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Samuel Piette, de l'Impact de Montréal, maîtrise le ballon au cours d'un match contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

Samuel Piette devrait participer à la Gold Cup avec l'équipe nationale canadienne cet été.

Photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

La majorité des joueurs de l’Impact ont renoué cette semaine avec leur centre d’entraînement à Montréal sur une base volontaire. Samuel Piette, lui, a fait le choix de retarder son retour dans la métropole.

Quand la pause forcée de la saison de la MLS a été décrétée, le milieu défensif de l’Impact s’est exilé dans les Laurentides où il possède une résidence au lac Supérieur, tout près du mont Tremblant. Il y est avec sa copine, enceinte de six mois. 

Je fais tout ce que je peux pour garder la forme. Mais la santé, c’est ce qu’il y a de plus important, confie Piette à Radio-Canada Sports. La santé de ma copine et de mon enfant c’est vraiment ma priorité. C’est pour ça que je ne suis pas à Montréal en ce moment.

Piette a limité ses visites sur l’île aux rendez-vous médicaux de sa conjointe à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Il s’inquiète d’exposer sa famille au virus. Mais si l’heure du retour permanent à Montréal n’a pas encore sonné, elle approche.

On voulait rester le plus longtemps possible dans le nord où il y a beaucoup moins de cas de COVID qu’à Montréal où l’on demeure, explique Piette. On va revenir dans une semaine ou deux. Mais, pour l’instant, je préfère rester dans le nord et m’entraîner là. Je ne veux pas courir le risque pour des séances de moins d’une heure par jour.

Samuel Piette

L’Impact a reçu l’autorisation des autorités montréalaises de santé publique d’organiser des entraînements individuels. La MLS, de son côté, autorise maintenant les entraînements en petits groupes, en respectant les protocoles stricts de distanciation entre les joueurs.

Il fait la planche dans son salon.

Samuel Piette

Photo : Trio orange

En d’autres mots, les joueurs pourront se faire des passes, tirer au but, mais sans jamais être en contacts rapprochés les uns avec les autres. Le Bleu-blanc-noir n’a toutefois pas reçu le feu vert des autorités locales pour passer à cette étape.

Piette entend rester à l’écart tant qu’il n’aura pas l’impression de prendre du retard sur ses coéquipiers. Il s'entraîne à la course et peut manipuler le ballon sur son terrain. Ce n’est pas exactement comme le Centre Nutrilait, mais il estime que c’est convenable.

Les gars au Centre Nutrilait n’ont pas non plus l’occasion de vivre des situations de match ni de sentir la pression d’un adversaire qui vient de l’arrière, dit-il. Quand on va reprendre en groupe, je vais revenir. Je ne cacherai pas que je me sens parfois mal de ne pas aller au centre, mais j’ai mes raisons. Quand je sentirai que c’est important pour le développement de l’équipe que j’y sois, j’y serai sans faute.

Les plans du tournoi à Orlando le laissent sur sa faim

Samuel Piette s’ennuie du soccer, mais l’incertitude entourant la reprise des activités n’est pas agréable. Pour l’instant, les joueurs sont toujours payés, sans jouer. Rien ne garantit toutefois qu’ils le seront en totalité si la saison devait être annulée.

Evan Bush, le représentant syndical des joueurs de l’Impact, tient ses coéquipiers informés comme il le peut.

Je me sens un peu mal d’être payé à ne pas jouer, explique Piette. Je fais partie de l’Impact, je suis un joueur et j’aime énormément faire des apparitions publiques dans les écoles. J’aime mon rôle d’ambassadeur. Et tout ça, comme le jeu, me manque. Personne n’est à l’aise dans tout ça.

Samuel Piette

L’un des scénarios envisagés par la MLS serait de tenir un tournoi avec ses équipes en confinement dans la région d’Orlando, en Floride, pour plusieurs semaines. Ce plan n’enchante pas particulièrement Piette. Il n’a assurément pas envie de laisser sa conjointe seule pour son troisième trimestre de grossesse.

Le milieu de l'Impact de Montréal Samuel Piette contre le Sporting de Kansas City

Le milieu de l'Impact de Montréal Samuel Piette contre le Sporting de Kansas City

Photo : Reuters / USA TODAY USPW

C’est sûr que je suis moins attiré par ce tournoi-là qu’un joueur qui est célibataire et qui est à Montréal que pour le foot, précise Piette. Je trouve ça difficile. Ce serait aussi difficile mentalement d’être à l’étranger pendant un mois ou deux, confiné à ma chambre d’hôtel sauf pour nos entraînements et nos matchs. Oui, le soccer, c’est notre boulot, mais il n’y a pas que ça dans la vie et ça prend un équilibre.

Tout ça m’inquiète, mais je comprends que c’est mon travail et j’ai vraiment hâte de retrouver le terrain, cela dit. C’est juste que les circonstances dans lesquelles pourrait se tenir le tournoi d’Orlando ne sont pas optimales pour moi.

Samuel Piette espère quand même jouer le plus grand nombre de matchs cette saison. Il ne se voit pas passer encore plusieurs mois, voire une année, sans jouer.

Déjà que les premières rencontres disputées par l’Impact cet hiver semblent l’avoir été il y a une décennie.

La preuve, il a eu besoin de réfléchir quelques secondes avant d’identifier qui sera l’adversaire de l’Impact en Ligue des champions, s'il y a en une 2020.

Pour ceux qui l’ont oublié, l’Impact a rendez-vous avec le CD Olympia au Honduras.

Il reste à savoir si ce sera un rendez-vous manqué ou simplement reporté en raison de la pandémie.

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