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Alex Labbé content de pouvoir faire son boulot malgré la pandémie

Alex Labbé sourit, la main droite sur le toit de son auto

Alex Labbé

Photo : Festidrag.tv

Le Québécois Alex Labbé vit son rêve américain, en NASCAR, malgré la pandémie planétaire. Il a pu entrer aux États-Unis sans problème pour recommencer sa saison.

Lundi soir, le pilote de 27 ans a participé à la course de Charlotte (300 milles) de la série XFinity, disputée dans des conditions sanitaires strictes.

Malgré des problèmes techniques qui l'ont retardé, il a progressé de la 37e place au départ à la 16e dans la voiture no 36 de l'équipe DGM Racing, à un rang seulement de l’objectif qui l’assurera de garder son volant grâce à l'appui de ses commanditaires.

Sa 16e place lui permet d'être 14e au classement général, avec 128 points, un point devant son coéquipier Josh Williams.

C’était une belle progression à Charlotte, a reconnu le pilote en route pour la Floride, où sont situés les ateliers de son équipe, quand Radio-Canada Sports l'a joint.

On avait une voiture neuve, on a eu deux, trois petits pépins, mais on a récolté de bons points pour le championnat, et on a rapporté la voiture en un morceau. C’était très important, car dans la situation qu’on vit en ce moment, comme on court aux cinq-six jours, c’est important de garder la voiture la plus intacte possible pour sauver un peu de travail à mes coéquipiers, car les courses arrivent assez vite.

Trois voitures roulent en piste, dont la no 90 d'Alex Labbé.

La voiture no 90 d'Alex Labbé en piste (archives)

Photo : Festidrag.tv

La pédale d’accélération restait engagée un petit peu, donc, on a fait un arrêt en extra. On a sauvé les meubles, en terminant 16e, car on n’avait pas vraiment une voiture pour terminer là. On est bien contents.

Alex Labbé participait à sa deuxième course dans les conditions sanitaires strictes qu'impose la NASCAR depuis que les voitures ont retrouvé la piste il y a une semaine, après 10 semaines de pause forcée.

Pas de public, pas de médias, personnel réduit dans chaque équipe, distanciation et port du masque obligatoires. Sans compter le contrôle de température à l'entrée du circuit. Par contre, la NASCAR n'utilise pas de test de dépistage de la COVID-19 qu'elle veut laisser aux gens qui en ont le plus besoin.

Un homme effectue un contrôle sanitaire à l'entrée du circuit avant une course NASCAR.

Un contrôle sanitaire à l'entrée d'un circuit

Photo : Getty Images / Chris Graythen

Il y a des screen checks comme on appelle, tout le monde est testé avant de rentrer à la piste, explique le coureur de Saint-Albert au Centre-du-Québec. On passe dans des stations, ils prennent notre température, et on se fait étamper sur notre carte, comme quoi on a passé notre screening et qu'on est correct pour rentrer.

Il n'y a pas de dépistage systématique de la COVID-19, non, c’est vraiment quand tu as des symptômes, ils font un dépistage. Ce n’est pas tout le monde qui passe le test toutes les fois, car ce serait pas mal trop long.

Une fois sur le circuit, les pilotes vont directement à leur auto.

Nous, les pilotes, on arrive trois, quatre heures avant la course. On n’a pas le droit de rentrer en même temps que les équipiers. La NASCAR limite vraiment les contacts. Ils forcent bien gros sur la distanciation. Il faut qu’il y ait le moins de monde possible dans les puits. C’est complètement différent.

Un homme effectue un contrôle sanitaire de température à l'entrée du circuit avant une course de NASCAR.

Un homme effectue un contrôle sanitaire de température à l'entrée du circuit avant une course de NASCAR.

Photo : Getty Images / Chris Graythen

On n’a plus de pratique, plus de qualification, on passe pas mal moins de temps à la piste qu’on est habitué, note-t-il. On n’a pas vraiment de données qu’on peut sortir et travailler dessus avec les ingénieurs. On va directement dans la course et on travaille avec notre chef d’équipe. On essaie de faire les bons changements au bon temps.

C’est sûr que c’est une adaptation pour tout le monde. On s’habitue tranquillement.

La course automobile est peut-être le sport qui se prête le mieux au huis clos, contrairement au soccer ou au hockey où les spectateurs font partie du spectacle et animent la rencontre.

Une fois dans leur bolide, les pilotes retrouvent leur petite bulle. Et avec des angles de caméra plus serrés et plus de commentaires des pilotes, les téléspectateurs seront bien servis.

Dans l’avant-course, c’est là qu’on ressent vraiment l’absence du public, fait remarquer celui qui a terminé toutes ses courses XFinity, avec comme meilleur résultat une 13e place à Fontana, en Californie. Pas de présentation des pilotes, on embarque directement dans les voitures. Une fois dans l’auto, on ne se rend pas compte de cela avec le bruit des moteurs. Et on est tellement concentrés sur ce qu’on fait qu’on ne remarque pas ce qui se passe alentour.

Les équipes doivent composer avec un personnel d'encadrement limité, mais pas dans les garages.

Notre personnel est limité, les journalistes et les personnes qui s’occupent des médias dans les équipes n’ont pas le droit d’être à la piste, précise Labbé.

Des mécaniciens travaillent sur la voiture no 90 d'Alex Labbé dans un garage.

La voiture no 90 d'Alex Labbé au garage (archives)

Photo : Festidrag.tv

Nous, dans les garages, on a le même nombre d’équipiers. Même chose pour les équipes qu'on engage pour les arrêts aux puits. Ils sont le même nombre que d'habitude. Il y a deux personnes qui changent les pneus, il y en a une sur le jack, il y a une personne qui fait l’essence. Donc, pour eux, il n’y a pas de limitation, ils font le même boulot.

La NASCAR se demande si elle ne devrait pas modifier les cérémonies d'après course pour l'équipe gagnante, car personne ne peut s'approcher pour fêter la victoire du pilote et de la voiture. Même l'entrevue du vainqueur par le télédiffuseur se fait à distance.

Ça va vraiment aller avec la progression de la COVID-19, explique Labbé. On va peut-être être capable d’alléger les règles. C’est sûr que ça va être le fun quand on pourra vivre un petit peu mieux, mais, pour l’instant, on est capable de faire notre job. C’est ça l’important pour nous autres.

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