trois jours à la fin de mai en présence de spectateurs. Mais leur nombre a été limité à quelques centaines, et ils ont été éparpillés sur un court attenant à celui où se sont déroulés les matchs, derrière des barrières.

À Taïwan, le baseball se joue aussi depuis le début de mai avec l’appui du public, mais limité à 1000 personnes par match.

Hormis ces rares exemples, et si l’on exclut l’Azerbaïdjan et le Bélarus où les compétitions avec public n’ont jamais cessé depuis le début de la pandémie, certains championnats de grandes nations de soccer, comme l’Allemagne et le Portugal, ont repris à huis clos.

Et si l’Espagne, dont le championnat de soccer doit reprendre cette fin de semaine, n’a pas exclu la présence de public, son gouvernement se montre très prudent en la matière.

Le Super Rugby Aotearoa devait d’ailleurs initialement reprendre sans spectateurs, mais le gouvernement néo-zélandais a annoncé lundi la levée des restrictions dans le pays en raison des succès enregistrés dans la lutte contre l’épidémie.

Les autorités ont ainsi confirmé que la Nouvelle-Zélande ne comptait plus aucun cas actif.

L’archipel du Pacifique Sud de 5 millions d’habitants a dénombré 1154 cas avérés et 22 décès.

Plus aucune nouvelle contamination n’a été recensée depuis 17 jours. Cela faisait une semaine qu’il n’y avait qu’un seul cas actif.

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