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« Il faut devenir antiracistes » : les Alouettes élèvent leurs voix

Ils posent un genou au sol, un poing dans les airs.

Les manifestants montréalais ont posé un genou au sol, à l'image du geste de Colin Kaepernick dans la NFL.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Plusieurs joueurs des Alouettes étaient présents dans les rues de Montréal, dimanche, pour dénoncer les injustices envers les Noirs et sensibiliser les politiciens à l'urgence d'agir contre le racisme. Ils ont reçu l'appui des dirigeants de l'équipe.

À quelques mètres de la plateforme où les appels à la fin du racisme systémique se succédaient, Danny Maciocia se sentait interpellé. Avec sa famille, le directeur général des Alouettes avait tenu, à l’instar de certains de ses joueurs comme Tony Washington, Trey Rutherford et Tyrell Sutton, à venir exprimer son mécontentement.

Selon l’ancien entraîneur des Carabins, le sport professionnel doit être à l'avant-scène du changement et, surtout, être à l'écoute.

On devrait moins parler et être plus à l’écoute, souligne Maciocia. Il faut écouter. Il y a tellement d’opinions partagées par plusieurs personnes. On devrait passer plus de temps à être à l’écoute, pour apprendre sur ce qui se passe dans notre société.

Je suis fâché, c’est pour ça que je suis ici. Comme plusieurs intervenants l’ont dit, j’espère que ce sera la dernière marche.

Danny Maciocia, directeur général, Alouettes de Montréal

L'homme de football a suivi de près et avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation au sein de la NFL aux États-Unis. Le commissaire Roger Goodell a reconnu vendredi soir que la ligue avait eu tort d’ignorer les protestations des joueurs dans les dernières années et qu’elle approuvait leur manifestation pacifique.

Maciocia reconnaît qu'il reste beaucoup de travail à faire de ce côté, mais que le mea culpa de Goodell est un bon premier pas.

C’est une bonne étape de reconnaître qu’ils se sont trompés, mais il faut ramener la conversation Colin Kaepernick, soutient Maciocia. C’est un monsieur qui a subi, comme plusieurs. Il faut le ramener dans la conversation. Ça presse aussi.

Le président des Alouettes, Mario Cecchini, abonde dans le même sens. Il affirme que les athlètes professionnels ont un rôle important à jouer dans le changement qui s'opère.

On parle ici d’acteurs importants de notre société, et on parle ici de la société qui doit continuer à changer et à évoluer, indique-t-il. C’est donc la responsabilité de tous. Ceux qui ont le privilège d’avoir une estrade, un piédestal où ils peuvent échanger, s’ils croient que les gens vont écouter, ils doivent le faire.

Comme plusieurs manifestants rassemblés à la place Émilie-Gamelin en ce dimanche ensoleillé, Mario Cecchini affirme qu'il est temps de passer à l'action.

Le monde entier se lève, et il faut que la réflexion avance pour que les choses changent. C’est important, pour les organisations qui sont visibles, où on dit avoir des fans, des gens qui nous suivent, de parler en ce sens et d’avoir une influence dans la bonne direction.

Là, ce qui est important, c’est qu’il ne faut pas dire qu’on n’est pas racistes : il faut devenir antiracistes. C’est ça, aujourd’hui, le message.

Mario Cecchini, président, Alouettes de Montréal

(D'après un reportage de Yanick Bourdon)

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