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Le huis clos au soccer « plus triste que de danser avec sa propre sœur »

Les joueurs de l'équipe de Mönchengladbach disputent un match à huis clos le 11 mars 2020.

L'équipe de Mönchengladbach dispute un match à huis clos le 11 mars 2020.

Photo : Reuters / Wolfgang Rattay

Agence France-Presse

C'est avec cette image que l'entraîneur de l'équipe nationale d'Espagne Luis Enrique a donné mercredi son avis sur les matchs sans spectateurs.

Jouer à huis clos, c'est plus triste que de danser avec ta propre sœur. Ce n'est pas beau. J'ai regardé le foot allemand, et c'est lamentable. On entend les insultes, on perd l'intimité des bons moments, a dit Enrique mercredi lors de son passage dans l'émission espagnole Colgados del aro, diffusée sur YouTube.

Mais il faut aussi comprendre que c'est un business qui génère beaucoup d'argent. Et même si le spectacle est loin d'être à la hauteur des matchs avec public, il peut aider à surpasser le confinement. Recommencer à voir du football ou du basket, c'est intéressant, a toutefois précisé l'entraîneur espagnol, revenu à son poste en novembre 2019.

Luis Enrique lève le bras gauche et crie sa joie après la victoire de son équipe.

Luis Enrique en 2017

Photo : The Associated Press / Francisco Seco

Concernant l'Euro, déplacé à l'été 2021, il a lancé que tout est en suspens.

L'incertitude nous pénalise tous, elle fait peur. On avance au jour le jour. On attend que toutes les activités reprennent, le football, parce que l'on fait ce qui nous plaît le plus, et ensuite on recommencera avec des matchs amicaux. En théorie, l'équipe nationale (d'Espagne) devrait jouer des matchs amicaux en septembre. Mais l'essentiel est ailleurs maintenant, donc patience, a conclu l'entraîneur.

Une minute de silence

La Bundesliga a décidé de rendre hommage ce week-end aux victimes du coronavirus.

Les autorités politiques ont autorisé depuis la semaine dernière une reprise du championnat, à huis clos et avec des mesures sanitaires draconiennes, ce qu'aucun grand pays n'a encore fait jusqu'à présent.

Dans la semaine, la Ligue allemande de football (DFL) a entendu les critiques sur l'absence d'hommage aux victimes.

Le football professionnel allemand voudrait exprimer sa compassion lors des deux prochaines journées de championnat, a fait savoir le président de la Ligue, Christian Seifert, qui a annoncé que toutes les équipes porteraient un brassard de deuil et observeraient un instant de recueillement avant les coups d'envoi.

Un premier choc à huis clos

Le match aller du derby entre les deux équipes de Berlin, l'Union et l'Hertha, en novembre, avait été chaud dans les tribunes.

L'arbitre avait dû interrompre la partie plus de six minutes après le déclenchement de centaines d'engins pyrotechniques, dans le petit et pittoresque stade de l'Alte Försterei. En fin de match, des partisans de l'Hertha avaient répondu aux provocations en tirant des fusées d'artifice vers les bancs de touche et les tribunes de l'Union.

La police avait interpellé 25 personnes impliquées dans des bagarres. L'équipe de l'Union s'était finalement imposée 1-0, grâce à tir de pénalité à la 87e minute.

Le match retour prévu vendredi à huis clos, dans le silence du gigantesque stade olympique de Berlin, aura une tout autre tonalité.

Les conditions sont complètement différentes, c'est un autre derby, a expliqué l'entraîneur de l'Hertha Bruno Labbadia, qui n'était pas en poste en novembre.

Au temps de la pandémie, ce n'est plus le comportement des amateurs qu'autorités et médias vont scruter, mais celui des joueurs, pour vérifier s'ils respectent les distances de sécurité sanitaire.

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