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« Le bien doit submerger le mal » - Masai Ujiri, président des Raptors

Un homme parle au micro.

Le président des Raptors, Masai Ujiri

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Le président des Raptors de Toronto, Masai Ujiri, premier Africain à avoir été nommé directeur général d'une équipe de la NBA, s'est exprimé dans une lettre ouverte publiée dans le Globe and Mail, dimanche, sur la mort de George Floyd et sur les manifestations qui en découlent.

Il raconte d'abord le choc qu'il a vécu en prenant connaissance de la vidéo qui montre la mort de l’Afro-Américain George Floyd aux mains de la police de Minneapolis.

Je l'ai regardée encore et encore, avant de comprendre. C'était nouveau. C'était un policier qui choisissait de placer son genou sur le cou d'un homme noir jusqu'à ce qu'il saigne du nez, perde le contrôle de sa vessie, et ensuite, il meurt, écrit Ujiri, qui est aussi le cofondateur de la fondation Giants of Africa.

Une mort comme celle-ci se produit et nous exprimons notre rage à propos d'elle. Les grands titres s'y désintéressent et le monde reprend son cours. Et puis, quelques semaines plus tard, quelque chose d'autre se produit et nous exprimons à nouveau notre rage et nous passons à autre chose, encore. Nous devons stopper ce cycle, poursuit-il.

Nous sommes tous arrivés dans ce monde de la même façon, en tant qu'humain. Personne ne naît raciste et personne ne voit la couleur en premier. Je crois qu'il y a bien plus de bonnes que de mauvaises personnes, mais parfois le bien doit être plus que seulement être bien. Il doit submerger le mal.

Masai Ujiri, président des Raptors

Il rappelle ensuite les événements entourant les minutes suivant le premier titre des Raptors, quand un policier d'Oakland l'a rudoyé lorsqu'il tentait de rejoindre ses joueurs célébrant leur victoire sur le parquet, en se demandant s'il avait été un président blanc d'une équipe de la NBA aurait-il été empêché d'y accéder par l'officier?

Ma propre expérience m'a seulement privé d'un moment, celle de George Floyd lui a coûté sa vie.

Masai Ujiri, président des Raptors

Il termine sa lettre en affirmant que la question du racisme est trop souvent éludée et que même s'il peut être difficile d'en parler avec les gens autour de soi, elle est nécessaire.

Plusieurs d'entre vous se demandent : que puis-je faire? Il y a un sentiment d'impuissance qui ne peut nous paralyser. Votre voix importe, en particulier si vous êtes en position d'influence, et de surcroît, si vous êtes Blancs. Les leaders doivent être assez courageux pour relever les évidences et dénoncer le racisme. Cette conversation ne peut plus être évitée parce qu'elle est difficile. Nous devons l'avoir. Maintenant, conclut-il.

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