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Bianca Andreescu de retour sur les courts deux mois plus tard

Bianca Andreescu frappe la balle en revers.

Bianca Andreescu

Photo : Getty Images / Clive Brunskill

Après plus de deux mois sans toucher à la raquette, Bianca Andreescu a finalement pu reprendre l’entraînement sur le terrain la semaine dernière. Elle s’est installée à l’écart des regards dans la région de Muskoka, à une centaine de kilomètres au nord de Toronto, où elle a accès à un terrain privé.

Son entraîneur, Sylvain Bruneau, l’accompagne, tout comme son préparateur physique, sa physiothérapeute et un partenaire d’entraînement.

Je suis ravi de voir comment les choses se passent, confie Sylvain Bruneau à Radio-Canada Sports. Je pense que le repos forcé par la pandémie a été bénéfique. Son niveau de jeu est bon, l’entraînement et la santé vont bien. Bianca était très heureuse de retrouver la raquette et les terrains.

Pendant deux mois, elle s’est entraînée seule dans son sous-sol. Elle a suivi à la lettre les plans d’entraînement et de nutrition que son équipe lui avait soumis. À distance, il lui parlait plusieurs fois par semaine pour faire le suivi.

Elle en a aussi profité pour regarder et analyser des matchs, les siens comme ceux de ses adversaires. La jeune Canadienne a également eu congé de traitement pour sa blessure au genou gauche qui la tient à l’écart du jeu depuis la fin du mois d’octobre.

À l’arrêt des activités du circuit professionnel, Andreescu visait un retour au jeu au tournoi de Miami à la fin mars.

Son genou va très bien, affirme Sylvain Bruneau. On est super enthousiastes et elle est super contente. Sa mobilité sur le terrain s’approche du 100 % et elle n’a pas ressenti de douleur d’aucune façon. C’est très positif.

Sylvain Bruneau

Le moral est bon, les efforts sont soutenus, mais un doute subsiste et il n’est pas mince.

La seule ombre au tableau, c’est qu’on ne sait toujours pas quand il y aura des compétitions de nouveau, explique Sylvain Bruneau. S’entraîner pour s’entraîner, c’est bien, mais c’est toujours agréable de savoir qu’il y a un but à court terme. En ce moment, il n’y en a pas. Je trouve ça difficile de m’emballer en disant qu’on est à quelques semaines ou à quelques mois de reprendre la compétition telle qu’on la connaissait et même par des tournois à huis clos. On est quand même dans l’incertitude.

Un entraîneur parle à sa protégée, assise sur une chaise.

L'entraîneur Sylvain Bruneau donne ses directives à Bianca Andreescu pendant le tournoi de Miami, en mars 2019.

Photo : Associated Press / Lynne Sladky

Il y a bien sûr un tournoi par équipe, à huis clos, prévu à Charleston, en Caroline du Sud, à la fin du mois de juin. Bianca Andreescu y est inscrite, tout comme ses compatriotes Eugenie Bouchard et Leylah Annie Fernandez.

Ce ne serait toutefois pas un tournoi homologué par la WTA, qui a suspendu ses activités au minimum jusqu’à la fin du mois de juillet.

Ce tournoi pourrait être une bonne façon de faire le point sur son état de forme en situation de match dans un contexte compétitif et amical, analyse Sylvain Bruneau. Ce serait un cadre sécuritaire et ça pourrait faire partie de la prochaine étape pour Bianca.

D’ici là, Sylvain Bruneau entend protéger Andreescu du mieux qu’il le peut. Il faut moduler l’intensité de l’entraînement compte tenu de l’incertitude entourant la reprise officielle des tournois. Le plan, pour l’instant, c’est d’augmenter graduellement l’intensité avant de s’accorder une petite pause dans quelques semaines.

Il faudrait éviter, par exemple, qu’Andreescu atteigne sa forme idéale à la fin du mois de juin ou de juillet sans qu’il y ait de vrais tournois pour valider le travail accompli. Sans récompense, ce serait dur pour le moral.

Il faut doser et c’est difficile parce qu’il y a tellement d’inconnu dans notre planification. J’essaie de garder ça en tête quand j’élabore notre démarche.

Sylvain Bruneau

Malgré la pandémie, Sylvain Bruneau a toujours un emploi qu’il adore. Son salaire, préalablement défrayé par Tennis Canada, est maintenant payé directement par Bianca Andreescu. Plusieurs de ses proches collègues n’ont pas eu cette chance.

Dans l’immédiat, rien ne change dans mon travail, mais des amis très proches ont perdu leur emploi, comme Simon Larose par exemple, confie Bruneau. L’annulation de la Coupe Rogers va faire très mal à Tennis Canada et ça va toucher de façon sérieuse les programmes de développement, notamment celui du tennis féminin. C’est une très mauvaise nouvelle et c’est difficile de voir ça.

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