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Marie-Eve Dicaire maintient le cap

Marie-Eve Dicaire

Marie-Eve Dicaire n'a jamais cessé de s'entraîner.

Photo : Associated Press / Courtoisie Marie-Eve Dicaire - Facebook

Jean-François Chabot

Avec la réouverture de la frontière canado-américaine aux athlètes professionnels, la boxeuse Marie-Eve Dicaire voit enfin poindre la lumière au bout du tunnel.

Il s’est maintenant écoulé près de trois mois depuis que la santé publique a décrété le confinement généralisé de la population et des commerces.

Sauf que le 12 mars dernier, Dicaire (17-0) s’alignait encore vers le combat du 9 mai contre l’Américaine Claressa Shields (10-0, 2 K.-O.) qui devait unifier les ceintures IBF, WBC, WBO et de super championne WBA des super-moyennes (154 lb).

Pendant les premières semaines d’isolement forcé, Dicaire et son entraîneur de boxe Stéphane Harnois ont trouvé des façons de poursuivre la préparation, jusqu’à ce que l’événement soit finalement remis à une date indéterminée.

Il y a aussi des visioconférences habituelles avec l’adjoint de Stéphane, Samuel Décarie-Drolet.

Étant donné que Dicaire partage sa vie avec son préparateur physique Marc-André Wilson, elle a été en mesure de maintenir une forme plus que respectable, évitant du coup de devoir redémarrer la machine de zéro.

Marie-Eve Dicaire et Marc-André Wilson

Marie-Eve Dicaire avec son conjoint et préparateur physique Marc-André Wilson

Photo : Courtoisie - Marie-Eve Dicaire Facebook

Une bouffée d’air frais

Comme le contrat signé par les deux clans tient toujours, il ne manque plus que de connaître la nouvelle date de l’affrontement.

Une chose est déjà certaine, étant donnée la situation avec la COVID-19 au Michigan, les organisateurs ont déjà écarté l’idée de tenir le combat à Flint, dans les terres de Shields.

Il ne nous manque qu’une date pour savoir quand on pourra mettre la pédale au plancher, a d’abord indiqué Dicaire à Radio-Canada Sports.

En raison de l’écrasante chaleur des derniers jours, elle reconnaît que les entraînements extérieurs ont été nettement plus pénibles.

Aïe, c’était quelque chose! J’en ai sué un bon coup. J’ai quand même fait des rounds de trois minutes à taper dans les mitaines les deux pieds dans le bac à sable d’une cour d’école. Mais c’est correct si on y va d’une bonne réhydratation.

Marie-Eve Dicaire, boxeuse

Se battre en silence

La perspective de livrer son prochain combat à huis clos, sans aucun spectateur, représente un territoire inexploré pour Dicaire comme pour sa rivale.

Pour moi, le fait de me battre devant des spectateurs est quelque chose de très motivant. Je ne vous cacherai pas que leurs encouragements ont parfois mené à des points tournants dans certains de mes combats précédant, a-t-elle admis.

La boxe demeure ma passion et ce combat à venir représente le plus grand défi de ma carrière. C’est pourquoi, peu importe le contexte, je serai prête.

Marie-Eve Dicaire, boxeuse
Marie-Eve Dicaire assise dans les gradins vides du Centre Vidéotron.

Se battre devant des gradins vides n'effraie pas Marie-Eve Dicaire.

Photo : Radio-Canada / Martin Labbé

Quand on lui suggère le salon de Claressa Shields pour présenter le combat, Dicaire répond avec humour que la cour de sa résidence est également disponible.

Puisqu’il est redevenu possible de réunir des petits groupes de 10 personnes, elle se rend aussi à présent dans la cour arrière de Stéphane Harnois pour y tenir des séances d’entraînement structurées.

Nous ne sommes pas retournés en gymnase puisque les installations demeurent inaccessibles. Mais considérant ce dont on a besoin pour l’instant, on n’a pas besoin d’un gymnase, a dit Harnois.

Comme c’était le cas avant l’éclosion du coronavirus, l’accent est mis sur la résistance et sur la stabilité des jambes de la boxeuse.

Harnois insiste sur le fait que la distanciation physique est respectée en ce sens où il n’y a pas de corps-à-corps durant les entraînements.

C’est sûr qu’il faudra éventuellement en venir à ça, parce qu’après tout, on se prépare pour affronter Shields. C’est la plus grosse pointure que Marie-Eve aura eu à affronter. Mais elle sera prête.

Stéphane Harnois, entraîneur de boxe

S’il n’en tenait qu’à lui, le combat tant espéré pourrait bien n’avoir lieu qu’en 2021 afin d’assurer la sécurité et la santé de tout le monde.

Stéphane Harnois accompagne sa championne Marie-Ève Dicaire à l'entraînement.

Stéphane Harnois accompagne sa championne Marie-Ève Dicaire à l'entraînement.

Photo : Courtoisie Stéphane Harnois - Facebook

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