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Les joueurs de l'Impact de retour au Centre Nutrilait

Il marche le long des terrains de soccer.

Jukka Raitala au Centre Nutrilait

Photo : Impact de Montréal

La Presse canadienne

Pas question pour Joel Waterman et Jukka Raitala de faire la grasse matinée lundi matin. Après plus de deux mois éloignés de toute surface de jeu, les deux joueurs de l'Impact de Montréal se trouvaient au sein du groupe qui a pris part aux premières séances d'entraînement individuelles au Centre Nutrilait, vers 8 h.

Pour l'occasion, l'équipe avait séparé ses joueurs en trois groupes (un en matinée, un deuxième en milieu de journée et un troisième plus tard en après-midi) qui passaient chacun environ une heure sur le terrain.

Une routine qui devrait être répétée mardi, jeudi, vendredi et samedi, selon des horaires préétablis, a précisé Waterman en entrevue avec La Presse canadienne lundi après-midi. La journée de mercredi devrait être réservée à des exercices d'étirement à domicile, dirigée avec la plateforme Zoom, tandis que les joueurs devraient avoir une journée de congé dimanche.

Pour Raitala, cette arrivée hâtive au Centre Nutrilait était d'autant plus significative qu'il avait subi une sévère fracture du péroné droit dès la cinquième minute de jeu du match retour contre le Deportivo Saprissa, en Ligue des champions de la CONCACAF, le 26 février au stade olympique.

Incroyablement, le défenseur finlandais avait joué tout le reste de la première demie avant de céder sa place à Waterman au début de la deuxième. L'Impact a plus tard annoncé que son capitaine serait à l'écart du jeu de 8 à 12 semaines.

Lundi, il s'est prêté à une séance vidéo enregistrée par l'équipe et même derrière un masque facial, on pouvait déceler son bonheur.

La sensation est merveilleuse. Les circonstances sont différentes, très différentes, mais nous devons nous adapter, a déclaré Raitala en faisant allusion à toutes les mesures de prévention que doivent respecter les joueurs et les dirigeants de l'équipe en raison de la pandémie de la COVID-19.

D’ailleurs, il se dit satisfait de sa période de rééducation et affamé de retrouver une condition physique optimale.

C'est une étape positive d'être de retour sur le terrain et de travailler sur notre conditionnement physique et avec le ballon. Je ne pourrais pas être plus heureux. Je me porte à merveille, ma jambe va très bien et j'ai hâte de pouvoir travailler plus fort.

Waterman était comblé, lui aussi, de retrouver le Centre Nutrilait.

J'ai tout préparé hier soir (dimanche), mon équipement, mes souliers. C'était une bonne sensation de savoir que nous pouvions retourner sur le terrain, sentir la pelouse, chausser nos souliers et faire tout ce que nous avons toujours fait pendant notre carrière, a déclaré le défenseur britanno-colombien qui s'est joint à l'Impact avant le début de saison. C'était agréable de revoir nos soigneurs, notre entraîneur-chef.

Il fait le signe de la paix avec sa main gauche et porte un masque sur le visage.

Lassi Lappalainen à son arrivée au Centre Nutrilait

Photo : Impact de Montréal

Contrairement à ses joueurs, Thierry Henry a surveillé cette première séance d'entraînement à partir de la passerelle réservée aux médias.

Waterman, Raitala et leurs coéquipiers ont dû respecter de rigoureuses mesures de sécurité, mises de l'avant par la MLS, y compris des prises de température à deux postes d'entrée différents selon le terrain où les joueurs étaient assignés. Les joueurs avaient leur propre place de stationnement, devaient arriver sur le site à des intervalles de 10 minutes et porter un masque à leur entrée et à leur sortie.

Il n'y a aucun doute, la situation est particulière.

C'est étrange. C'est bizarre. On ne peut le nier, a reconnu Raitala. Mais la situation est ce qu'elle est, et nous devons vivre avec. Il faut demeurer positif. Nous sommes capables de nous entraîner sur le terrain et, bientôt nous l'espérons, nous pourrons le faire en petits groupes, puis plus tard, tous ensemble. Nous devons comprendre la situation et en tirer le meilleur parti.

Avec ce retour le 25 mai, le Bleu-blanc-noir fait partie des dernières équipes de la MLS à profiter de ce privilège, à la suite d'un imbroglio qui a duré un peu plus de deux semaines avec les autorités de la santé publique du Québec. Une situation qui ne devrait pas désavantager le onze montréalais face à ses rivaux.

Selon moi, non, et je pense que c'est la même chose dans notre équipe. Nous comprenons le fait que chaque ville a ses propres règlements, chaque ville à ses propres obligations à suivre. Nous savions que lorsque notre tour viendrait, nous serions prêts et heureux.

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