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chronique

Exercice comptable : dans les petits papiers de Marc Bergevin

Il répond aux questions des journalistes.

Marc Bergevin

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

BILLET – Depuis qu’il a entrepris la réinitialisation de l’équipe il y a deux ans, le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a été pratiquement irréprochable sur le marché des joueurs autonomes et sur celui des échanges. Malgré sa relative frugalité, il risque de ne plus être en mesure de s’offrir son propre menu d’ici un an.

Réglons d’abord le préambule. Depuis deux ans, Bergevin a acquis Max Domi, Joel Armia, Tomas Tatar, Nick Suzuki et Brett Kulak. Il a aussi fait l’acquisition de joueurs qui n’ont été que de passage, comme Nate Thompson et Marco Scandella, mais qui ont été profitables à l’équipe en ce qui a trait à leur rapport qualité/prix.

Sur le marché de l’autonomie, il a attiré Ilya Kovalchuk et surtout Ben Chiarot, un solide défenseur, un top 4 qu’il a mis sous contrat pour 3,5 M$ par année. Une aubaine.

En prime, le directeur général du Tricolore a cédé 3 choix au repêchage et en a reçu 13. Alors, malgré la signature hasardeuse de Keith Kincaid comme gardien substitut, c’est du bon boulot. Du très bon boulot.

Maintenant

L’ennui, c’est qu’avec tout ce bon travail, Marc Bergevin n’a encore assemblé qu’une équipe perdante, incapable de prendre part aux séries. En apparence, en tout cas. À moins que vous ne souteniez que c’est une formation sous-estimée, bien meilleure que ce qu’elle laisse paraître, qu’elle a été victime des blessures et de la malchance et que…

Non?

D’accord. Poursuivons.

Le plafond

Nos bons amis de capfriendly.com (Nouvelle fenêtre), une référence en la matière, nous apprennent que seulement huit joueurs de la formation actuelle ont des contrats qui les associent à l’équipe au-delà de la prochaine campagne (2020-2021). Ce sont Carey Price, Shea Weber, Jonathan Drouin, Paul Byron, Nick Suzuki, Ben Chiarot, Brett Kulak et… Karl Alzner.

Quel sera le plafond salarial auquel Marc Bergevin devra se soumettre? On estimait qu’il serait à 84 M$, mais avec la pandémie et les pertes de revenus, il faudra revoir ce chiffre à la baisse. Pour les besoins de l’exercice, plaçons le plafond à 80 M$.

Le cas échéant, en respectant les contrats établis et en rachetant celui de ce pauvre Alzner, Bergevin disposerait d’environ 43 M$ de dollars par année pour compléter son effectif de 23 joueurs et pour renouveler en cours de route les pactes de Max Domi, Tomas Tatar, Phillip Danault, Brendan Gallagher, Jeff Petry, Joel Armia et compagnie.

Brendan Gallagher dispute la rondelle à Zach Hyman et Frederik Andersen, des Maple Leafs de Toronto, lors de la partie du 9 février au Centre Bell, à Montréal.

Brendan Gallagher dans une mêlée devant le but de Frederik Andersen, des Maple Leafs de Toronto

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Commençons par ces six joueurs. Le contrat de chacun reste à déterminer, mais pour les besoins de l’exercice, pensons à des salaires annuels de 6 millions pour Domi, 6 millions pour Tatar, 6 millions pour Danault, 7 millions pour Gallagher, 6 millions pour Petry et 3 millions pour Armia. Avant de protester, dites-vous que les agents de ces messieurs vont demander davantage pour chacun de leur client. On spécule ici. Évitons seulement d’aller trop loin dans l’une ou l’autre direction.

Le total?

Si, effectivement, Marc Bergevin garde ces six joueurs et leur verse ces salaires (total de 34 M$ par an), il lui restera un espace de 9 millions de dollars sous le plafond pour le reste de l’équipe. Et pourtant, on n’a ici qu’un noyau de 13 joueurs.

Comment compléter les rangs de l’équipe et embaucher les 9 ou 10 joueurs additionnels avec seulement 9 M$?

C’est mathématiquement possible avec de petits salaires pour tous les autres. Mais il faudrait alors renoncer à embaucher de meilleurs joueurs avec les salaires plus élevés qui les accompagnent inévitablement.

Voyez le casse-tête?

Que faire?

Trois solutions pourraient dépanner le Tricolore :

  1. Les jeunes progressent vite et renforcent l’équipe malgré leur petit salaire.
  2. On laisse filer certains éléments du noyau pour les remplacer par des joueurs moins coûteux, mais de qualité égale.
  3. On laisse aller un ou deux joueurs à gros salaire pour se donner de l’espace.

J’entends les plus sages me dire que ce sera un mélange de tout ça.

Ce qui est bien, c’est qu’on a quelques mois pour en jaser. 

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