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5 M$ pour aider les athlètes canadiens à reprendre leurs activités

Une nageuse de dos

Kylie Masse

Photo : Getty Images / Justin Casterline

Jean-François Chabot

Les comités olympique (COC) et paralympique (CPC) canadiens de même qu’À nous le podium ont annoncé, lundi, qu'ils offriront 5 millions de dollars pour préparer la relance des activités des athlètes de haut niveau.

Il ne s’agit toutefois pas d’argent frais. Les trois organismes vont attribuer des fonds pris à même d’autres programmes existants pour soutenir l’encadrement sanitaire nécessaire dans une soixantaine de sports. Les programmes visés n’ont pas été établis.

Pendant que des centaines d’athlètes s’entraînent chacun de leur côté depuis plus de deux mois et demi en raison du coronavirus, il est clair que chaque sport fait face à des besoins spécifiques.

Comme a tenu à le préciser le chef de direction du COC, David Shoemaker, cela ne signifie pas que tous les sports recevront des montants égaux.

Pas tous sur le même pied

La priorité sera donnée aux sports présentant à la fois les meilleures chances de médailles aux Jeux olympiques de Tokyo et les besoins les plus grands en matière de protection des athlètes.

Les critères d’admissibilité ont été déterminés par un groupe de travail pour la reprise du sport ayant à sa tête Anne Merklinger, chef de direction d’À nous le podium.

Ceux-ci doivent respecter les normes minimales fondées sur les recommandations des autorités en matière de santé publique.

Il est important pour nous de nous assurer d’avoir le meilleur retour sur notre investissement. Nous allons suivre la voie indiquée par le groupe de travail pour bien distribuer l’argent. Nous allons aussi écouter attentivement les recommandations des experts médicaux et des scientifiques.

David Shoemaker, chef de direction du Comité olympique canadien

Si les sports pratiqués à l'extérieur ont déjà une longueur d’avance en raison du déconfinement progressif permis par les autorités fédérales, provinciales et territoriales de santé publique, d’autres attendent encore qu’on leur redonne accès à leurs installations intérieures.

C’est le cas de la natation, du plongeon, du water-polo et des autres sports aquatiques qui attendent la réouverture de leurs sites d’entraînement comme celui du Parc olympique, à Montréal.

Les sports de combat comme le judo, la lutte, la boxe, le karaté ou le taekwondo doivent composer avec un degré plus élevé de risque. Les mesures plus spécifiques à chacun pourraient entraîner des coûts supérieurs pour assurer la sécurité des athlètes et des entraîneurs.

Il est clair que la préparation et les besoins d’un athlète seront très différents selon qu’il s’agisse de gymnastique, de canoë-kayak ou de piste et pelouse. Dans certains cas, il faudra tenir compte du besoin de proximité avec l’entraîneur relié à un sport donné, a soutenu M. Shoemaker.

À l’instar de ce qui se dessine dans les ligues professionnelles, des tests sont envisagés pour les athlètes de haute performance canadiens. Là encore, les coûts rattachés à ce dépistage devront être pris à même l’enveloppe de 5 millions de dollars.

Ça fait certainement partie de ce que l’on envisage. Cet investissement pourrait nous permettre d’acquérir des appareils de détection afin de tester les athlètes canadiens, leurs entraîneurs et le personnel de soutien, non seulement pour la COVID-19, mais aussi pour d’autres maladies infectieuses.

David Shoemaker, chef de direction du Comité olympique canadien

Le calendrier pour la reprise des activités dans chacun des sports est intimement lié à celui que proposeront les décideurs gouvernementaux.

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