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Françoise Abanda est heureuse de retrouver les courts de tennis

Elle frappe la balle du revers.

Françoise Abanda

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Jean-François Chabot

L’annonce de la réouverture des terrains de tennis extérieurs réjouit la Québécoise Françoise Abanda, qui trépigne d’impatience de retourner frapper des balles au centre national du parc Jarry, à Montréal.

Réduite à des activités minimales comme tout le monde en raison de la pandémie de COVID-19, l’actuelle 298e joueuse mondiale a confié à Radio-Canada Sports, jeudi, qu’elle a des fourmis dans les jambes.

C’est positif, on est tous contents. On va reprendre bientôt. Ç'a été quand même long, ça fait déjà deux mois qu’on attend en confinement. Ça tombe bien avec l’été qui arrive, on va pouvoir jouer à l’extérieur, a indiqué la jeune femme qui a fêté ses 23 ans en février.

À compter du 20 mai, date prévue dans le calendrier dévoilé mercredi par la ministre déléguée à l'Éducation, Isabelle Charest, Tennis Canada mettra donc les terrains du centre national [stade IGA, stade Banque Nationale, et les courts secondaires, NDLR] à la disposition des joueurs de l’équipe nationale.

C’est bien de pouvoir jouer dehors et de bénéficier des conditions de jeu auxquelles on doit faire face en temps normal dans les tournois.

Françoise Abanda, joueuse de tennis professionnelle

Garder la forme minimale

En raison des contraintes, Abanda a maintenu sa condition physique sans avoir accès à un gymnase.

Comme pour tous les athlètes au monde, cette période est un peu difficile. On n’a pas le choix. On est en repos et on essaie de garder la forme. J’en profite pour faire autre chose, a-t-elle expliqué.

Elle a beaucoup travaillé à renforcer son épaule blessée qui l’a tenue à l’écart entre mars et juillet 2019.

En tant qu’athlète, on met beaucoup de pression sur notre corps. À la longue, ça use. C’est donc une période [pour se soigner] comme on n’en connaîtra peut-être plus jamais dans notre carrière, d’être tous en arrêt comme ça, en plein été.

Françoise Abanda, joueuse de tennis professionnelle
Elle lance la balle pour servir.

Françoise Abanda

Photo : Reuters / Christian Hartmann

Elle tente de voir le côté positif des choses. En temps normal, elle serait en Europe pour participer à des tournois sur terre battue et peut-être en préparation pour les qualifications des Internationaux de France.

On n’a pas vraiment ce temps pour nous en tant qu’athlète. On est tout le temps en tournoi. Ça [cette pause forcée, NDLR] nous permet d’avoir une vie plus relaxe. Je suis à la maison. Je me tiens occupée.

Malgré tout, c’est justement la compétition qui lui manque le plus, tout comme les contacts avec les autres joueuses. Mercredi prochain, elle retrouvera son nouvel entraîneur Francisco Sanchez, qu’elle n’a pas vu depuis le début du confinement, même s’ils ont gardé le contact.

Sanchez s’occupait auparavant de Leylah Annie Fernandez, devant qui Abanda s’était inclinée en demi-finales du Challenger de Granby à la fin du mois de juillet dernier.

Nouvelles façons de faire

En octobre 2017, Abanda était en pleine ascension. Elle avait atteint le 111e échelon mondial et son nom était associé aux meilleurs espoirs du tennis canadien.

Ma longue absence n’a pas aidé. Mais je dois reconnaître que la compétition est féroce. Il y a beaucoup de bonnes joueuses. Se maintenir parmi les meilleures n’est pas toujours évident. Il y a beaucoup de choses qu'il faut mettre en place, comme la stabilité dans l’équipe qui vous entoure et une base d’entraînement stable.

Françoise Abanda, joueuse de tennis professionnelle

Elle se dit encouragée par les bons résultats qu’elle a enregistrés dans des tournois de l'ITF en début d’année aux États-Unis, avec une demi-finale à Nicholasville (Kentucky) et des quarts de finale à Vero Beach (Floride), ainsi qu'à Santa Fe (Californie).

Elle serre le poing droit et sourit.

Françoise Abanda

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Enfin, elle entrevoit beaucoup de changements dans la logistique des tournois, le jour où les circuits professionnels voudront relancer leurs activités.

Le tennis est un sport international. On joue partout à travers le monde contre des adversaires qui viennent de partout. Je ne suis pas une scientifique, mais d’après moi, tant que l’on n’aura pas stabilisé la situation de la COVID-19, ça va être difficile d’organiser un tournoi normalement. J’écoute les nouvelles comme tout le monde pour voir comment les choses vont avancer. Mais c’est clair que ça risque de prendre du temps.

D’ici une éventuelle reprise, elle dit conserver sa motivation avec l’amour qu’elle voue à son sport.

C’est ma passion depuis que je suis jeune. C’est clair que je peux encore réaliser mes rêves. Je pense que je peux aller loin en grand chelem. J’espère atteindre le maximum de mon potentiel. Je suis encore jeune et j’ai encore de belles années à venir, a conclu Abanda.

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