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Un second souffle pour l'industrie du golf au Québec

50 000 golfeurs profitent de l'ouverture de la saison de golf au Québec

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Michel Chabot

On l’a vu il y a quelques jours, l’ouverture des terrains de golf a créé une réelle frénésie au Québec. Et les acteurs de cette industrie en perte de vitesse pendant plusieurs années ont bien l’intention de se donner un nouvel élan avec ce vent de popularité quasi inespéré.

Un peu partout au Québec, les clubs affichent complet depuis leur réouverture.

Après une baisse d’activité d’environ 20 % au cours des 30 dernières années, le phénomène s’est inversé en 2019 et le golf a connu une recrudescence de près de 10 %.

Paradoxalement, l’industrie compte profiter d’un second souffle grâce à la pandémie et se réjouit de l’arrivée des 25-45 ans sur les terrains.

C’est une clientèle qui a de jeunes familles ou qui prévoit fonder une famille, dit Nadia Di Menna, directrice générale du Club de golf le Versant. Donc, c’est la clientèle qui assure la pérennité de notre industrie.

Le golf mise aussi beaucoup sur les enfants. La confirmation de l’ouverture des camps de jour le mois prochain permettra à certains clubs d’en accueillir au cours de l’été, mais d’autres programmes existent aussi pour attirer les néophytes.

Il y a beaucoup, beaucoup de clubs qui ont un programme qui s’appelle Premier Départ, indique François Roy, directeur général adjoint de Golf Québec. Donc, l’enfant (7 -12 ans) joue gratuitement sur de plus courtes distances lorsqu’il est accompagné d’un adulte.

J'amène un enfant au terrain de golf est une autre campagne du genre qui s'adresse aux moins de 16 ans. Elle sera lancée le 6 juillet.

Le plaisir au coeur de la campagne de séduction

La campagne « Sortez, golfez » vise aussi à démocratiser le golf en essayant de le rendre plus ludique.

C’est de permettre aux gens de découvrir de nouveaux terrains de golf, de découvrir de nouvelles formules de jeu, explique Max Nadeau, ambassadeur de Sortez, golfez. On ne parle pas de résultat, on ne parle pas de classement, rien. On s’amuse, c’est vraiment ce qu’on veut.

On peut jouer des formules en Vegas à deux, ajoute François Roy. Donc, chacun frappe sa balle, on prend ensuite la meilleure des deux. Et on joue ça en équipe de deux, trou par trou.

Y a rien qui vous interdit de mettre un tee dans l’allée et de jouer de plus courtes distances. C’est la façon de recommencer à jouer au golf, en ne se mettant pas de pression sur la technique, mais plus sur le plaisir de jouer.

François Roy, directeur général adjoint de Golf Québec

Comme les voyages à l’étranger seront pratiquement impossibles, les Québécois passeront l’été dans la province et le gouvernement songe à des stratégies touristiques qui pourraient sourire au golf.

On entend beaucoup dans les couloirs qu’il y a des trucs qui se trament entre le ministère du Tourisme et les terrains de golf pour joindre peut-être la Route des vins avec du golf, peut-être d’autres activités avec le golf comme le cyclotourisme parce que ça demeure touristique, confie Max Lalonde.

Une image moins bourgeoise

Le golf souhaite aussi se défaire de l’image qui a longtemps été celle d’un loisir réservé aux plus fortunés, surtout que les frais de jeu n'ont subi qu'une faible augmentation dans la majorité des terrains publics depuis 30 ans.

Nous, quand on a ouvert il y a une trentaine d’années, par rapport à aujourd’hui, les tarifs n'ont pas vraiment augmenté, soutient Nadia Di Menna. Un peu, mais pas au même rythme que nos dépenses.

Le code vestimentaire s’est également assoupli. Et en cette période de confinement, c'est une sortie en plein air des plus agréables.

On a le temps de jaser, c’est l’fun, on est en nature. Je regardais sur ma montre tantôt, on a marché 7,2 km aujourd’hui et on a eu du plaisir. On a bronzé pas égal, moi je trouve que c’est parfait.

Max Lalonde, ambassadeur de Sortez, golfez

Selon une étude datant de 2014, un million de golfeurs québécois jouent 8 millions de rondes par année. Au Canada, ce chiffre grimpe à 60 millions de rondes. Les résultats d'une nouvelle étude seront publiés dans les semaines à venir.

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